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Hilaire de Chardonnet caché pour lui faire une beauté

Des échafaudages ont été érigés ce mardi matin 4 février autour du monument en l’honneur de l’inventeur de la soie artificielle

Tôt ce mardi matin des échafaudages étaient déjà installés devant le monument

chardonnet 4/2/25 matin

Cet après midi, des ouvriers continuent l’installation vue à contrejour côté de la rue Krug

monument Chardonnet depuis rue Krug 4/2/25

Vu du pont de la République, le monument paraît empaqueté

monument empaqueté 4/2/25

Le monument n’avait plus fière allure même quand le fleurissement était important

monument Chardonnet fleuri septembre 2015
Le monument fleuri en septembre 2015

Près du pont de la République, le monument à la gloire d'Hilaire de Chardonnet
Une partie du bas relief
réalisé par le sculpteur Georges Laëthier Revoir l’article d’Alain Prêtre

Qui était Hilaire de Chardonnet ?

Hilaire de Chardonnet en 1886

Un aristocrate

Né le 10 mai 1839 à Besançon, fils de Marie Gustave de Chardonnet professeur et de Marie Louise Christine Pautenet de Véreux. Il ne fréquenta pas l’école, recevant sa première instruction dans la famille. Il obtint un bac de sciences à 16 ans et poursuivit ses études à la fac de sciences à Besançon puis à Paris. Admis à l’Ecole Polytechnique, démissionna des Ponts et Chaussée pour ne pas servir l’empire, en royaliste convaincu. Il se maria avec Camille, fille du Comte Léopold de Ruolz à Lyon. Il était un fidèle du Comte de Chambord. A sa mort, il s’éloigna un peu de la politique, tout en conservant jusqu’au bout un mode de vie aristocratique avec un appartement de 14 pièces et 6 chambres de domestique à Paris où il est décédé en 1924.

Un chercheur

Il se lança dans des recherches en physique et en chimie. Après bien des efforts, et l’idée de mâcher une bulle de collodion et de l’étirer comme un ver à soie, il réussit à coaguler des fils de collodion en 1884. Il présenta sa découverte, la soie artificielle à l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Mais les industriels de la soie naturelle combattirent cette dénomination, on parlera de chardone puis de rayonne.
La Société de la Soie de Chardonnet est créée en 1889 et l’usine est mise en marche aux Prés de Vaux le 1er juin 1892. Les débuts furent difficiles. Il a fallu résoudre le danger de l’inflammabilité. Finalement ce sera de la « cellulose pure » . Un savant pas très doué pour les affaires.
On le moquait pour sa manie à faire des cocottes en papier.


Les usines des Prés de Vaux : soierie et papeterie

En 1930, avant la crise, la Société de la soierie est le plus gros employeur industriel de la ville avec 761 salariés devant Weil (600) et les papeteries (500).

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