Histoire des écoles du quartier des Chaprais
Compte rendu de la conférence du 10 septembre 2026

La conférence avait rassemblé ujne tgrentaine de personnes au Centre Pierre Mendès France. Delphine Lantuas et Christian Renard ont proposé un exposé illustré par 90 photos et documents à partir des archives de Vivre aux Chaprais, des archives municipales et l’exposition sur l’école de 2023

avec les témoignages de plusieurs anciennes élèves et enseiganntes.
Voici quelques extraits
De quand date l’école publique obligatoire ?
Même si une première ordonnance encourageant l’instruction primaire et la création d’écoles apparaît en 1816, le premier grand texte spécifique est la loi Guizot de 1833. Le ministre de l’Instruction publique François Guizot décrète que toute commune de plus de 500 habitants a l’obligation de tenir une école publique de garçons.
Où sont situées les écoles publiques dans le quartier des Chaprais ?

Depuis quand existent-elles ? repères chronologiques
1875 : Ecole des garçons des Chaprais
1895 Ecole des Filles des Chaprais
1911 Ecole Helvétie (maternelle, garçons, filles)
1928 Ecole Paul Bert
1965 Ecole Maternelle Fontaine-Argent
1971 Ecole Tristan Bernard
Les écoles des Chaprais rue de Belfort et rue Baille

L’école communale de garçons et des filles a d’abord été aménagée en 1839 dans une ancienne maison curiale et transformée par Delacroix en 1862. A la même date, il est indiqué que le nombre de naissances annuelles double presque aux Chaprais d’où l’urgence de construire des écoles.

L’école de filles rue Baille a été construite en 1895 sur des plans dessinés par l’architecte de la Ville, Édouard Gribling.

Avant l’école maternelle, la salle d’asile
Les salles d’asile apparaissent en France en 1826.Elles sont destinées à accueillir les enfants encore trop jeunes pour fréquenter les écoles primaires, dans l’objectif d’éviter que ceux dont les parents travaillent errent dans les rues. Les enfants y sont généralement admis dès deux ans, jusqu’à leur sixième année. En 1881, les salles d’asile deviennent officiellement des écoles maternelles. En 1887, c’est l’ancienne école des filles qui est choisie pour tenir lieu d’école maternelle. La précédente salle d’asile avait pris la place de l’ancienne école des garçons (et des filles?) dans le cimetière des Chaprais.

La salle d’asile sur le plan de la rue des Jardins

Réglement de la salle d’asile en 1875
Accueil des enfants de 2 à 6 ans tous les jours sauf dimanche et jours fériés
Fermeture le dernier jeudi de chaque mois pour nettoyage
Trois maîtresses, peuvent s’absenter à tour de rôle le jeudi.
Deux doivent toujours être présentes
15 jours de congés à compter du 1er aôut
Une salle sur-fréquentée
En 1865, la directrice Mme Chevillot indique que la salle d’asile reçoit 90 enfants en hiver, 44 de plus au printemps. La salle d’accueil mesure 9 mètres sur 6, prévue pour une trentaine d’enfants, en 1866 on a compté jusqu’à 196 élèves inscrits.
A l’école des Chaprais des directeurs remarquables
Gustave Saulnier, ancien poilu, fut directeur de l’école des Chaprais jusqu’en 1940. Il logeait, avec ses deux fils , Adrien et Bernard, et sa mère, Geneviève, au dernier étage de l’école des filles. Son petit-fils Jean-Philippe Allenbach est le fondateur du Mouvement Franche-Comté.
Autre directeur : le père de Jean-Pierre Chevènement : L’instituteur Chevènement devint directeur de l’école des Chaprais. Son fils, le futur ministre Jean-Pierre Chevènement, y a lui-même passé une partie de sa scolarité.
Madame Jacqueline Ardiot directrice de l’école de filles


classe de Madame Vernier

Classe de Madame Sirugue en 1956

Autre classe de filles (F.P.) probablement CM1

des conditions de travail difficiles

lettre au maire d’un parent d’élève pour protester contre la température trop froide
Des sorties sont organisées

sortie scolaire en juin 1959
La chorale se produit à la fête des Chaprais au parc des Chaprais

la question de la sécurité à l’entrée et sortie des classes a conduit à l’installation d’une borne en 2023

Le groupe scolaire de l’Helvétie
L’école Helvétie a été construite en 1911. Elle comporte actuellement trois bâtiments : celui de l’école maternelle, situé à l’angle des rues Helvétie et Victor Delavelle, celui situé le long de l’avenue d’Helvétie, accueillant l’école élémentaire, et l’extension plus récente située à l’angle de l’avenue d’Helvétie et de l’avenue Denfert Rochereau.

Les conditions ne sont pas faciles pour les élèves et enseignants en témoignent plsuieurs documents
le menu en 1911 : soupe ou potage

être concierge, un métier difficile : en 1913, le concierge de k’Helvétie se plaint de ses conditions de travail
en indiquant qu’il travaille jusqu’à 23 heures et doit se lever à 3 heures et demie pour chauffer les classes pour 8 heures.
les réclamations : pour un téléphone ou des urinoirs

Les photos de classe révèlent des effectifs variables

28 garçons en 1955, 33 filles en 1958

L’enseignement s’effectue avec du matériel scolaire comme les cartes murales Vidal-Lablache (en 1910)

et des instruments de mesure : le compendium en 1910

L’établissement a été réquisitionné durant la guerre pour être transformé en hôpital temporaire

l’école d’Helvétie devient l’hôpital Complémentaire n° 5 Besançon. Elle comporte alors 200 lits et fonctionne du 9 octobre 1914 au 18 septembre 1916
Les hôpitaux complémentaires sont placés sous le contrôle du Service de santé, dans des « bâtiments réquisitionnés ».
L’école Paul Bert rue Paul Bert, Lanchy et Duchaillut
L’ancienne école Paul Bert a été construite selon les plans établis en 1928

Les recensements montrent la présence de directeur et concierge
En 1936, la directrice de l’école maternelle, Germaine Humbert loge avec sa mère dans cette 4 e maison
En 1946, Bonnert directeur et Devin institeur
En 1965, Mme Petitperrin directrice école maternelle et Boillot concierge

Jugée trop petite, l’école sera démolie en 2010

et déplacée rue Lanchy. Un EHPAD sera construit à la place
Au n° 5, de la rue Lanchy sur un terrain appartenant à Charles Côte, la ville va acquérir le terrain et faire construire une école. L’école comporte 14 classes. Sur le site, une des trois cuisines municipales est installée

Cette école a fait l’objet d’une rénovation ces dernières années

L’école maternelle est restée rue Paul Bert avec une entrée rue Duchaillut
et un nouveau bâtiment

L’école maternelle Fontaine Argent a été construite dans les années 1964-65 au pied des HLM
à la place des établissements Greset


Les enfants rassemblés en décembre 1966
L’école a comporté 4 classes en 1995 puis elle a subi des suppressions de classes

L’école Tristan Bernard a étgé construit entre la rue Tristan Bernard et la rue de Chalezeule

Le grand bâtiment a été complété par des préfabiqués.

La présence d’amiante ayant été dénoncée, des transferts ont lieu vers l’école Jean Macé. Le débat se prolonge depuis plusieurs années : Faut-il rénover cette école ou la reconstruire aux Vaîtes

Maquette de l’école des Vaîtes
Prochaine conférence d’histoire
jeudi 8 octobre à 15 h 30 aslle 9 du Centre Pierre Mendès France
au programme hsitoire des rues Garibaldi, général Roland et passage Rambaud

