Des sportifs cheminots : l’USCB présidée par Daniel Ducommun

L’Union Sportive des Cheminots Bisontins va déménager aux Chaprais

Daniel Ducommun USCB

Vous êtes président de l’USCB depuis quand ?

Depuis 1979, je préside l’Union Sportive des Cheminots Bisontins qui a été créée en 1949. Je propose ma démission tous les 4 ans, mais on ne se bouscule pas pour prendre ma place. Il faut dire que la gestion, c’est mon point fort.

Quelles sont les activités au sein de cette association ?

Nous avons plusieurs sections : une section de boules lyonnaises présidée par Jean Yves Crozier qui a son terrain et son local, une section moto préside par Bruno Ferniot, une section cyclotourisme présidée par François Monnier, une section Omnisport présidée par Kevin Naudin, une section peinture /sculpture présidée par Bernard Regnier, une section équitation présidée par Sylvie Parthenay qui s’occupe aussi d’une section socio-culturelle.

sections de l'USCB

N’y avait-il pas aussi du tennis ? 

C’est vrai, mais cette activité a été supprimée. C’est une section que j’ai créée de A à Z  et cela n’a pas été facile d’obtenir le permis de construire pour deux  terrains rue Nicolas Bruand. C’était en 1981. Le tennis a eu un certain succès avec près d’une centaine d’adhérents. Il y avait une école chaque mercredi après midi qui regroupait 23 gosses. On participait aux championnats régionaux. Mais la ville a décidé de construire tout autour de la gare. On ne nous a pas demandé notre avis et très vite les pelleteuses ont démoli les terrains.

tennis de l'USCB

Votre engagement sportif a commencé avec le foot ?

Oui j’ai commencé à jouer à 11 ans. J’ai été formé au PSB. J’ai joué au RCFC dans les années 70 et au niveau international. J’ai été entraîneur à l’USCB. Au début, on s’entraînait dans les champs

L'USCB foot en 89/90

Sur l’ensemble des sections, il reste encore plus d’une centaine d’adhérents dont une bonne partie de retraités. Un panneau des photos souvenirs rappelle les grandes heures du sport avec l’USCB

USCB souvenirs

Vous avez du quitter vos autres locaux au dessus de la rue de la Viotte ?

Oui, tout a été démoli  et de nouveaux locaux sont en construction à proximité du terrain de boules près des anciens terrains Pomona. Voir le précédent article : un nouveau local pour les cheminots

Daniel Ducommun ouvre le bureau de l'USCB

En attendant nous sommes dans des locaux provisoires situés près des voies ferrées en contrebas de la rue Nicolas Bruand. Cela nous permet de tenir une permanence le lundi de 14 h à 16 h et le vendredi de 10 h à midi.

Daniel Ducommun siège USCB

Quels sont vos liens avec la SNCF et le Comité d’Entreprise ?

Le financement de nos activités provient du CE et de la SNCF qui met des locaux à notre disposition.

Depuis les réformes de la SNCF, une sorte de démantèlement a eu lieu. Depuis 1985, le comité d’entreprise régional est maintenant implanté à Dijon. Le nombre de délégués a été réduit de façon drastique. Maintenant un délégué doit représenter plusieurs milliers de personnes dispersées dans toute la grande région.

SNCF à la traîne selon le CE

D’après les élus au CE la politique sociale de la SNCF est « à la traîne », la recherche d’économies par la suppression des emplois dégrade les conditions de travail et met en cause l’esprit collectif

SNCF sans personnel

Au niveau du CE, il y a une secrétaire salariée qui s’occupe notamment de la bibliothèque

bibliothèque CE SNCF

Personnellement, quel a été votre parcours  ?

Je suis un pur bisontin. Enfant de la guerre, dans une famille pauvre. Je voulais être médecin, mais une grave maladie a mis fin à ce projet. J’ai fait des études à l’horlo. Je suis entré à la SNCF en 1964. Je suis devenu conducteur de train polyvalent en 1969. J’ai fait toute ma carrière au dépôt de Besançon.

A l’époque, combien y avait-il de cheminots à Besançon ?

On était environ 400 au dépôt de Besançon. Il y avait des locomotives à vapeur et thermiques dont l’entretien, le levage était assuré au dépôt de la Rotonde. On y construisait même des remorques. Puis le recrutement a été tari. il n’y a plus d’embauche.

Depuis votre retraite,  avez-vous d’autres occupations ?

Oui, j’écris des livres. Le premier est un récit autobiographique intitulé  » La bouteille étoilée » pour évoquer la nécessité de gagner modestement de l’argent en revendant de bouteilles consignées.

Daniel Ducommun La bouteille étoilée

Puis j’ai publié un roman « Dans les griffes du mensonge » et un troisième livre sur la voyance « Les vendeurs de rêve ». Un quatrième est en préparation.

Daniel Ducommun et son agenda

Daniel Ducommun vendeurs de rêve

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