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Histoire de la rue de l’Industrie, quelles industries ?

Suite du compte rendu de la conférence d’Histoire des Chaprais du 20 mars 25



Réunion d'histoire du 20 mars 25
Salle comble jeudi 20 mars pour la réunion mensuelle d’histoire dédiée à 3 rues : avenue Foch, rue de l’Industrie et rue Grosjean
Après le premier épisode consacré aux hôtels et villas de l’avenue de la gare devenue avenue Foch voici l’histoire de la rue de l’Industrie

Il ne reste plus guère de traces de cette industrie, pourtant elle a été importante et variée

En haut de la rue, à l’angle de la rue de la Viotte, il y avait une menuiserie Blanchard au n° 18
Qui aurait conservé une photo ?
En face, au n° 17 se trouvait la maison Boss spécialisée dans les ferments de raisin

boisson Raisina G Boss


Maison Boss rue de l'industrie
Cette belle maison et son parc arboré ont été rasés pour agrandir l’hôtel Florel

Au 13-15 se trouvait un affuteur, marchand de scies Gauley

L’indicateur Fournier de 1927 relève la présence d’un atelier du sculpteur Laëthier au n° 11 rue de l’Industrie, il a été principalement rue Grosjean (à suivre). Puis les Huiles Schell (Michaud)

Au n° 14, il y eut plusieurs ateliers et en 52 & 65 l’Est frigorifique et E Bouchet directeur
Plus récemment la menuiserie GL fermeture , Christian Comte et ALS


Au n° 12, plusieurs familles d’horlogers Alfred Toutoy horloger mécanicien (dont le père était né à Rome), sa mère Joséphine Metzger et Anthelme Bertholon le gendre.


Au n° 10 se trouvait une manufacture de tabliers

Au n° 8 se trouvait l’entreprise Charles Frey qui fabriquait des moteurs

Moteurs Charles Frey foire

Au n° 6 se trouvait l’entreprise Bijasson spécialisée dans la dorure
Bijasson 6 rue de l'Industrie dorure

Emile Bijasson est aussi connu comme pilote et pour avoir été à l’origine de la création de l’aérodrome de Thise au début des années 30

L’activité de dorure a été reprise par Lucien Huart à la fin des années 30. Lucien Huart était polisseur de métaux, marié et divorcé deux fois

Au n° 3, la Margarine Astra (des bureaux indiqués en 1952 et en 1965)
Au n°1, avant l’arrivée du consulat algérien, l’indicateur Fournier de 1952 et 65 relève la présence de Véron industriel (dans quelle branche ?)
Au n° 2 un immeuble moderne actuellement occupé par un marchand de tissus et des bureaux

L'entreprise de Roger Philippe était installée au 2 ruez de l'Industrie: à sa place, aujourd'hui, un commerce de tissus.
Il a été destiné à l’entreprise horlogère G. Philippe (et la SARL Marquis)

montres Philippe 2 rue de l'industrie
avant qu’elle ne déménage en haut de la rue de Belfort
Photo des emplyés de Philippe devant leurs nouveaux locaux 130 rue de Belfort en octobre 1966.

Avant guerre, le coin de la rue de l’Industrie et de la rue de Belfort avait une toute autre physionomie avec le Café de Lyon

Rue de Belfort, Industrie jadis

Outre les entreprises, la rue de l’Industrie était le domicile de plus d’une centaine d’habitants

rue de l'industrie population de 1906 à 1946

Que font-ils ? des activités professionnelles variées
En 1911 : 1 entrepreneur, 4 négociants, 1 ingénieur, 1 voyageur, 1 comptable
9 cheminots PLM, 4 employés PTT, 4 camionneurs, 1 adjudant, 1 agent de police
4 horlogers, 1 mécanicien, 1 tonnelier, 1 forgeron
1 cordonnier, 3 couturières, 2 domestiques, 1 manœuvre, 1 employé
2 maçons, 1 zingueur,

Plus récemment on trouve aussi infirmière, sage femme, officier, directeur de la Banque Populaire

Actuellement au n° 9 : Gaëtan Dariel exerce une profession rare « archetier »




A suivre le troisième chapitre : le bombardement de juillet 1943, la rue Grosjean et les personnalités : Foch, Grosjean, Siffert, Boucton et Laëthier



La prochaine réunion d’histoire des Chaprais aura lieu
jeudi 17 avril à 15 h 30 à la Cassotte sur le thème :
Hygiène et salubrité publique :
les transformations des Chaprais fin XIXe début XXe
Conférencière : Delphine Lantuas

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