Jean-Jacques Pichon, entrepreneur

Portrait de Jean-Jacques Pichon, entrepreneur, gérant de In Fine

Jean Jacques Pichon d'In Fine

interviewé le 20 mai 2016, article publié le 21 mai 2016

Depuis quand êtes-vous aux Chaprais ?
C’est en février 2015 que j’ai repris l’épicerie fine Martin et Muller 39 rue de Belfort.

39 rue de Belfort épicerie fine Martin Muller

Mais je suis attaché au quartier et particulièrement à la rue de Belfort depuis très longtemps. Je suis originaire de Thise mais j’ai habité durant 10 ans rue Nicolas Bruand. Quand j’étais enfant, je venais souvent dans le quartier où ma tante tenait le salon de coiffure au 51 rue de Belfort. Etudiant, je tenais la station service Esso de la rue de Belfort. Je venais chercher mon pain rue de Belfort Au pain d’antan (chez le crado comme on disait à l’époque) et j’étais déjà client de l’épicerie Lombardelli et de ses fameuses pizzas.
Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai été expert-comptable et commissaire aux comptes durant 25 ans dans un groupe de 1500 personnes. Mon emploi était basé à Besançon (à Témis) et j’étais directeur régional de l’Est de la France de Strasbourg à Dijon en plus d’une fonction nationale à Paris.

Pourquoi avoir changé de métier ?
Je ne sais pas. J’aime cuisiner, j’aime la cuisine italienne, j’aime le vin. J’ai toujours dit en plaisantant que si je voulais changer de vie ce serait pour reprendre un commerce comme celui là.
J’étais un fidèle client de Martin et Muller, alors quand j’ai appris qu’ils étaient prêts à revendre leur affaire, j’ai sauté sur l’occasion. Je l’ai fait pour ma femme, Jacqueline,  mais j’ai réalisé que c’était également mon projet.

Jean Jacques Pichon devant In Fine rue de Belfort
Un an après, regrettez-vous ce choix ?
Non je ne regrette pas la vie passée entre deux TGV ou sur les routes. J’ai beaucoup investi dans cette affaire.

In Fine 39 rue de Belfort

Comment caractérisez-vous votre commerce : de luxe, spécialisé, de proximité … ?
C’est un mixte de tout cela. J’ai des clients qui habitent à proximité et qui viennent régulièrement.

Jacqueline et Jean Jacques Pichon d'In Fine

J’ai des clients qui viennent pour les spécialités italiennes. Il y a aussi des clients qui ont découvert qu’on vendait ici les mêmes produits qu’à Paris dans des commerces de luxe. J’ai appelé mon commerce In Fine, épicerie gourmande pour le clin d’œil lié au changement de vie professionnelle

Quels sont vos produits les plus vendus et ceux que vous souhaiteriez développer ?

épicerie In Fine
La moitié de mon chiffre d’affaire provient de la charcuterie, des produits italiens dont les pizzas.

Jean Jacques Pichon et la cave de In Fine

J’ai développé la cave dans cette pièce où il n’y a que du vin français. Je pense développer aussi des soirées thématiques : la prochaine proposera de découvrir le gin. J’aimerais développer la restauration mais je n’ai pas encore trouvé où le faire.
Quels sont vos horaires ?
Nous avons une grande amplitude du mardi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 15 h à 20 h (jusqu’à 19 h 30 le samedi. Nous sommes ouverts le dimanche matin de 10 h à 13 heures.

L'épicerie fine In Fine le dimanche
Evidemment c’est surtout le vendredi soir et le samedi qu’il y a le rush, quand les gens sortent du travail. Contact :   03 81 80 99 65 ou  06 78 32 79 51
Comment fonctionne votre entreprise ?
C’est toujours une SARL dont je suis le gérant avec plusieurs salariés dont mon épouse. Nous devrions être cinq. Nous recherchons un salarié complémentaire à la cuisine.

Quelles sont vos relations avec les autres commerçants du quartier ?
J’espère qu’elles sont bonnes avec tous ceux que je connais ou neutres avec ceux que je ne connais pas encore. Je me suis investi dans l’Association de commerçants des  Chaprais, j’en suis même devenu le vice président au côté de Madame Faivre Chalon, la présidente. Voir le portrait de Madame Faivre Chalon
Vous faites même partie du CCH, pourquoi ?
Je faisais déjà partie du CCH de Montrapon quand je travaillais à Thémis. Je considère qu’il est important de faire le maximum pour le quartier qu’on a choisi. Même si je n’habite pas ici, je me sens autant voire plus chapraisien que des personnes qui ont un logement ici mais vivent ailleurs. Moi, je passe l’essentiel de mon temps rue de Belfort. Je vois ce qui va et ce qui pourrait être amélioré. L’ennui, c’est qu’on passe beaucoup de temps en réunions avec des spécialistes de tel ou tel secteur : la voirie, du stationnement, de l’urbanisme qui ont chacun leur point de vue. On aimerait rencontrer un responsable qui s’intéresse au commerce et avec M Fousseret  qui doit tout coordonner.
Que pensez-vous du quartier des Chaprais ?
C’est un quartier agréable. C’est un quartier qui a une population très diversifiée, hétéroclite : on y rencontre beaucoup de jeunes et beaucoup de personnes âgées. Il y a des riches et des gens très pauvres. Cette diversité sociale est assez rare, il est important de la conserver.
Que faudrait-il améliorer ?
Sans ses commerces dont la majorité sont concentrés rue de Belfort, le quartier perdrait sa vie. Or, la santé des commerces rue de Belfort est menacée. On n’a pas vraiment l’impression que l’on fasse tout pour faciliter la circulation et le stationnement rue de Belfort : certains s’acharnent à vouloir dévier la circulation vers la rue Chopard ou en amont.

signalisation rue de Belfort vers Chopard en mai 2016

Il faut fluidifier la circulation d’abord devant la gare en orientant les véhicules par la rue des Glacis (qui a une voie inutilisée actuellement) et en permettant aux voitures de descendre rue des Chaprais et avenue Denfert Rochereau.
J’ai participé à diverses réunions sur la question du stationnement. Les clients de passage ont besoin de pouvoir s’arrêter gratuitement quelques instants afin de faire leurs courses. C’est possible ailleurs et devant le supermarché Casino pourquoi pas dans cette partie de la rue de Belfort qui concentre le plus grand nombre de commerces ? Les règles ne sont pas claires.
Par ailleurs, vous exercez des fonctions au Tribunal de commerce ?
Oui depuis janvier, je suis juge au tribunal de commerce.  On est venu me chercher pour mes compétences juridiques en qualité de commissaire aux comptes dans ma vie professionnelle précédente. C’est une occupation qui me prend pas mal de temps.
Votre avis sur le choix de Dijon au lieu de Besançon pour les affaires importantes ?
Il s’agissait d’une création qui devait avoir lieu à Besançon pour les entreprises de plus de 250 personnes. Ce changement de décision a peu d’incidence sur le volume des affaires traitées. Mais je trouve très démotivant cette méthode de copains qui règne à Dijon.
Vous avez donc une vie très occupée, avez-vous d’autres passions ou loisirs ?

Jean Jacques Pichon au téléphone épicerie In Fine
Je n’ai guère de temps libre. C’était déjà le cas lorsque je devais faire des déplacements comme expert comptable. Je suis quand même membre du Rotary club de Besançon boucle.

Voir les précédents articles : L’Italie aux Chaprais, c’est pas fini (avril 2015)

Le gris chic à la mode   (novembre 2015)

Nomination au tribunal de commerce (janvier 2016)

Du nouveau dans les commerces rue de Belfort  (août 2015)

Rue de Belfort, de quels commerces manque-t-on ?  (janvier 2016)

Le stationnement rue de Belfort, où est le problème ?  (mars 2016)

Le commerce aux Chaprais est encore dynamique, mais des mesures pour faciliter l’arrêt minute sont attendues (décembre 2015)

La page sur la rue de Belfort et ses commerces (juillet 2014)

La rue du Cercle (août 2015)

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