Dominique Demangeot rédacteur du magazine Diversions

Interview de Dominique Demangeot réalisée le 17 avril 2015
rédacteur en chef du magazine Diversions,

Dominique Demangeot Diversions

12 avenue Fontaine Argent     tel : 06 34 12 01 91

Vous êtes à l’origine du journal Diversions, comment caractérisez-vous cette initiative ?
En 2008, avec mon associé Boban Stanojevic, j’ai créé ce journal d’information culturelle sur la Franche Comté. Au fil des années, nous avons été au delà du domaine culturel. Nous avons tissé des liens avec des partenaires comme la Chambre des métiers, les Maisons de l’emploi … Nous devenons un journal d’information où la culture est bien représentée, c’est toujours le cœur de notre métier. Mais il y a aussi une page emploi, des articles économiques, une présentation de commerçants. Une constante : c’est un mensuel gratuit.

Magazine Diversions logo

La presse écrite est-elle encore viable à l’heure des médias numériques ?
C’est vrai que lancer un journal papier, c’était un défi économique un peu fou. Mais on l’a réussi : on va publier le 70 ° numéro dans une semaine. Les gens perdent l’habitude d’acheter un journal, mais le nôtre est gratuit, il est payé à 80 % par les annonceurs et nous avons fait le choix de l’information culturelle pour un public assez large. Nous ne voulions pas faire un magazine sur papier glacé, très cher, réservé à une petite élite. Notre journal est proposé dans un grand nombre de lieux, supérettes, laveries, boulangeries, lieux de sorties… Quand j’écris, j’essaie d’être clair, je pense aux lecteurs. Des gens qui sortent pour aller aux concerts, aux spectacles… il y en a en Franche Comté.
Sur la forme, je résiste à la tendance qui voudrait limiter un journal à des titres, des photos et quelques lignes de texte racoleur. On ne veut pas rester superficiels, on souhaite apporter un contenu.
On se fixe maintenant une contrainte : limiter la plupart des articles à un quart de page. Cela nous oblige à être plus synthétiques et concis. Cela nous permet d’aborder davantage de sujets. Même le journal Le Monde a évolué ainsi. Voir le site web du magazine Diversions

Vous êtes de plus en plus présents dans le domaine multimédia et sur le Web ?
Oui, au début la présence sur Internet était limitée à la reproduction du journal papier en fichier pdf. Mais durant mes études, j’ai pas mal consacré de temps à la création vidéo, au montage vidéo. Alors en mai 2011, on a décidé d’adjoindre à notre activité la réalisation de reportages vidéo. À ce jour, plus de 1000 reportages vidéo de tous types ont été tournés. Nous avons une chaîne You Tube qui présente nos productions vidéo, par exemple sur Germaine Tillion pour le musée de la Résistance à la Citadelle.C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité valoriser ce savoir-faire en créant une filiale dédiée à la prestation audiovisuelle «  25 Images Seconde »

25 images seconde
Nous réalisons ainsi des vidéos sur commande. Par exemple, le Sybert nous a commandé une vidéo pour sensibiliser les élèves et le grand public en général à la lutte contre le gaspillage alimentaire

Comment fonctionne votre entreprise ?
Nous avons constitué une SARL, nous étions donc deux au départ, mais nous avons embauché une salariée en CDI : Caroline Vo Minh et un commercial pour le Nord de la Franche Comté (Noël Mourey). Plusieurs amis qui gravitent autour de nous, participent à la réalisation comme Maxime Péroz qui publie dans nos pages ses récits de voyage au Vietnam.

Quelles relations avez-vous avec les médias concurrents ?
Je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir des concurrents. L’Est Républicain a un monopole de la presse écrite quotidienne. Le BVV a cessé la publication de son supplément écrit « Sortir à Besançon ». On connaît bien Damien, Alexane et Anne-Lise de MaCommune.info, on aimerait travailler un peu ensemble car on les apprécie, mais on a du mal à se rencontrer ! Il y a aussi une personne qui anime seule un agenda sur Internet nommé Le Comtois. BesançonTV fait aussi des vidéos, mais en visant une autre clientèle.
C’est vrai qu’on nous sollicite beaucoup pour qu’on fasse de la promotion pour telle ou telle initiative ou spectacle. Il y a donc un vrai besoin. On essaie d’y répondre avec nos moyens.

Etes-vous bisontin d’origine ? Quel a été votre parcours ?

Je suis originaire d’Héricourt. Je suis arrivé à Besançon en 1995 pour aller à la fac de lettres. J’ai fait des études d’anglais et d’«industrie du langage» avec pas mal d’informatique. Je voulais écrire et n’avais pas envie de devenir prof. Alors le journalisme, c’était une voie naturelle.
Bob, originaire de Delle dans le Territoire de Belfort, a fait des études de droit à Besançon, il a été salarié de la radio associative Radio Sud. Il continue à y animer des émissions le matin à titre bénévole.

Dominique Demangeot

Quels liens avez-vous avec le quartier des Chaprais ?

Depuis le début, nous sommes implantés aux Chaprais : le siège a été fixé rue de Vittel et en juillet 2014, nous avons ouvert le local, 12 avenue Fontaine Argent. Voir linauguration en novembre 2014
Nous avons publié plusieurs articles sur le quartier (sur le Troc des Chaprais, sur le Café des pratiques etc … et avons même édité « le petit journal des Chaprais » en janvier 2013, un supplément. A Besançon, j’ai habité une dizaine d’années dans la Boucle. Puis avec ma compagne, on a trouvé un appartement rue de Vittel. Nous avons découvert le quartier et il nous a plu. En réalité, on reste surtout dans le bas du quartier. Je ne suis pas vraiment ce que l’on peut appeler un « consommateur », mais on fait nos courses dans le quartier : supermarché Casino, boulangerie, Martin Muller, etc …

Dominique Demangeot devant le local du magazine Diversions avenue Fontaine Argent

Souhaitez-vous contribuer à animer le quartier ?

C’est vrai que d’un point de vue culturel, le quartier n’a pas beaucoup de lieux. Il y a le CDN, on n’est pas loin de la Rodia, deux de nos partenaires. Cela fait partie de notre projet de dynamiser le quartier du point de vue culturel. Notre ambition est de faire de notre local un lieu de rencontre, d’échanges entre les artistes et le public. N’ayant pas encore de salarié pour tenir une permanence, ce sont des événements ponctuels qui ont été organisés dans ce local.

Maxime Péroz rue de Vittel aux Chaprais

Le plus récent était consacré aux travaux de l’Atelier Com Comme Comix de la rue de Vittel animé par Maxime Péroz (voir son portrait).

Les jeunes artistes ont fait des dessins pour les T shirts

T shirts avec dessins artistes

Exposition 14 mars 2015 Diversions

expo Com Comme Comix 14 mars 2015expo Com Comme comix Diversions

 

La Franche Tache

Le premier donnait l’occasion à l’équipe La Franche Tache de présenter ses créations

expofranchetachediversions

(il reste la décoration de la vitrine),

La seconde exposition, «les métiers d’arts en Franche Comté» rassemblait plusieurs artisans d’art : tapissière, ébéniste …On pouvait non seulement voir leurs œuvres finies, mais aussi assister à leur travail.

Dominique Demangeot au local de Diversions avenue Fontaine Argent
Comment est organisé votre local ?
Il comporte trois espaces : une salle d’exposition qui peut également accueillir des sessions musicales acoustiques (elle sert pour des enregistrements),

Diversions musique

à l’étage, il y a des bureaux et entre les deux, un espace qui reste à aménager.
Local de Diversions 12 avenue Fontaine Argent
Vous annoncez beaucoup d’événements culturels, y assistez-vous fréquemment ? Vous reste-t-il du temps pour d’autres loisirs ?

En fait, mes loisirs c’est le travail d’écriture, de journalisme. Je ne peux matériellement pas assister à tous les spectacles. Je vais assez souvent à la Rodia, j’aime bien le CDN, mais je n’ai pas toujours le temps de voir les représentations. Je lis beaucoup. Cela m’amène à rédiger quelques chroniques. Mais je ne suis pas le seul à rédiger les notices sur les livres. Il y a d’autres chroniqueurs comme Martial Cavatz (il prépare une thèse d’histoire) qui présente des essais universitaires franc-comtois, en montrant que les travaux universitaires ne sont pas forcément rébarbatifs !

Dans le quartier voyez vous d’autres personnes, des jeunes en particulier, à faire connaître ?
Maxime Peroz, vous l’avez déjà interviewé. Il y a aussi Fayçal Sahli un musicien très talentueux – il joue du oud -, Julien Misserey de l’association Chifoumi, voir sa page Face Book,
Egalement Timon Chapelain, de la Franche Tache Voir la page FaceBook

etc …

Voir la page consacrée à la rue de Vittel

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