Exposition du sculpteur Paul Gonez

Depuis le jeudi 14 septembre 2016, à l’ancien Conservatoire de Musique et  l’Ecole des Beaux-Arts, place de la Révolution, une exposition intitulée  » De l’âge du fer à l’âge du bronze » nous donne à voir (et admirer) le travail de sculpteur de Paul GONEZ. Pourquoi évoquer cette exposition et la biographie de ce sculpteur (rédigée par Alain Prêtre, membre du groupe Histoire, Patrimoine, Mémoire des Chaprais), alors que cette expo se déroule au centre ville et que l’atelier de Paul Gonez est installé rue de l’Avenir (proche des Chaprais, certes…).

Tout simplement parce que Paul Gonez a été étudiant à l’école des Beaux Arts de Besançon dont l’atelier sculpture se situait dans le vallon de la rue Isenbart.

Vue de l'intérieur de l'atelier de sculpture de l'école des Beaux Arts, rue Isembart, on aperçoit le professeur Jacques Voitot, à gauche.

L’atelier de sculpture de l’école des beaux-Arts, rue Isenbart. Jacques Voitot, professeur, est à gauche

Photo Bernard Faille du val Isembart en 1958

Devant la brasserie Gangloff, avec sa cheminée, l’atelier de sculpture de l’école des Beaux Arts, avec son toit métallique et sa verrière (photo B. Faille 1958, site Mémoire Vive de la ville de Besançon)

 

Et puis, c’est dans son atelier, même s’il n’en est pas l’auteur direct, qu’a été conçue et assemblée la sculpture dire du « Cheval Blanc » de la rue de Belfort, visible depuis le parking du supermarché Casino. Ces proximités valaient donc bien ces quelques lignes….

Paul Gonez qui vit et travaille en Franche Comté, est né à Savenay (Loire Atlantique) en 1946 d’une famille originaire du Nord de la France.

Au cours de cette même année, ses parents vinrent s’installer dans la région nantaise ou son père réorganise et réinstalle, après les années de guerre, l’Ecole Normale à Savenay. Puis ses parents furent nommés à Besançon en 1954. Son père devenant intendant à l’école Normale, rue de la Madeleine à l’époque et sa mère, institutrice à l’école de l’Helvétie.

Photo de Paul Gonez, datant de 2016, dans son ateliern devant une de ses oeuvres et avec le livre paru aux éditions du Belvédère

Paul Gonez dans son atelier, en 2016, avec le livre paru aux éditions du Belvédère

C’est donc à l’âge de 9 ans que Paul Gonez commencera à trouver ses racines en Franche-Comté.

A partir de l’âge de douze-treize ans, il passera son temps libre dans un petit local de la maison familiale, «  le capharnaüm » où, déjà, il démontera, transformera toutes sortes d’objets usuels ou mécaniques. C’est ainsi qu’il collectionnera fossiles, insectes, squelettes d’animaux, vieilles monnaies, anciens outils, reproductions de sculptures en plâtre.

Collégien, il suivra les cours du jeudi  aux Beaux-arts de Besançon et commencera à réaliser des figures d’animaux en acier soudés dans l’atelier de ferronnerie et de menuiserie de l’Ecole Montjoux.

Ensuite, c’est tout naturellement sur les conseils et encouragement de son professeur Jean Gilles qu’il entrera aux Beaux-arts en 1962. Il étudiera de 1962 à 1966 principalement sous la direction des professeurs de sculpture et de dessin Jean Gilles, Georges Oudot, Jacques Voitot.

Entre 1966 et 1968, il effectuera son service militaire notamment à Baden-Baden en Allemagne ou on lui permettra également de réaliser des sculptures dans l’atelier de mécanique de la caserne.

A son retour fin 1968, il obtiendra le poste de dessinateur à l’institut de géographie de la Faculté de Lettres de Besançon et ce , jusqu’en 1973

C’est pendant cette période qu’il créera de nombreuses sculptures en acier soudé d’inspiration animalière anomatiquement réaliste mais aussi imaginaires et souvent de grandes dimensions.

A partir de cette date, il se consacrera exclusivement à son art et commencera à pouvoir en vivre.

1974 sera l’année de sa première commande d’Etat (Collège de Frasne).

En 1976, il achètera un ancien bâtiment (première usine de Bourgeois Découpage) rue de l’Avenir à Besançon, bâtiment qu’il transformera au fil des années en un spacieux atelier qui deviendra son lieu de vie mais aussi bientôt un lieu d’exposition connu du public.

A partir de 1979 il délaissera l’acier soudé pour le bronze auquel il réservera des formes plus épurées, dans des réalisations marquées en particulier par des figures animales et humaines.

En 1980, il créera ses premières sculptures figuratives fantastiques et chimériques.

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C’est en 1991, qu’il trouvera de nouvelles sources d’inspiration lors d’un séjour au Zaïre et commencera à mélanger différents matériaux et matières .Ces nouvelles créations associeront souvent l’acier, la pierre, le verre, le bois ou bronze et emprunteront des symboles d’origine culturelle multiples.

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Profondément originale, indépendante et puissante sa démarche ne se laisse enfermer, ni dans les procédés, ni dans les modes..

Effigie d'un guerrier en bronze et pierre

Effigie Guerrière

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