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Comment faire un film ?



Le cours de la vie, un film de Frédéric Sojcher


Agnès Jaoui


Noémie (Agnès Jaoui) scénariste est invitée à l’ENSAV de Toulouse pour parler de son travail. Elle explique ce qui fait la chair d’un bon scénario devant les élèves et le directeur de l’école qui fut son amoureux trente ans plus tôt. A ce moment-là tous les deux étaient à une école de cinéma.
Ce très bon film oscille entre la masterclass sur la meilleure façon d’écrire un scenario et en toile de fond, l’histoire d’amour à fleur de peau entre la scénariste et le directeur de l’école.
Le film est réellement tourné à l’ENSAV (Ecole nationale supérieure de l’audiovisuel à Toulouse). Dans cette rencontre avec les élèves, Noémie interprétée par Agnès Jaoui explique aux élèves que les personnages qu’ils inventent doivent être à la fois uniques et universels. Il y a du Truffaut ans cette manière d’aborder dans le même film le cinéma et la vie. La vie imprègne le film avec une certaine légèreté mélangée à la mélancolie. Même la drôlerie trouve sa place à un moment où il est bon de s’éloigner d’un récit tragique.

Le cours de la vie
Admirablement interprété par Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï, le film s’attache à montrer le cours de la vie avec, vers la fin, dans un grand moment de sincérité, une réflexion de la scénariste sur sa propre douleur. Le meilleur moyen de l’atténuer est de trouver les mots pour en parler. C’est aussi un des ressorts du cinéma : s’inspirer de soi.
Le cinéaste Frédéric Sojcher jongle avec les références cinématographiques, le questionnement des élèves et sa propre façon d’aborder le sujet puisque lui-même est prof de cinéma.
A noter, la musique du grand musicien Kosma : d’abord le musicien utilise la reprise d’autres musiques de film signées Vladimir Kosma à l’instar du film « Le grand blond à la chaussure noire » et la création de nouvelles musiques pour donner un ton léger ; cela donne à la fois une impression de nostalgie et de renouveau.
La vraie liberté du film consiste à mêler le passé au présent, l’idée de scénario et la mise en scène de la Master class, la vie et le cinéma, la particularité de chacun et les liens amoureux entre les élèves.
Chaque film d’après Noémie devrait commencer par « Et si…
Et si les cours de cinéma étaient une fenêtre ouverte sur les sentiments, le temps qui passe, les amours incertaines. Et si ce monde-là bricolé par un cinéaste donnait un très beau film.


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