Histoire des Chaprais : rue de la Rotonde (3)
Constructions, architecture et artistes rue de la Rotonde
Voici le troisième article pour présenter un compte rendu de la conférence d’histoire des Chaprais du 21 mai 2026. Cette réunion avait rassemblé une quarantaine de personnes à la Cassotte.

Jusqu’au milieu du XIXe cette rue en rassemblait que moins d’une dizaine de maisons, toutes situées côté pair à part la rotonde en forme de U construite pour la maintenance des trains de la Compagnie PLM

Plan de la rue de la Rotonde en 1862
La maison la plus ancienne, ayant échappé aux destructions imposées par le général Marulaz est actuellement située au n) 20 de la rue de la Rotonde.

La maison construite au 17 rue de la Rotonde est remarquable avec ses caractéristiques de l’Art Nouveau

Construite en 1911. ette villa est de style oriental très éclectique, avec des mosaïques et céramiques polychromes, poteries vernies.

Appuis de croisées et balcon, style Guimard, couloir en faïence de belle facture. Entrée et Bow-window avec décors de faïences et céramiques vernissées Mascaron au-dessus de l’entrée. Arc de fenêtre en plein cintre et non outrepassé, fermé par une clef d’arc en pierre.
Très beau balcon en bois (Hors service !).

Habitée en 1926 par Auguste Brigonnet, officier d’artillerie, elle appartient en 1946 et 1965 à Paul Froidevaux, né en 1899, fabricant d’horlogerie, il y loge avec une « bonne » suisse
Actuellement louée à de jeunes musiciens, après avoir été un accueil de réfugiés CADA
Plusieurs bâtisses ont été construites pour une destination industrielle horlogère comme Hatot avant d’être reconverties en logements

A côté, désormais cachée par un immeuble (le Pierre Louis) une maison qui aurait l’allure d’un relais de chasse

Cette maison a fait l’objet d’une extension

Le portail d’entrée a été déplacé

Au numéro 13, une petite construction est devenue un atelier d’artistes célèbres

Il fut d’abord l’atelier d’André Seurre maître verrier

Photo B. Faille, Mémoire Vive ville de Besançon (DR)
André Seurre est né aux Chaprais le 9 juin 1902. Sa mère, Marie-Joséphine Gagnepain âgée de 34 ans, décède 2 ans plus tard. Son père, Julien qui a été cuisinier, receveur au tramway, employé de commerce décéda aussi quand André n’avait que 8 ans.
Il est recueilli par la famille Midol qui habite le même immeuble que ses parents, le 37 rue de Belfort. Léon, Ambroise Midol est mécanicien « chauffeur » à la Cie PLM. Il a épousé Antoinette Bombicher en 1908. Lorsque le couple recueille André, ils n’ont pas encore d’enfants. Lucien Midol naît l’année suivante. André Seurre est donc élevé avec le jeune Lucien Midol : ils se considéreront toujours comme deux frères.
Tous deux font leur scolarité à l’école des Chaprais. Mais leurs études sont différentes. André suit les cours de l’école des Beaux Arts de Besançon, tandis que Lucien est admis à l’école des arts et Métiers de Chalons sur Saône. Il devient donc ingénieur. Il aura l’occasion plus tard d’embaucher André Seurre.

Le vitrail Vesontio réalisé par André Seurre
Puis ce local est devenu l’atelier du sculpteur Jens Boettcher,

Né en 1933 à Essen, en Allemagne. Français depuis 1974, il a été professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Besançon. Il est surtout connu pour sa sculpture monumentale au milieu du Doubs : le Minautore

Il a réalisé aussi la Pieta des Chaprais

La plupart des petits immeubles anciens ont le plus souvent des appendices dans la cour destinés à être des bûchers

exemple au n° 28 autre exemple au n° 12

Dans les années 1960 puis 1990 et 2000 une demi douzaine de grands immeubles ont accru la densité de la rue

D’abord au numéro 28
puis au numéro 23 (Château rose) et au n° 22 immeuble Athos

Au numéro 15 le Pierre Louis

Puis le Via Rotonda

Un projet immobilier qui suscita une contestation de la part des riverains

Enfin un autre immeuble a été construit plus récemment au n° 13

A suivre
Une dernière conférence d’histoire des Chaprais de la saison aura lieu
jeudi 2 juillet à 15 h 30 à la Cassotte
Zoom sur les rues du Château rose, du Cercle et rue Henri Baron

