Prochain Café Histoire consacré au Vallon de la Mouillère

Afin d’introduire le prochain Café Histoire qui se déroulera le 3 octobre 2019, nous avons jugé utile de vous rapporter ce que Gaston Coindre a écrit, à ce sujet dans « Mon Vieux Besançon ».

« Entre autres approches champêtres et pittoresques de la ville, un site curieux, singulier et le petit vallon de la Mouillère

Vallon frais d’atmosphère grise avivée par le vert intense des bas-fonds embus d’eau – terrains « mouillés » – cressonnière, baigné par la source du Broilot.

Le moulin dans le vallon de Mouillère dessiné par Gaston Coindre

La Mouillère proprement dite appartenait à la cité depuis le 20 février 1515 : le terrain adjacent c’est-à-dire celui de la brasserie, primitivement occupée par une abbaye fondée au XIIIe siècle, ne fait partie du domaine municipal qu’à partir de 1599, époque à laquelle les Gouverneurs donnèrent en échange celui où fut construit en ville le nouveau monastère. Alors les moulins ordinaires sont supprimés pour faire place à d’autres industries qui n’excluront pas le battoir ou foulon dont l’existence ne paraît pas avoir été compromise jusqu’en 1659. À cette date, le Magistrat acensait à Pierre Prost, citoyen de Besançon, fourbisseur, le cours d’eau et le terrain nécessaire pour la construction « d’un martinet, édifices, chaussées, écluses, etc. mais de telle sorte que ce qui sera construit apportera aucun obstacle à la commodité des lavandières, non plus que de l’abreuvoir, ni en rien diminuera ou détériora le pré joignant appartenant à la cité ». Le dit accensement pour 29 ans, au prix de 30 F. l’an. Pierre Prost, neuf ans après, sollicite la propriété de la Mouillère à accensement perpétuel, désirant établir « une nouvelle fabrique de canons, mousquets, fusils, hallebardes et autres armes utiles au public » ; attendu les frais considérables d’un pareil établissement il ne peut se contenter d’un accensement temporaire qui ne saurait l’indemniser de ses sacrifices. Le Magistrat accorde la concession au prix de 130 F.

Après la conquête de la province, s’inaugura l’aspect actuel du site : le nouveau système de fortifications envahit une partie de la cressonnière, sans autre changement jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. En 1791, nous y trouvons le martinet où l’on fondait les cloches enlevées aux églises : c’est là que le Charles Quint de l’Hôtel de Ville fut « jeté » pourrait être transformé en gros sous.

Vue sur le vallon et la Tour de la Pelotte

En 1792 et l’année suivante, on organisait à la Mouillère des banquets démocratiques. Le 3 messidor et le 12 thermidor de l’an VIII, le 14 ventôse et le 16 thermidor de l’an IX, les descendants de Pierre Prost vendent leurs droits sur leur fabrique d’armes aux citoyens Louis Greiner, brasseur à Besançon ; l’industrie de brasseur était désormais exclue de l’intérieur de la ville par mesure de salubrité publique. Il y avait alors quatre brasseurs à Besançon : Sylvant, Moutrille, Greiner et Lamy dont l’exercice était un monopole. On leur reprochait d’affecter leur voisinage et de nuire à la santé des citoyens en fabriquant de l’eau-de-vie par distillation des marcs et des grains.

Le blocus fut, en 1814 un désastre pour la brasserie détruite ainsi que la maison neuve d’habitation ; elle se remonta en 1816. M. Greiner avait subi une perte évaluée à plus de 50 000 F.

En 1848, un restaurateur, le sieur Cholle – Jacoulet annonçait tous les dimanches et fêtes un concert dans son jardin de la Mouillère. (Sans oublier les jeux de quilles ; le vallon était alors réputé pour ses bombances….)

Mouillère usines

Les usines du vallon à la fin du XIX° siècle

Quant à la suite, venez la découvrir sous forme de photos commentées lors de ce café histoire consacré à la découverte du vallon de la Mouillère, le jeudi 3 octobre à 15 h00, au café/restaurant La Fée Verte, 20 rue de Belfort. Inscription préalable obligatoire, du fait du nombre de places limitées Attention ! cette première séance est complète pour participer à une autre s’inscrire sur visitmouillere@gmail.com. et venez à la soirée conviviale

lavoir municipal

Le lavoir municipal près de la tour de la Pelotte en juillet 1965

 

Et, n’oubliez pas, à 18 h 30, le même jour 3 octobre, la soirée conviviale de rentrée organisée par Vivre aux Chaprais.

Sources : Gaston Coindre, Mémoirevive Besançon, photos fond Moutrille, M. Guy Renaud