Je me souviens….du Parc à fourrage de la caserne de l’avenue Fontaine-Argent….

A la suite de la publication de notre billet, sur ce blog, le 9 novembre 2013, consacré aux casernes militaires des Chaprais, un habitant du quartier se souvient……

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Albert photo 1« Mon père étant militaire, nous avons eu l’attribution d’une maison située avenue Fontaine-Argent, dans la caserne du parc à fourrages.Cette maison existe toujours (voir ci-contre à droite, au n°26…) : elle longe l’avenue avec des fenêtres protégées par des barreaux.Devant la porte d’entrée il y avait une cabane où l’on rangeait divers objets et surtout où, nous, enfants, passions les journées de pluie à jouer. A l’intérieur de la cour,existait un cellier dans lequel était rangé tout ce que nous utilisions pour le jardin longeant la maison et les pelouses.

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Albert photo 3(les 2 photos ci-contre : le bâtiment autrefois et de nos jours logeant des militaires…)

Une superbe piscine avait été construite (sous l’occupation, par les allemands).Il y avait un peu d’eau : une fois je suis tombé dedans et c’est une infirmière militaire qui m’a récupéré. A côté de cette piscine, un petit local servait de buanderie. Un autre local fermé, le long du lycée Saint-Joseph, avait une cible immense. Un grand bâtiment, toujours existant, logeait six familles (aujourd’hui quatre seulement), donc mes copines et copains de jeux. Ensuite, c’était les anciens entrepôts de fourrage qui étaient devenus des entrepôts pour le matériel de l’armée. Tout au fond, il y avait une maison isolée et un grand jardin avec une belle serre. mon père s’en occupait avant de partir ou en revenant du travail.

 

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Il avait alors quitté l’armée au moment où débutait la guerre d’Indochine, mais nous avons encore logé quelque temps ici. Il était alors gardien chez Lip qui avait un atelier rue Beauregard, à l’emplacement du centre Mendès-France actuel. Une petite porte dans le mur d’enceinte, rue Beauregard, lui permettait de rejoindre directement son lieu de travail. Ce mur d’enceinte n’existe plus aujourd’hui et il y a une entrée pour les véhicules des habitants actuels, logés dans les bâtiments de la Société Nationale d’Immobilier,  à cet endroit.

P1040516Enfin, tout au fond du parc, une grande écurie avait été aménagée pour les chevaux, avec des box. Là aussi, tout a été démoli.

En face, de l’autre côté de l’avenue, il y avait le parc des ateliers de la ville et un peu plus bas, un coiffeur, puis le Consulat Suisse.Et toujours en face était installé un grand garage dans lequel travaillait un ouvrier russe que nous connaissions tous : Tikonoff! Enfin, plus haut, proche de notre maison, séparée seulement par un mur, le lycée Saint Joseph! Chaque fin d’année scolaire, nous allions voir la distribution des prix et c’était un « spectacle » étonnant.

Nous poursuivrons la publication de ces souvenirs le week-end prochain : seront évoqués l’Ecole Hevétie, le tramway, l’Harmonie des Chaprais, l’ecole Sainte Colette, le Sacré Coeur.

Si vous aussi, vous vous souvenez de la vie, autrefois, aux Chaprais, n’hésitez pas à nous en faire part.