Après l’explosion à Beyrouth, la réaction d’un chapraisien

Beyrouth, et après ?

explosion à Beyrouth

L’effroyable explosion qui a endeuillé et meurtri Beyrouth pour longtemps a suscité de vives réactions dans le monde entier. Le port était plus qu’un symbole, il assurait depuis des décennies déjà son rôle d’ouverture au monde, et, en retour, le monde s’ouvrait au Liban.

Carte du Liban

Quelles répercussions cette tragédie va-t-elle provoquer au Moyen-Orient et surtout en Syrie, au commerce florissant grâce à son voisin libanais ?

Mais cette catastrophe touche aussi profondément les adhérents de l’association « Aide et Amitié franc-comtoises au Liban » (AAFCL) dont je fais partie.

aide amitié franc-comtoise au Liban

En effet, depuis 1992, date de sa création, cette association, entre autres actions, parraine une bonne cinquantaine d’enfants de la banlieue la plus pauvre de Beyrouth, Nabaa, pour leur scolarité, en s’appuyant sur les sœurs de la charité de Besançon basées en Orient. Et la première question que se sont posée de nombreux parrains/marraines est pleine de bon sens : « Que deviennent nos « filleule(s) » dans ce désastre ?

silos éventrés à Beyrouth

Les silos à grains éventrés dans le port de Beyrouth

Désastre d’autant plus insupportable qu’il s’ajoute à la crise économique qui touche de plein fouet l’enseignement privé depuis plus de deux ans : hausse des salaires décidée par le gouvernement sans concertation et son corollaire : augmentation sensible du coût de la scolarité ! (1).

port de Beyrouth fumée

Désastre matériel aussi, causé par la déflagration énorme de l’explosion, endommageant gravement un collège près de la Corniche de Beyrouth et d’un nombre considérable d’immeubles alentour. Auquel s’ajoute la très grande difficulté rencontrée pour faire transiter les parrainages au Liban à cause du marasme provoqué par les banques libanaises qui continuent à taxer abusivement ce genre de transfert.

C’est à l’issue d’un voyage humanitaire à Beyrouth d’un groupe de franc-comtois que s’est créée l’association. A l’issue du périple, les participants se sont engagés à ne pas oublier leurs hôtes. C’est ce que l’association continue à faire depuis, même si les liens se distendent parfois. Essayez d’imaginer ce que vous feriez avec votre ordinateur si EDF coupait le courant pendant des heures, chaque jour, sans prévenir… ! C’est, dans leur grande majorité le lot quotidien de nos amis libanais, et pas seulement depuis le 4 août 2020 !

  1. La plupart des écoles privées touchent des subventions de l’Etat libanais. Elles viennent d’encaisser la subvention correspondant à l’année scolaire…2015/2016 !

Jean-François Moine (AAFCL)

Les buts de l’Association d’aide et d’amitié  franc-comtoise au Liban  :

Maintenir des liens d’amitié avec le Liban

parrainage Liban

  • Apporter son soutien à la scolarisation des enfants démunis grâce aux parrainages (voir au dos)
  • Aider temporairement les familles dans le domaine de la santé, du logement, des loisir
  •  Contribuer au maintien de la culture française (abonnement à des revues destinées aux élèves et
    aux enseignants)
  • Le lien permanent de l’Association avec le Liban passe par les Sœurs de la Charité qui ont en charge,
    sur place, des écoles et des dispensaires ouverts à tous.

avec des parrainages d’enfant et de famille

Pour tout renseignement, contacter Béatrice Joly au  06.32 83 42 41

 

 

NDLR

Le nitrate d’ammonium, de formule NH4NO3, est principalement utilisé comme engrais azoté, il a un grand pouvoir oxydant et entre dans la composition de certains explosifs.
Plusieurs catastrophes ont été provoquées par le nitrate d’ammonium
Le 21 septembre 1921 à Oppau (Allemagne). Dans l’usine BASF, 4 500 t de nitrate et de sulfate d’ammonium détonent, provoquant la mort de 530 à 590 personnes
Le 26 avril 1947, à Texas City (États-Unis). Lors de l’incendie d’un cargo français  qui contenait plusieurs centaines de tonnes de nitrate, l’explosion a fait 561 morts et 3 000 blessés.
Le 28 juillet 1947, à Brest. 3 000 t de nitrate d’ammonium dans un navire norvégien : 22 morts et 500 blessés.
Le 21 septembre 2001, à Toulouse. Dans l’usine AZF, l’explosion du stockage de 300 à 400 t de nitrate d’ammonium  s’est traduite par 30 morts, 2 500 blessés et des dégâts considérables sur plusieurs kilomètres à la ronde.

Categories: Actualités, associations