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Histoire de la CEDIS, Jean Noël Mathey s’exprime

Docks Franc-Comtois, rue des Docks, la famille Mathey a marqué le quartier des Chaprais avant la disparition de la CEDIS vendue en 1985 à son concurrent Casino

Il y a un siècle, presque à chaque coin de rue des Chaprais se trouvait une épicerie à l’enseigne des Docks Franc-Comtois et une autre à l’enseigne des Économiques

At coin de la rue de Belfort et de la rue Charles Fourrier, un magasin des Docks Francs-Comtois

Par exemple, rue de Belfort au bas de la rue Charles Fourier

La société des Docks Franc-Comtois avait été fondée en 1912 et en 1930, elle figure parmi les 10 premières entreprises de la ville avec 200 salariés (les Soieries en ont 761, les vêtements Weil 600, les papeteries Weibel 499, les Compteurs 461, Sadim 250, Lip 245, la Compagnie du gaz 237 et la fonderie Douge 215).

L’actuel boulevard Diderot a été appelé dès 1881 rue des Docks suite à la création de la Société Anonyme des Docks et entrepôts de Franche Comté.

Docks et entrepôts

En 1965, la société des Docks s’associe avec trois autres sociétés (Les Économiques, la Ruche et les Comptoirs de Bourgogne) pour former la CEDIS Centre Est de distribution succursaliste


La Cedis est alors une entreprise familiale bisontine dont le capital est détenu majoritairement par la famille Mathey . Elle est dirigée par les trois frères : GabrielJean et Henri ainsi que par leurs nouveaux associés fusionnés. L’entreprise est  florissante.
En 1968, la CEDIS arrive au huitième rang des entreprises pour l’emploi avec 500 salariés comme la Générale alimentaire (Unimel) derrière la Rhodiaceta (3200), Kelton (2100), Weil (1600), Lip (1400) le Compteurs (1000) et Supérior (600). Combien en reste-t-il ?

Vingt ans après, en 1985, les trois frères Mathey sont partis en retraite. Entré en 1970 dans l’entreprise, quelques années après sa sortie de l’Essec, François-Noël Mathey en est alors le Directeur Général. Brutalement, en 1985, les anciens dirigeants décident de vendre l’entreprise à Casino, dont le siège social est alors basé à Saint-Etienne.

C’est l’époque où l’on veut toujours plus grand. Le petit commerce au coin de la rue est considéré comme ringard. Il faut regrouper, faire des Super-marchés


et puis un Mammouth « pour écraser les prix », mais hors des quartiers d’habitation. Désormais, il faut prendre sa voiture pour faire ses courses.

Pour grandir, l’entreprise doit accroître son capital et le moyen le plus rapide, c’est « la croissance externe » c’est à dire la fusion ou l’acquisition d’autres sociétés. Avec pour conséquence des économies d’échelle et la suppression des emplois en double.

Revoir l’article du 30 mars 2019 Vous souvenez-vous de la CEDIS ?


camions CEDIS

Jean Noël Mathey a publié un livre Itinéraire d’un fils de famille

Fils de famille Mathey

Il s’exprimera à nouveau ce jeudi 2 juin salle Proudhon à 15 h

CEDIS JN Mathey

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