Le 16 rue Suard, une ancienne adresse horlogère aux Chaprais

Vue d'ensemble des bâriments du 16 de la rue Suard

Le 16 rue Suard au coin de la rue de la Rotonde

Le 16 de la rue Suard (situé au coin de la rue de la Rotonde et de la rue Suard) fut, durant plusieurs dizaines d’années, une adresse de l’horlogerie bisontine.

Vue d'ensemble des bâtiments du 16 rue Suard

Les bâtiments du 16 rue Suard

Tout d’abord elle fut le siège de la Société Anonyme des Spiraux Français fondée en 1919. Il s’agit, bien sûr des ressorts spiraux pour l’horlogerie. Sachez qu’avec 1 kg de métal spécial, on pouvait créer 300 000 spiraux de montres! C’est un personnage fort intéressant qui créa cette société : Louis Trincano (1880-1945), ancien élève de l’école d’horlogerie de Besançon, directeur dès 1912 de l’école municipale d’horlogerie qui devient, sous sa direction, école nationale en 1921. Il participa à la création du poinçon de Besançon et fonda le journal « Le fabricant français d’horlogerie ». Outre la création de la société des spiraux il est à l’origine de la création de la Société Anonyme de l’Ébauche Française (1924) et de celle de l’Assortiment Français (1925). Cette société des spiraux a perduré jusque dans les années 70. La dernière adresse connue à Besançon était rue Gambetta.

Publicité sur les boîtiers des montres Miserez

Ancienne publicité des boîtiers Miserez

Dans les années 40, c’est le fabricant de boîtiers de montres, François Miserez qui s’installe au 16 rue Suard. Claude Fohlen, dans son Histoire de Besançon, parle de « ces quelques entreprises qui jouent un rôle prépondérant dans leur spécialité. Tel a longtemps été le cas de Miserez pour les boîtiers. » Mais ce que l’on sait moins c’est que Miserez fabrique également des briquets et des rayonnages métalliques. La marque existe toujours, mais en Suisse.

FM marque de fabrique de François Miserez

La marque François Miserez sur le boîtier d’une montre

Publicité pour les boîtiers suisses Miserez

Les boîtiers suisses Miserez

Il semble que cette entreprise ait figuré, à la Libération, sur la liste de confiscation des profits illicites réalisés pendant la guerre. Elle était encore domiciliée du 16 au 18 rue Suard en 1964.

Et fin des années 60, c’est Kelton qui avait installé là sa direction générale: le double d’un courrier, retrouvé aux archives municipales, que LIP lui adressa en fait foi. Nous aurons l’occasion de revenir sur cette entreprise Kelton installée, à ses débuts, aux Chaprais.

Puis ce fut quelque temps les locaux du cadastre (années 70) avant que les bâtiments ne soient transformés en logements individuels, comme ils le sont encore aujourd’hui.