Le nouveau pont en fil de fer et le développement des Chaprais

rue des chaprais 1Le nouveau pont en fil de fer, ou pont Saint Pierre (son nom officiel) doit être prolongé en dehors de la boucle par une nouvelle rue. Dès le départ, deux options sont étudiées par les ingénieurs. La première est celle d’une nouvelle route à construire afin de rejoindre la route nationale, à travers les champs des Chaprais. Cette nouvelle voie offrait l’avantage d’être relativement droite, avec une faible pente. Elle devait rejoindre la rue de Belfort à la hauteur de Palente. Mais c’est une seconde solution qui est choisie. Elle reprenait le tracé d’un chemin rural existant. Mais la pente y est plus forte et la voie est tortilleuse. Cette solution est cependant plus économique. Cette voie emprunte donc le tracé de l’actuelle avenue Carnot et de la rue des Chaprais. Comme le note Fabrice Petetin dans son Mémoire sur le développement des Chaprais au XIX° siècle : « Pour le hameau cette voie était plus avantageuse puisqu’elle passait dans la partie la plus dynamique de la localité : la route de Baume et ses auberges. Si la première solution avait été retenue, le trafic se serait détourné et les aubergistes auraient été contraints de s’installer plus en aval du côté de Palente. Dans tous les cas, la partie basse des Chaprais est avantagée car elle se trouve désormais à quelques minutes du centre urbain ».

avenue carnot 1

avenue Carnot 2Cette nouvelle voie est tout d’abord, au débouché du pont, dénommée rue Neuve des Chaprais puisque côté Boucle, la voie créée est appelée rue Neuve Saint Pierre. Mais elle a été rapidement surnommée rue du pont de Fer, ou encore rue du Pont suspendu….Et Fabrice Petetin de conclure : « pour les Bisontins, les Chaprais ne sont plus seulement un coin de campagne aux portes de Besançon, mais un lieu de passage connu et de plus en plus souvent un lieu de promenade ».

 

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