Itinéraire d’un chapraisien, M. Bernard Besançon (2° partie)

Souvenons-nous de l’article publié la semaine dernière : sur les conseils de son père, cheminot, habitant rue des Cras, M. Bernard Besançon choisit la carrière d’enseignant plutôt que celle de journaliste…

M. Bernard Besançon devient alors  militant syndical CFTC. Ils ne sont pas très nombreux, à cette époque, à adhérer à ce syndicat   très connoté sur le plan de la religion et donc pas très bien vu dans l’éducation nationale… (rappelons que CFTC signifie Confédération française des Travailleurs Chrétiens). Aussi, malgré son rang de sortie de l’Ecole Normale (premier !), il est nommé dans un lieu très éloigné du département,  au Mont de Vougney près de Maîche !

Mont de Vougney

 

 Village de Mont de Vougney (photo wikipedia)

M. Besançon se souvient, non sans en rire, de sa première voiture achetée d’occasion, une Rosengart .

auto Rosengart

Elle avait la particularité d’avoir des roues avant différentes des roues arrière ! Alors imaginez, lorsque vous creviez ! Car bien sûr il n’y avait qu’une roue de secours, d’un seul type ! Et cela devait fatalement arriver à M. Besançon lorsqu’il se rend dans le haut Doubs prendre son poste !

Il se marie en 1954 avec une secrétaire d’avoué à Besançon dont l’étude se situe à l’angle de la rue de la Mouillère et de l’avenue Fontaine-Argent.

Puis vient le temps du service militaire : ayant suivi les cours de Préparation Militaire Supérieure (PMS) il devient sous-officier au 152° régiment d’infanterie de Colmar. Libéré, il est rappelé quelques mois plus tard et entraîné dans un camp des Vosges dont le relief ressemble à celui de l’Atlas. Mais il ne part pas en Afrique du Nord. Nommé à l’école Brossolette, il en profite pour reprendre des études universitaires afin de passer sa licence puis devenir professeur de français et de latin !

Il fait l’ouverture du Lycée Pergaud. Il se souvient que la première année, ce lycée compte seulement 16 professeurs.

Lycée Pergaud entrée

 

Deux ans après, ils sont…250 ! Responsable du syndicat dans son lycée puis dans le département du Doubs, il devient Président des Familles de Besançon. Il  crée « la semaine des 4 jeudis » au Foyer des Oiseaux, c’est-à-dire un centre de loisirs pour les jeunes. Il est aussi instructeur CEMEA, directeur de colonie de vacances, et, à l’âge de 30 ans, il décide de donner une nouvelle orientation à sa carrière en passant le concours de recrutement des inspecteurs de la jeunesse et des sports. Avec pour résultat, 30 ans de carrière dans ce métier commencé en Lorraine. Devenu directeur dans le Doubs, puis directeur régional pour la Franche-Comté,  il  termine sa carrière professionnelle au poste envié de directeur du CREPS de Dijon !

CREPS Dijon

Ajoutons qu’en dix ans, il compose, avec son épouse qui a cessé de travailler, une famille de six enfants !

Quelle vie, n’est-ce pas ! Nous souhaitons à M. Bernard Besançon qu’elle soit aussi longue que possible, ses enfants et petits enfants l’entourant, , bien sûr, de leur affection !

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée
Champs obligatoires*