Portrait du Résistant Robert Braine, commandant Marceau

Vue générale de la tombe de Robert Braine, alias le commandant Marceau, dans le carré militaire du cimetière de Saint-Claude à Besançon

La tombe de Robert Braine dans le carré militaire du cimetière de Saint-Claude.

Cinquième portrait de Résistant tué lors des combats de la libération de Besançon et dont le nom figure sur la stèle de la Résistance, place de la Liberté. Ce portrait, comme les précédents, a été établi par mr. Bernard Carré.                                

Robert Braine est né le 6 juillet 1906 à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle).

Sa profession était celle de  métallurgiste et rectifieur aux Aciéries de Micheville à Villerupt (Meurthe-et-Moselle).

Il s’est marié avec Jeanne Dauphin et a eu 4 enfants.

Militant du Parti Communiste de  Meurthe-et-Moselle, il fut secrétaire de cellule à Villerupt (Meurthe-et-Moselle) et membre de la section de cette commune jusqu’au 24 août 1939. Il fut candidat au premier tour des élections cantonales de 1937 dans le canton de Longwy (Meurthe-et-Moselle) avec l’étiquette communiste.

Il est mobilisé au 63e Régiment de [?]. Il est fait prisonnier le 15 juin 1940. A cause de problèmes de vue, en particulier d’acuité visuelle, il est rapatrié sanitaire le 14 septembre 1942 et démobilisé le 26 octobre. Il retrouva sa famille évacuée de Meurthe-et-Moselle et réfugiée à Lyon (3e arrondissement), 20, Rue Sainte-Pauline.

Pendant l’Occupation, il habita 20, Rue Sainte-Pauline à Lyon, 3e arrondissement.

Il s’est installé à Besançon [?] vers juin 1944. Sous le nom de Coulon, il est employé dans la société SITOP,et demeurait 1, Rue Voirin à Besançon. Il prit le commandement du maquis FTPF, appelé « Maquis Jean Compagnon », installé à Pouilley-les-Vignes à partir du 1er juillet 1944. Il avait alors pour pseudonyme : « Commandant Marceau ».

En 1962, Charles Tillon, ancien commandant des FTP, publie un ouvrage témoignage sur ces résistants.

L’ouvrage de Charles Tillon, ancien commandant des FTP

Du maquis « Jean Compagnon » devait sortir une unité militaire constituée par le Commandant Marceau, appelée « Groupe des Fusiliers-Marins », intégrée comme unité régulière dans les FFI, qui était composée en majorité d’agents de la SNCF. Il y avait le grade de Lieutenant. Le « Maquis Jean Compagnon » fut intégré sous le commandement des FFI, Groupement de Besançon le 6 septembre 1944.

Le 8 septembre 1944, en effectuant une patrouille dans le quartier Montjoux avec Louis Billot, ils ont été blessés lors d’un accrochage à l’intersection du Chemin de l’Épargne et du Chemin du Marché-aux-Raisons à Besançon. Blessé au genou droit, il se pencha vers Louis Billot, qui était grièvement blessé.  Il reçut alors, « tirée à bout portant », une balle dans le dos, qui provoqua une plaie perforante de la poitrine. Soigné d’abord au poste de secours par le Docteur André Ledoux, il fut transporté sur un brancard à la Clinique Humbert, 16 Avenue Carnot où il meurt à peine arrivé. Ses dernières paroles furent : «Je meurs pour la France et mes enfants ».

Il a reçu l’hommage d’obsèques nationales à l’Institution Saint-Joseph, Avenue Fontaine Argent le 11 septembre 1944. Il fut inhumé d’abord dans une tombe provisoire au cimetière Saint-Ferjeux, puis le [?] en tombe individuelle dans le carré militaire du cimetière Saint-Claude de Besançon. resistantbraine

Le 16 mai 1945, il est déclaré « Mort pour la France » par avis du Secrétaire Général des Anciens Combattants. Il est transcrit le 18 mai 1945 (cote AC 21 P 32918). Par décret du 2 février 1958, il est homologué Lieutenant des FFI. Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 5 mai 1950 et reçoit la Médaille de la Résistance à titre posthume le 23 juillet 1965. Une rue de Villerupt porte le nom de .

Une avenue de Besançon porte le nom de Cdt Marceau CDT Braine : c'est l'ancienne rue Chastres-Montjoux située derrière la gare Viotte. Elle débouche rue Midol.

L’avenue du commandant Marceau, Braine, derrière la gare Viotte.

La rue de Besançon où il a été blessé porte le nom de avenue du Cdt Marceau -Cdt Braine».(ancienne rue Chastres-Montjoux).

 

Sources : Archives Municipales de Besançon, État civil, registre des décès, 1944, acte de décès n° 936 (1 E nc) ; Convoi des victimes civiles et FFI décédés les 5-8 septembre à Besançon, obsèques nationales le 11 septembre 1944 (4 H 52/1) ; Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, 4e partie 1914-1939, t. 33, Be-Br, p.[?] ; Robert Braine alias Commandant Marceau, 1994, multigraphié (cote?) ; Memorial Genweb. Org (référence  bp-5167735); recherches de la délégation du Doubs du Souvenir Français.

Relevés de monuments : Besançon, Monument aux morts;Besançon, Stèle commémorative Place de la Liberté; plaques commémoratives de la Chapelle des Buis sous le prénom de « René »…