Quoi de neuf en septembre aux Oiseaux ?
Gilets jaunes, Rhodia, Roumanie
Mardi 8 septembre Fenwick Un film de Léna Ichkhanian
(en sa présence)
2025 / Documentaire / 1h12’

Partant des traces laissées par le mouvement des Gilets Jaunes, Fenwick entreprend une traversée de la France en quête d’un mot, d’un visage, d’un souffle : celui de la colère sociale. Le film écoute celles et ceux qui la portent ou l’ont portée — retraités, jeunes, anciens manifestants, ex-CRS, habitants de quartiers populaires — pour tenter de nommer ce sentiment diffus qui habite plus que jamais le pays. À travers leurs récits, Fenwick cherche à comprendre comment cette colère s’exprime, se transforme, se tait parfois. Le film adopte une écriture immersive, sensorielle. Caméra à l’épaule, proximité des corps, attention aux sons bruts, à la respiration des lieux. Il ne s’agit pas de commenter, mais d’éprouver. De faire sentir la densité d’un geste artistique né dans l’ombre. Ce documentaire veut rendre visible ce qui se fabrique dans l’invisible. Montrer que sous terre se trame une autre manière de faire société. Photographe, régisseur puis réalisateur au sein des Souterraines, Vincent Capelli sait parfaitement ce que le festival mobilise comme forces humaines. C’est pourquoi il a décidé de se saisir d’une caméra pour suivre l’élaboration de l’édition 2025. Artistes et bénévoles lui ont dès lors fait confiance, acceptant le jeu d’être filmé·es chez eux, en souterrain, en réunion, au bureau…
Mardi 15 septembre :cinéma ouvrier : 2 films
L’ Association Les amis de la Maison du Peuple s’associe avec Habitat jeunes des Oiseaux pour présenter des films en relation avec le monde du travail. Cette première projection de deux films du Groupe Medvedkine de Besançon relate la belle histoire bisontine au cours de laquelle un groupe d’ouvriers de la Rhodia s’est emparé d’une caméra pour filmer les conditions de vie et de travail des ouvriers. Le premier film A bientôt j’espère (1967) réalisé par Chris Marker est le point de départ de cette aventure. A leur tour, soutenus et formés par des cinéastes (Jean Luc Godard, Chris Marker, René Vautier…) et des techniciens (Pierre Lhomme, Antoine Bonfanti, quelques ouvriers réalisent Classe de luttes en 1968.. A L’issue des projections, débat avec Henri Traforetti membre du Groupe et co-auteur avec Michèle Tatu du livre Des Étincelles aux Éditions de l’Oeil.
Séances à 17h30 et 20h30 et débat avec Henri TRAFORETTI et présentation du livre « Des Étincelles »
Habitat jeunes les Oiseaux 47 rue des Cras (séance gratuit)

A L’issue des projections, débat avec Henri Traforetti membre du Groupe et co-auteur avec Michèle Tatu du livre Des Étincelles aux Éditions de l’Oeil
A bientôt j’espère
Un film de Chris marker
Documentaire / 1967 / 44′

Classe de lutte
Un film du groupe Medvedkine de Besançon
Documentaire / 1969 / 40′
A bientôt j’espere En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d’une chaîne d’usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société imposait, impose à la classe ouvrière. Classe de lutte Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine. Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. Comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.
Jeudi 17 septembre Kontinental’25

- à 20 h
- Gratuit
Un film de Radu Jude
avec Eszter Tompa, Gabriel Spahiu, Adonis Tanța
2025 / Roumanie / 1h49’
Orsolya est huissière de justice à Cluj, en Transylvanie. Elle doit un jour expulser un sans-abri qui vit dans le sous-sol d’un immeuble du centre-ville transformé en hôtel de luxe. Un événement inattendu la met brusquement face à ses contradictions
Et l’exposition de Jean Cézard

L’Habitat Jeunes les Oiseaux c’est d’abord un hébergement et aussi une restauration

Restaurant ouvert à tous, proposant une cuisine traditionnelle dans un cadre convivial. Chacun peut composer sa formule à la carte en choisissant un ou plusieurs éléments entre les entrées, les fromages et les desserts.
C’est 13 € la formule complète
un exemple de menu
Mardi 08 septembre 2026
Entrées au choix : concombre à la crème, tomate à l’antiboise
Plats : sauté de lapin aux griottes, hachis parmentier, colin à la dieppoise
Accompagnements : polenta, haricots verts persillés, tomates à la provençale
Dessert du jour : mousse à la mangue

