Qui veut jouer la femme affranchie ?
Besançon va mettre à l’honneur une femme qui a combattu pour l’émancipation des femmes : Jenny d’Héricourt.
A l’initiative d’Aline Chassagne adjointe à la culture, la ville de Besançon met en avant des femmes qui devraient mieux reconnues. Pour le 8 mars 2025, ce sera Jenny d’Héricourt d’être mise à l’honneur par la Ville de Besançon pour lune meilleure représentation des femmes dans l’espace public. Une statue à l’effigie de l’écrivaine féministe révolutionnaire sera érigée place de la Révolution.
De l’artiste Lili Reynaud-Dewar, la nouvelle sculpture sera réalisée en aluminium et représentera un groupe de quatre femmes formant « un groupe soudé et volontaire » composé d’une sage-femme, une écrivaine, une enseignante et une militante. Ces quatre Bisontines dont le visage sera recouvert d’un masque à l’effigie du visage de Jenny d’Héricourt, incarnent les quatre combats de la femme émancipée et émancipatrice.
Qui était Jenny d’Héricourt ?
Elle est née à Besançon en 1809, par hasard, le même jour que Proudhon. Elle a créé en 1848 la Société pour l’émancipation des femmes. Elle engagera plus tard, en 1858, un combat littéraire contre les idées de Proudhon vis à vis des femmes pour défendre l’égalité des femmes et des hommes. Elle a écrit un livre en 1860 intitulé La femme affranchie.
L’arÊTE apporte sa voix à cette célébration. Elle est à la recherche de volontaires pour une nouvelle co-création autour de la conférence théâtralisée n°2 « Jenny d’Héricourt, la femme affranchie », mettant en voix Jenny d’Héricourt, écrivaine, féministe et révolutionnaire franc-comtoise à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour le droit des femmes en mars 2025.
L’art d’Être Tous Ensemble : l’arÊTE

L’arÊTE est une structure de création artistique et de diffusion culturelle plaçant l’écologie au cœur de ses actions. L’écologie, au sens étymologique du grec « oikos », maison et « logos », la parole ou le discours.
L’arÊTE pose la maison comme le départ de sa pensée et invente, recrée, élargit son périmètre à la rue, au quartier ou au monde. Elle questionne les lisières entre espaces intimes et publics et se plait à réfléchir sur les interactions que nous entretenons avec notre environnement et notre manière d’habiter la terre.
Sa vocation est de créer des formes et des dispositifs artistiques, d’ouvrir des espaces poétiques, de rendre possible des émotions et des expériences esthétiques, de médiatiser la création et d’impliquer les habitants dans des pratiques durables.
Les coordonnées de L’arÊTE
109 rue de Belfort 25000 Besançon
33 7 68 05 68 96
Cette conférence théâtralisée se tiendra samedi 8 mars à 14h au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon. Il s’agit d’un dispositif artistique évolutif : Elisabeth Gerl, artiste plasticienne, écrit un texte à partir des écrits de Jenny d’Héricourt, puis pilote des temps de création pour faire advenir un objet artistique qui s’affine en fonction des contributions de chacun.
Cela peut s’écrire ainsi : Conférence théâtralisée n°2, « Jenny d’Héricourt, la femme affranchie », co-création d’Elisabeth Gerl, Anne Schmid, Violette Godivier, Christiane Ruspini, Maéva Betermin. Composé de fragments du texte de Jenny d’Héricourt, les femmes comédiennes incarnent, chacune à leur manière, une vision de Jenny d’Héricourt. L’une d’elle incarne Proudhon. Cette pièce imagine un échange vif entre Proudhon et Jenny.
Infos pratiques
Pour être volontaire, contacter le 06.22.09.62.02 ou lartdetretousensemble@gmail.com . Il est nécessaire d’être disponible le 8 mars et d’être disponible la semaine précédente, soit un engagement de 10 à 20 heures.
Qui connaît cette bisontine née en 1809 et décédée en 1875?
Si son nom a été donné, à Besançon, à une rue de la ville, à une rame de tramway et à une salle culturelle du CROUS, Jenny P. d’Héricourt reste, pour la plupart des gens, une inconnue.
Et pourtant, son livre La femme affranchie, publié en 1860, intervient dans le débat des diverses théories sur les relations sociales de l’homme et de la femme.
Elles sont Jenny.
Il est Proudhon.
Un dispositif artistique est créé autour de l’ouvrage de Jenny d’Héricourt, La femme affranchie. Cette conférence met en scène et en voix, la pensée de cette figure féministe et révolutionnaire.
Composé de fragments du texte de Jenny d’Héricourt, les femmes comédiennes incarnent, chacune à leur manière, une vision de Jenny d’Héricourt. L’une d’elle incarne Proudhon. Cette pièce imagine un échange vif entre Proudhon et Jenny.

