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Histoire des Cras suite : les autres rues

Zoom sur les rues Paul Bert, Lanchy, des Fluttes Agasses, du Foyer Familial, de la Famille …

Suite du compte rendu de la réunion d’histoire du jeudi 14 novembre (quelques extraits en bref)

Le quartier des Cras ne se limite pas à la rue des Cras, progressivement d’autres rues ont été tracées et dénommées

plan des Cras
Actuellement : rue Paul Bert, Lanchy, Fluttes Agasses, Romain Roussel, Trémolières, Famille, professeur Georges et Résal

Cras vu du ciel
Vue aérienne des 4 vents en bas à gauche à l’immeuble du professeur Georges en haut à droite

Les Cras plan Delavelle 1883

Les Cras sur le plan Delavelle de 1883 : on voit déjà les Fluttes Agasses


Les Cras en 1937 plan Siffert

En 1937, les rues de la Famille, du Papillon et Résal sont tracées et nommées

La rue Paul Bert a beaucoup changé récemment.



Auparavant, il y avait une école construite en 1928

école Paul Bert 2009
Démolie, en 2010,


émolition de l'école Paul Bert en 2010

Elle a laissé la place à la maison de retraite Les 4 tilleuls

EHPAD Les 4 tilleuls rue Paul Bert
En face, un square a été aménagé et dénommé square Salomon en hommage à un élu

Square Salomon, rue Paul Bert
Une usine moderne a été construite au n° 3 pour l’entreprise horlogère Yema


A son déménagement pour la rue des Cras, elle est occupée par Masnada et actuellement par un service de dépistage du cancer.
En face se trouvait un espace boisé
espace vert supprimé rue Paul Bert
qui fut rasé pour construire un ensemble immobilier et une pharmacie

Nuisances de chantier concassage rue Paul Bert
côté impair subsistent deux commerces boulangerie et boucherie. En 1965, le boulanger se nommait Emourgeon, le boucher Decreuse et Sainty (un tripier)

En 1936 (premier recensement connu pour cette rue), on dénombrait 4 maisons, 14 ménages et 49 habitants. Parmi eux 4 employés du PLM. dont un futur Résistant Raymond Berthet.
On note aussi Marthe Simette, dactylo. La sténographie devient fin XIX ème une discipline à part entière et même un métier, apanage d’une élite cultivée et réservée exclusivement aux hommes. Puis, avec l’apparition de la machine à écrire, sténographie et dactylographie deviennent inséparables. Les lignes bougent avec la Première Guerre mondiale : les hommes partis au front, les femmes doivent prendre le relais et exercer des métiers “masculins”. Le provisoire dure et le métier de sténo-dactylo se féminise fortement, au point de devenir un archétype du métier féminin dès l’entre-deux-guerres

Dans la rue Lanchy

où fut construite la nouvelle école primaire Paul Bert, on remarque la présence au n° 24, d’un horloger qui joua un rôle important dans la Résistance
24 rue Lanchy
Tout en haut de la rue, au bout d’un passage l’usine d’horlogerie Tena et Butty

rue Lanchy Tena et Butty

La rue du Foyer Familial

En 1936, 29 maisons, 68 ménages, 291 habitants
En 1946, 38 maisons, 69 ménages, 282 habitants
Dont 32 employés à la SNCF
Cité SNCF n° 46, 48 et 50
N° 1, 3 vacants, n° 5 Paul Petit sp et sa gouvernante
N° 9 Cosette Holvec institutrice
N° 13 plombier
N° 21 Henri FELIX boulanger
2 employés PTT, 2 biscuitières …
Au n° 8 résidait Jean Robert Résistant photographe puis gardien de la paix.
Au n° 32 demeurait un autre Résistant Armand Gratien chauffeur mécanicien à la SNCF

La rue a changé de nom en 1975, elle devient rue Romain Roussel Qui était-il ?

Romain Roussel évoque le quartier des Chaprais avant la première guerre mondiale

Né en 1898 en Ardèche, il déménage à l’âge de 7 ans, avec ses parents pour venir s’installer en Franche-Comté, à Besançon, aux Chaprais. Il faut dire que son père était cheminot et que c’est son travail qui l’amena ici.
Romain Roussel se fit connaître comme journaliste et écrivain en 1937, par la publication de son roman  » La vallée sans printemps » qui obtint alors le prix Interallié. Il décrit cette région entre Morez et les Rousses où il vécut 7 années dirigeant une imprimerie et un journal. L’herbe d’avril met en scène les enfants du quartier
Romain Roussel est mort en 1973. Il était vice-président de la Société des Gens de Lettres. Il a écrit de nombreux ouvrages très divers allant du roman régional, au récit comique et à des études à caractère historique.

En 1965, dans cette rue, on remarque deux établissements les Machines outils SEMA et les Boîtes de montres Stella (et Martinet)


Rue de la Famille

Elle doit son nom à la présence depuis 1902, de l’asile La Famille fondé par le pasteur Bas, président des Oeuvres Protestantes avec aide de la commune de Besançon
La Famille hospice protestant

Actuellement, le n° 12 est le siège de la Maison de la Famille (UDAF)

Foyer la Famille rotonde

Au n° 8, une petite maison demeure la famille Debain
maison Debain 8 rue de la Famille
Les établissements Vaucher mécanique de précision sont présent 22 rue de la Famille. On y a fabriqué des fournitures scolaires comme des plumes et aussi des briquets
Vaucher 22 rue de la Famille




Avant de s’appeler rue du professeur Georges, s’est créée la Cité des Cras avec cette très haute et très large construction en forme de banane

banane rue du prof Georges

Avant 1962, les immeubles du Professeur Georges sont construits, mais pas encore les Oiseaux

Cras vue aérienne

On a aussi parlé de la rue Résal (voir un précédent article), de la rue des Fluttes Agasses et de la rue des Roches

Prochaine réunion d’histoire des Chaprais
jeudi 12 décembre à 15 h 30 à la Cassotte
Zoom sur le rue du repos et la rue Chopard




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