Histoire des Chaprais : zoom sur la rue du repos
Jeudi 12 décembre conférence sur l’histoire des rues du repos et Chopard
avec diaporama de 130 photos et documents, à la Cassotte à 15 h 30

45 participants à la réunion ce 12 décembre 2024
Première partie : la rue du repos petit aperçu
Une histoire récente.
Jusqu’au milieu du XIXe : des jardins, quelques chemins et de rares constructions.
En 1862, le plan Landresse indique la route impériale, le ruisseau Fontaine Argent et le cimetière

En 1886, pas encore de rue Chopard, mais la rue du repos est tracée avec quelques constructions
Une rue relativement calme

longeant le cimetière des Chaprais


Sa population a dépassé la centaine d’habitants en 1931 alors que la rue Chopard ne comptait que 6 habitants !
La rue se compose de trois segments : le premier entre la rue des Docks (futur boulevard Diderot) et Fontaine Argent.
Une forte présence d’artisans
Le numéro 1 de la rue du repos est la propriété de Léopold Herzog. Celui-ci est fabricant de pâtes alimentaires. Les archives nous informent qu’en 1936 il devient adjudicataire d’un marché auprès de l’Intendance militaire de 4 850 quintaux de pâtes alimentaires. Léopold Herzog est né à Bâle, d’abord boulanger au 71 rue des Granges, avec son épouse Louise Cupillard, le couple achète cette propriété des Chaprais au début des années 20. Il est propriétaire de toute la parcelle où résident plusieurs locataires.
On y trouve aussi la menuiserie de Léon Chabod propriétaire au n° 4 de la rue du Repos. Proche du cimetière des Chaprais, cette menuiserie est spécialisée dans la fabrication de cercueils. Ce n’est pas la seule menuiserie de la rue. 
Le 4 rue du repos domicile de Léon Chabod
En 1922, le numéro deux est la propriété de la famille Joliot. Léon Joliot est négociant en gros
A côté, demeure avec sa famille. Charles Séron qui est ingénieur des Mines, employé aux Chemins de Fer.
La maison au numéro 6 a été construite pour Jacques Cabiro aux environs de 1896 avant d’être cédée vers 1915 à Jacques Grandperrin entrepreneur à Brûlefoin en serrurerie et ferronnerie puis en 1935-36 à Joseph Ecoiffier.
En 1922, le n° 8, à l’angle du 34 rue des deux princesses, est la propriété d’Elisabeth Pernot, la veuve de Henri Joseph Charpentier maréchal-ferrant.
Au numéro 3 est installée la SA Anciens établissements Micciollo et Cie spécialisée dans la fabrication de pierres dures célèbre pour ses statues monumentales
Une entreprise de vente de métaux est présente aux numéros 5-7 propriété de la veuve Pradier et de son gendre Grange
Au delà de la rue des deux princesses la parcelle a connu de nombreux propriétaires et résidents : sur le plan de 1922, le numéro 9 est la propriété des héritiers d’Arsène Boillot. Arsène Boillot est menuisier puis mécanicien. Il décède en 1912. En 1923, la maison est acquise par Georges Henri Drezet épicier au 77 rue de Belfort.
En 1921, F.A. Humbert, un Suisse horloger chez Lipmann occupe la maison puis en 1927, H Cretter, horloger ainsi que Deschamps employé et Emile Burtcher entrepreneur de travaux publics
La maison est ensuite acquise par Louis Vernerey, directeur d’école. En 1946, y habite André Carisey mécanicien, Nikita Tikonoff un russe mécanicien et Georgette Corkovic employée de bureau.
Les n° 11 & 13 sont occupés par la menuiserie Mounié
Charles Mounié, né en 1876, est recensé en 1921 au n° 13 avec son épouse, ses 2 fils et sa mère
Dès le recensement de 1921, le numéro 21 est la propriété d’Edouard Philippe né en 1878 retraité SNCF, il est présent en 52 et en 65. Habitent également à cette adresse, son frère Georges mécanicien , son épouse et leur fille. On note également la présence de J Richard. Mathilde Goguilly ouvrière devenue employée PTT y habite aussi
La physionomie de cette portion de la rue du repos a beaucoup changé avec la construction récente de grands immeubles
A suivre ….
Vous avez d’autres informations sur cette rue n’hésitez pas à partager en participant à la réunion et en adressant vos photos à contact@chaprais.info

