Carole Denéchaud auteur photographe

Carole Denéchaud auteur photographe

Carole Denéchaud souriante

Pourquoi auteur ?

Il y a la photo de reportage qui peut être humaniste, la photographie plutôt publicitaire ou la photo de mode et il y a une photographie d’auteur davantage liée à un imaginal et univers personnalisé ; ce sont là plusieurs approches professionnelles et qui se distinguent d’une photographie familiale, de loisirs.

Lorsqu’une expression plastique devient une compagne quasi-quotidienne, en tout cas régulière, un autre rapport s’ébauche et un regard créatif s’impose peu à peu et propose une interprétation d’une réalité qui lui est offerte.

Quelle a été votre formation ?

Je suis autodidacte. J’ai commencé à dessiner très jeune en fréquentant un atelier à l’île de la Réunion où j’ai eu la chance de vivre quelques années avec mes parents. Je suis venu à la photographie suite à une rencontre avec un photographe professionnel. Ce fut un déclic pour moi, cela m’a fait prendre conscience de mon histoire familiale.  Mon arrière grand-père était photograveur au journal Paris Soir en 1910, le mari de ma grand-mère était un photographe averti, il a fait des films Super 8.  Mais il n’a pas poursuivi.

Carole Denéchaud à la fenêtre

Est-ce que vous en vivez ? Avez-vous une autre activité professionnelle ?

Non, je dois exercer un autre métier, deux en réalité. Je suis d’abord germaniste, professeur d’allemand ayant une double nationalité franco suisse (allemande).  Les langues vivantes sont un autre aspect de ma personnalité. J’accompagne aussi des personnes âgées. Cela ne semble n’avoir aucun rapport avec mon activité artistique et pourtant  la dimension « du Vivant » et humaine »  et de ce qui est « en dehors du cadre » ( au sens propre comme au figuré)  est prégnante dans ces différents domaines.

Quelles ont été vos premières réalisations, vos premières expositions ?

En 2005, j’ai réalisé un reportage sur la résidence de théâtre de l’auteur et poète, homme de théâtre Armand Gatti à la Faculté des Lettres de Besançon avec une exposition itinérante, d’abord à Besançon, puis à la Maison de Franche-Comté à Paris, à l’Université de Mulhouse, et au centre culturel de Zagreb.

Puis pendant deux années, je me suis consacrée au thème de l’Homme et l’Animal et vice-versa, pour rendre manifeste le rapport de complicité qui peut les unir ou bien encore celui du mimétisme. J’ai exposé à Ornans en 2007 sur ce thème de « L’homme et l’animal »

Quels thèmes vous inspirent ?

Amoureuse de l’image depuis une quinzaine d’années, je me suis intéressée à différents thèmes : à l’homme et son paysage urbain et rural (prises de vues dans son décor familier et quotidien).

Carole Denéchaud paysage et main

Le paysage en Franche Comté et plus largement les paysages constituent un thème de recherches photographiques depuis plusieurs années. En particulier, le paysage urbain, quartiers de Besançon, travail sur les travaux du tram, et la ville de Berlin, où j’ai plusieurs fois séjourné.   L’idée étant de visiter d’une autre manière le paysage soit à travers un véhicule (une voiture, un bus, un train, un avion) ou bien encore par la marche à pied.

Carole Denéchaud reflets

Carole Denéchaud reflets en gare

Une autre exposition collective sur le thème des «Peindre le Rivage» au Musée de Gray en Juin 2012 a été l’occasion de poursuivre l’expérience photographique sur le Paysage.

Carole Denéchaud rivage

Rivage avec numérique

paysage avec Polaroïd Carole Denéchaud

Rivage avec Polaroïd

Donner à voir et à imaginer «Entre Nord et Sud», les rives des lacs et rivières de Franche-Comté et de Suisse ainsi que les rivages, grèves, caps et baies du Sud. Saisir les ambiances et lumières particulières aux rives des lacs, brumes et brouillards, rendre visible leur palette propre (gris-bleu-vert). De même donner à sentir, à ressentir l’atmosphère tantôt calme du bord de mer et parfois plus agitée par l’action des vagues.

A la Biennale des Arts de Besançon de 2015, j’ai présenté une série sur la Femme Oiseau.

femme oiseau Carole Denéchaud

Le thème de la femme-oiseau est un prolongement bien différent du travail photographique réalisé sur l‘homme et l’animal. Ce travail photo a été réalisé en numérique et en polaroid avec un modèle femme, Laurie et son perroquet.

Femme oiseau Carole Denéchaud

Les deux outils photographique ont été utilisés numérique et polaroid, il s’agit d’une photo à la fois réaliste et onirique (personnages masqués en couleurs) et symbolique qui traite de sujets comme du passage initiatique de la Vie et de la Mort.

Femme Oiseau Carole Denéchaud

Quelle technique photographique utilisez-vous ?

J’utilise souvent deux outils un polaroïd et un appareil numérique.  Par exemple j’ai réalisé une série photographique de paysages avec un appareil Polaroïd 600 standard (sans réglages).

Polaroïd 600

Cette démarche permet de garder l’esprit du polaroid avec ses faibles contrastes, ses couleurs passées, parfois curieuses. Les imperfections du polaroid permet de mettre en relief, en exergue «la perfection» de l’image numérique et met en rapport plus que deux approches techniques, des univers différents, témoins de leur époque l’un plus réaliste et l’autre davantage onirique et imaginaire. Le polaroid 600 est un vieil appareil, mais le film a changé depuis sa création par Kodak et donne un rendu aléatoire à la photo surtout couleur..

Une fois la photo prise,  y a t-il un travail à nouveau avec la photographie numérique ?

Avec le polaroid comme médium photographique, je le scanne pour l’agrandir et y apporter si nécessaire seulement une petite retouche. Avec le numérique, c’est une grande palette d’outils qui peuvent être au service d’un propos, d’un univers à recréer, par exemple travailler sur les couleurs, les tonalités, les contrastes ou pas, les recadrages ; une interprétation du Réel, avec l’usage de filtres ou de claques de matière crées, moi-même.

Vous travaillez parfois en partenariat pourquoi ?

Avec Sylvain, mon compagnon, nous avons chacun une démarche photographique propre, néanmoins, la vie partagée participe l’influence de nos pratiques, nous avons réalisé plusieurs expositions ensemble dont une surtout où le thème traité était « Voyage et transparences », Le Paysage, vu à partir d’un véhicule, de la fenêtre, du marche-pied. (Espace associatif des Bains Douches) en 2010

Avec une danseuse, Dominique Petetin, pour un portrait d’elle, de ses costumes, travail sur les couleurs et le mouvement, exposition, salle culturelle de la Congrégation à Poligny.

Dominique Petetin danse portrait

Avec un poète, Jacques Moulin, des textes poétiques, mis en regard des photographies sur le thème de la « femme-oiseau », présentée à la Biennale des Arts, Besançon en 2015;

Femme Oiseau Carole Denéchaud
« Archives d’îles », éditions L’arbre à paroles, collection « Résidences », 2010; « Reconnaissance de la rivière, poème pour une photographie de J-Louis Elzéard, Ed Analogues, 2009…..
Nous faisons partie depuis 2 ans d’un collectif de photographes, le K10 /17 

Quel est votre lien avec les Chaprais ?

Rue des Chaprais Carole Denéchaud

Rue des Chaprais d’une voiture

J’y habite, mais je suis née à Paris, j’ai vécu à Strasbourg,  en Allemagne et à l’île de la Réunion. …

Mon rapport au quartier est réel, habitant depuis 10 ans ici même, il est agréable avec ses commerces et son lieu de vie  » le café des pratiques » , j’aime sa proximité avec les jardins de la Vaite et le parc près du laboratoire, il n’est pas enclavé comme le reste de la boucle.

Peut être que davantage d’événements fédérateurs pourraient voir le jour comme des projections de films, de fictions, de documentaires avec une discussion, un débat; des animations de rue, spectacle de théâtre ou de musique aux beaux jours. Que des rencontres intergénérationnelles aient lieu par exemple.

Carole Denéchaud participe aux Rencontres avec les Artistes des Chaprais les 17 & 18 mars 2018

Rencontre artistes et soutiens

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