Une villa de l’avenue Foch se refait une beauté
Connaissez-vous son histoire ?


La construction de cette maison date de 1910, le terrain ayant été acquis en 1908 d’après les sources cadastrales.
Sur l’indicateur Fournier de 1927, elle est encore répertoriée au n° 11 de l’avenue de la gare. 
A cette époque, ni hôtel Foch, ni garage

Il faut attendre 1929 pour que cette avenue soit nommée avenue Foch.
Elle se distingue par sa haute toiture, qui est située à l’arrière d’une véranda surmontée d’une terrasse à balustrade. Des céramiques polychromes sont visibles sous le débord de la toiture.
Une porte d’entrée latérale est située côté Nord
ouvrant sur un escalier
La façade arrière, sans particularité esthétique comporte 12 ouvertures.

Qui était le propriétaire ?
La villa a été édifiée pour Victor Eugène Douge un industriel.
Il est né en 1863 et mort en 1938 à Besançon. Il s’est marié en 1896 avec Marie Mélanie Perrin. Ils eurent trois enfants André Marguerite et Maurice.
En 1920 avec ses fils André Jules Constant et Maurice René Marie Jules et son neveu Louis Charles Victor, il déclare une société de construction mécanique située porte Charmont. 
La place Leclerc (photo Bernard Faille en 1959)
La société était spécialisée dans la fabrication des turbines et des moteurs à gaz, puis la fabrication des moteurs thermiques. Ses moteurs équipèrent notamment des pétrins de boulangers.
Publicités pour la fonderie Douge
En 1950, pour répondre aux besoin d’une agriculture qui se modernise et qui abandonne peu à peu la traction animale, l’entreprise Douge fait le pari de lancer sa propre gamme de tracteurs baptisée «Messidor».
La production cessera en 1956, mais Douge continuera de fournir des moteurs à un autre fabricant de tracteurs : la société jurassienne Labourier.
En 1913, Victor Eugène Douge devient conseiller municipal.
En 1911, demeurait également Pierre de Haut de Sigy, marquis, son épouse, leurs trois enfants et trois domestiques. Il est polytechnicien, directeur puis président des Forges de Franche-Comté et président des Usines de Clouteries d’Ornans . Il fut également conseiller général et sénateur.
Après la liquidation de la Société des Forges de Franche-Comté en 1936, il devient président de la Compagnie d’Assurances « L’Abeille » et maire de Sigy (Seine et Marne). Le château de Sigy est toujours la propriété de la famille.
Il ne faut pas confondre cette maison avec la villa du n° 13 avenue Foch
Celle-ci date de 1905. Elle a été conçue par Gustave Vieille, architecte bisontin qui vécut de 1843 à 1909, élève de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1862 à 1864. Gustave Vieille est également l’architecte de la maison Savoye et de la Caisse d’Epargne de la rue de la Préfecture.
C’est une maison tout en pierre. Elle se distingue par sa fine tourelle d’angle couverte d’un toit en poivrière et son porche d’angle arrondi avec une ouverture en arc brisé. Les tuiles sont en partie vernissées.
Elle a appartenu à la famille Weil. On y trouve aujourd’hui une étude notariale.

