Yann Parriaux, chef d’entreprise

Yann Parriaux, chef d’entreprise avec Isabelle une des collaboratrices de BTG

Yann Parriaux BTG

interview n ° 22 réalisée le 18 mai 2009, revue et mise en ligne le 15 juin et republiée (sans modification en 2014)

Depuis quand êtes-vous le quartier ?
Je suis un enfant du quartier des Cras. Petit, j’ai vécu rue de Verdun, j’ai fréquenté l’école primaire Paul Bert. Je suis revenu dans le quartier, rue du Château rose, en 2004, pour y installer mon entreprise.
Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai été salarié dans une grosse entreprise : Chaffoteaux et Maury pendant près de vingt ans. J’y ai exercé plusieurs fonctions jusqu’à diriger l’agence de Besançon. Puis, avec un copain de l’époque qui devait m’aider, j’ai créé une SARL début 1994 pour être plus indépendant.
Où avez-vous installé votre entreprise ?
Au début, les bureaux étaient dans le quartier Saint Claude, puis transférés à Montferrand le Château avant de revenir à Besançon rue Nicolas Bruand et enfin au 9 rue du Château rose. Ces transferts suivirent la progression de notre société. Pendant ce temps mon ami et ancien collègue de Chaffoteaux me rejoignait.

Stationnement rue du Château rose
Pourquoi avez-vous choisi de vous implanter aux Chaprais ?
En dehors des raisons sentimentales, nous avons choisi un secteur urbain près des axes de communication : la rue de Belfort et la rue de Vesoul. Nous voulions surtout être à l’Est de la ville pour la proximité avec nos fournisseurs installés dans la zone industrielle de Thise.
Quelle est l’activité de votre entreprise ?
A l’origine, l’activité de l’entreprise « Besançon Technique Gaz » est la maintenance des systèmes de chauffage et eau chaude, gaz et électrique. Avec la progression des matériels et les nécessités du marché, l’arrivée des énergies renouvelables, nous avons lentement exercé une mutation vers le savoir faire sur l’ensemble du secteur de l’énergie du froid au chaud, toutes énergies, de la fourniture, la pose et bien entendu de la maintenance.
Vous n’êtes pas les seuls à proposer ces services et équipements, comment faites-vous face à la concurrence ?
Oui, il y a pas mal de monde sur la place. Tous n’ont pas les mêmes formations et spécialités. Je pense que la concurrence est nécessaire à condition d’être loyale, c’est le cas pour tous les commerçants, artisans de tous horizons.
Quelle est l’importance de votre entreprise ?
Notre activité s’est développée, nous avons 8 salariés et 7 camionnettes qui peuvent faire face à la demande. Nous nous efforçons d’être à la pointe et de nous situer dans une démarche professionnelle de qualité. D’autres dans le quartier ont fait le choix de limiter leur marché. Il est vrai que l’activité est assez variable selon les saisons. Au printemps, il y a un ralentissement, nous en profitons pour faire de la formation car il faut se tenir au courant des dernières technologies.
Que pensez-vous du quartier ?
Il me convient tout à fait : on a tout ce qu’on veut sur place comme commerces de proximité : boulangeries, restauration rapide, poissonnier, boucherie. Petit, j’accompagnais ma maman chez Molard. Aujourd’hui, j’y retourne avec plaisir car ce sont de bons professionnels. On peut aussi acheter des fleurs etc …

Ricot Molard rue de Belfort
Quelles améliorations pourraient être apportées ?
Le gros point noir, c’est la question du stationnement. Nous disposons de 3 garages, mais il est très difficile de trouver une place dans le quartier pour y rester quelques instants. On a l’impression que face à la nécessité d’une rotation des véhicules, la mairie a fait le choix de la taxation. Pourquoi ne pas revenir à la solution de la zone bleue avec stationnement gratuit à durée limitée par un disque ?

Disque bleu

Des villes touristiques comme Quiberon ont bien maintenu ce système, pourquoi pas à Besançon ? Il y aussi la sécurité des piétons rue de Belfort. Les automobilistes ne respectent pas tous les passages pour piétons que ce soit devant la pharmacie Gauthier ou devant la poste. Il y a aussi la prolifération des tags et autres saletés.

tags contre BTG rue du Château Rose

chateaurosetagefface
Vous sentez-vous concerné par le quartier ? Pourquoi n’avez-vous pas postulé pour le Conseil Consultatif du quartier ?
Je me sens concerné, mais comme les autres artisans et commerçants, je manque de temps. Je suis adhérent de la CGPME dont Monsieur Dominique Roy, installé rue du Chasnot, est le président régional. Il y a déjà pas mal de réunions. Et les clients, on les voit souvent le soir. Il ne nous est donc guère possible d’assister à plus de réunions, il faut préserver un peu notre vie de famille.

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