80e anniversaire : commémorer le 8 mai 1945
Cérémonie officielle aux Glacis le matin, rassemblement pour la paix l’après midi à la gare Viotte
Cérémonie militaire traditionnelle puis civile avec le maire de Fribourg
La cérémonie militaire s’est déroulée sous la direction du général Renaud de l’Estoile

et du colonel Clément Torrent
Salut au drapeau du 19 e régiment du génie
Remise de décorations,
Discours de Gérard Mangin des Anciens combattants
et discours du ministre des armées lu par le préfet Rémi Bastille
entrecoupés de musique militaire interprétée par l’Harmonie municipale
Les personnalités ont salué et déposé des gerbes au pied du monument
On relevait notamment la présence de Mme Vignot du Grand Besançon, de Marie Guite Dufay de la Région, du sénateur Jacques Grosperrin, du député Laurent Croizier, de Ludovic Fagaut du département
Le public était assez nombreux autour de la place
Au cours de la cérémonie civile qui a suivi, lecture d’extraits des Cahiers de l’Espérance de Jeanne Oudot par la classe de 2nde Engagée – Défense et Mémoire du Lycée Jules Haag, Mme Vignot avait invité, en ce 8 mai, Martin Horn, le Maire de Fribourg-en-Brisgau, notre ville jumelle, marquant ainsi l’engagement commun européen, dépassant les frontières, à ne rien oublier pour ne jamais, jamais subir à nouveau les atrocités d’une guerre et d’une idéologie totalitaire.

Hommage aux Résistants et rassemblement pour la paix

Afin de célébrer les 80 ans de la victoire sur le nazisme, le mouvement de la paix a appelé à un rassemblement jeudi 8 mai à 14 h 15 devant la stèle sur le parvis de la gare Viotte.

Il voulait rendre hommage « aux résistants et en particulier aux cheminots victimes de la répression nazie ou tués dans les combats » : notamment Louis Billot, dessinateur à la SNCF, et Armand Dornier, tous deux résistants tombés au combat le 8 septembre 1944 pour la libération de Besançon, Paul Adnet, gardien au dépôt SNCF de Besançon, franc tireur et partisan, arrêté le 28 avril 1944, déporté, et mort à Bergen-Belsen, alors que deux autres cheminots, Jean Cussey et Raymond Berthet meurent au camp de concentration de Gusen-Mauthausen en 1943 et en 1945″, rappelle le comité du Doubs.
80 ans après la victoire contre le nazisme, hélas le racisme et l’antisémitisme sont de plus en plus banalisés, et l’Europe connaît une guerre à ses frontières et bascule dans le réarmement avec tous les risques que cela fait peser pour la Paix en Europe.

Les intervenants ont déploré que face à la mise en place d’une internationale d’extrême droite qui suscite les conflits un peu partout et le massacre de toute une population à Gaza, les forces pour la paix restent peu mobilisées et divisées. Le mouvement de la paix conteste la réduction des budgets pour la santé, l’éducation, la justice et le climat tandis qu’on double le budget pour la guerre. 
A ce petit rassemblement, on notait notamment la présence de Christian Tourneret président local du Mouvement de la paix, de Salima Inezarene conseillère régionale, de Georges Ubbiali conseiller départemental, de Christophe Lime et Hasni Alem élus au conseil municipal, Anthony Poulin représentante de la députée Dominique Voynet et de Séverine Véziès de LFI.
Patrice Salzenstein a évoqué les raisons familiales qui l’amènent à rester mobilisé et la cinquantaine de conflits actuellement dans le monde. Les participants entonneront enfin « le chant des partisans », se quittant avant un prochain rendez-vous le 16 mai à 18 h pour une journée du » Vivre ensemble »

