Mickaël Fleurentin, réparateur informatique

Interview de Mickaël Fleurentin le 26 novembre 2015

Comment définir votre profession ?
Je fais du dépannage informatique

Mickael Fleurentin Ordiworld
Pourquoi avoir choisi ce métier ?
Je m’y connaissais un peu en informatique. Ma mère avait une tour HP qui ne fonctionnait plus. Je l’ai mise en pièces et je l’ai toute remontée. Elle m’a dit : « toi tu devrais faire de l’informatique ». Je l’ai écoutée. Pourtant, j’ai eu des difficultés à me faire accepter dans ce métier à cause de mon handicap.
Que vous ait-il arrivé ?
Le 24 juin 1995, j’avais 14 ans, j’ai eu un grave accident de scooter près de Clamecy. Pour éviter une voiture qui rentrait dans un parking, j’ai heurté un muret et fait un vol plané. Résultat : traumatisme crânien et hémiplégie droite nécessitant 8 mois d’hospitalisation. Je n’ai pas de séquelle à la tête, mais encore des difficultés de motricité.
Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai suivi des formations à Clamecy. Puis une formation à l’AFPA de Chevigny Saint-Sauveur près de Dijon. C’était pour être agent magasinier dans un atelier. Cela ne plaisait pas trop. J’ai fait aussi une formation à l’UEROS de Mulhouse comme agent dans le commerce. Mais je voulais me spécialiser dans l’informatique. Mes interlocuteurs doutaient de mes compétences. J’ai fait un stage d’un mois chez Ordiland à Mulhouse. Je devais monter 5 ordinateurs dans la journée. J’ai réussi le faire plus rapidement. Ensuite, je me suis mis à mon compte.

Ordiworld : Mickael Fleurentin
Quel est le statut de votre entreprise ? Avec quels effets ?
J’ai créé l’entreprise Ordiworld. Je suis auto-entrepreneur, c’est ce qu’on m’a conseillé pour compléter mon allocation d’handicapé. Je n’ai pas beaucoup de frais, mais je ne gagne pas beaucoup. Il me faut verser une cotisation au RSI, le régime social des indépendants. Certains n’hésitent pas à le dénommer « Racket Sans Interruption », il faut payer et en échange, on ne sait pas trop ce qu’on va recevoir par exemple comme remboursement médical et comme retraite.

RSI

Avec ce statut d’auto-entrepreneur, il n’est pas possible d’avoir les mêmes facilités que les artisans. Par exemple, je ne peux pas mettre sur Internet un service en ligne pour les clients.

Où êtes-vous installé ?
On peut me trouver au 48 D rue de Belfort, près du supermarché Casino, au passage du cheval.

48 rue de Belfort passage du cheval

Dans la même entrée que la Chapraisienne et qu’un médecin. Je suis au 4 ° étage (avec ascenseur). tel 03 81 88 64 35

48 D rue de Belfort

Quelles sont les réparations les plus fréquentes ?
Elles sont diverses. Il peut s’agir d’un fichier informatique de démarrage qui a disparu. L’ordinateur peut être trop lent à démarrer. Il y a aussi des écrans qui présentent des défauts suite à un choc : il faut changer la dalle. Etc …

Ordiworld réparation d'écran
Comment vous faites vous connaître ?
J’ai un site web (www.ordiworld-besancon.fr ), et suis répertorié sur l’annuaire du téléphone et sur le site www.chaprais.info,   et j’apparais sur les moteurs de recherche Google, Bing etc … Le bouche à oreille fonctionne bien : les clients satisfaits en parlent autour d’eux. J’ai des particuliers et des commerçants.
Comment vous situez vous par rapport à la concurrence ?
Mon slogan Ordiworld = grand service pour petit prix. Je ne pense pas qu’on puisse trouver moins cher à proximité pour un tel service. Au lieu de jeter un ordinateur qui ne fonctionne plus, cela revient quand même moins cher de le réparer. J’essaie aussi d’être rapide. Mais quand il faut commander des pièces, cela prend forcément un peu plus de temps. La difficulté, c’est l’irrégularité de la demande. Certains jours, je n’ai pas de clients et d’autres jours, j’en ai beaucoup d’un seul coup, je suis submergé.
Etes-vous originaire de Besançon ?
Non, je suis né à Montbéliard. J’ai déménagé plusieurs fois : Clamecy, Mulhouse, Dijon avant de venir à Besançon. La vie à Dijon ne me plaisait pas tellement : je n’ai pas sympathisé avec les dijonnais. Je les ai trouvé peu aimables, faux-cul, l’esprit « bourge » , égoïstes. Je n’ai pas apprécié le comportement des agents qui verbalisent pour le stationnement etc …
Quel est votre avis sur le quartier des Chaprais ?
Ici, je me plais. Franchement, c’est « nickel ». Il y a bien quelques voisins un peu casse-pieds parfois, mais dans l’ensemble les gens sont sympas. Je peux aller à pied chez les commerçants du quartier. J’achète des fournitures chez IDPC rue de Belfort. Je fais parfois de la balnéothérapie chez les kinés de l’avenue Foch près de la gare. Il m’arrive d’aller manger un kebab chez Céline rue des Chaprais, d’aller au Totem : on peut plaisanter avec Fabien le jeune buraliste et la vendeuse qui est marrante.

tabac Totem rue de Belfort

Je vais à la pharmacie Gauthier et je suis en bon termes avec Vincent Thiébaud, l’opticien Qualité Vue, 47 rue de Belfort. Etc …

47 rue de Belfort Opticien Qualité Vue
Que faudrait-il améliorer ?
Les trottoirs et le revêtement de certaines rues.

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