Claude Racine, ouvert à la musique et à la peinture

Claude Racine, vous allez participer à la deuxième édition des Rencontres avec les artistes des Chaprais, pourquoi ?

Bisontin d’origine et désormais chapraisien, l’occasion m’est donnée de présenter mes aquarelles.

Claude Racine au balcon

De quand date ce goût pour la peinture ?

Une succession de faits. Dès le plus jeune âge, j’aimais dessiner. Ado, j’ai pris des cours aux Beaux Arts le jeudi après midi pendant que les copains tapaient dans un ballon. Plus tard, au hasard d’une balade dans le Haut-Doubs, j’ai rencontré au beau milieu d’un espace verdoyant,  un vieux monsieur, assis sur un trépied, peignant le magnifique paysage qui s’offrait à lui. Il ne manquait que la douce mélodie de la « Pastorale » pour parfaire ce qui pour moi était déjà un tableau. Dans ce décor, j’ai ressenti la joie et le bonheur que cela pouvait représenter. Je me suis promis qu’un jour je le ferais.

Puis, plus tard, j’ai eu un autre coup de coeur lors d’un voyage en Normandie. C’était à Honfleur, sur les bord de son célèbre bassin, mes yeux se sont portés sur une aquarelle naissante. J’ai été séduit.

Honfleur

Elle est toujours pendue aujourd’hui, au-dessus de mon bureau. Je me suis dit que  si un jour je me mettais à peindre, ce serait de l’aquarelle et rien d’autre. Un pas venait alors de se franchir.

Enfin, alors que je visitais une exposition d’aquarelles, salle de l’ancienne poste à Besançon, j’ai fait la connaissance d’André Lambert qui proposait des cours. Je m’y suis inscris sans hésiter. J’ai travaillé avec lui plusieurs années.

Avez-vous des thèmes favoris ?

Je précise d’abord que je pratique une peinture figurative, que je ne peux pas quitter, malgré mon désir quelquefois de tenter autre chose.

aquarelle Claude Racine lavoir

Je peins généralement des paysages

aquarelle Claude Racine paysage

et de la pierre.

aquarelle de Claude Racine pierres

Il m’arrive aussi de réaliser quelquefois des natures mortes.

aquarelle de Claude Racine nature morte

Comment procédez-vous ?

Parfois j’allais m’installer dans la nature pour peindre. Il m’est même arrivé de peindre les rives de l’Ognon depuis une barque, un vrai bonheur.

Rivière Claude Racine

Toutefois, la plupart de mes peintures sont réalisées chez moi. Je travaille alors d’après des photos que je prends moi-même, car je suis très attaché au cadrage.

J’utilise plusieurs formats. Ce qui est parfois gênant pour réaliser l’encadrement.

Avez-vous déjà participé à des expositions ?

Oui, à Novil’Art,  Quingey, Pouilley-les-vignes, Epeugney, Besançon, au Lion’s, etc … Cela m’a permis de rencontrer beaucoup d’autres artistes, ce qui m’a d’ailleurs conduit à organiser, trois fois par an, depuis une dizaine d’années, une exposition permanente dans une des salles du restaurant d’entreprise Le Trepillot à Besançon.

Vous vous intéressez aussi à la musique ?

Oui, j’ai fréquenté le Conservatoire à l’âge de 12 ans pour apprendre la clarinette. Très jeune, j’ai joué à l’Harmonie Municipale de Besançon. On répétait dans l’ancien Conservatoire de Musique. J’ai fait partie de l’UAICF, une association culturelle créée par les cheminots. J’y ai rencontré Claude Salomon qui y faisait du théâtre, et dont un square du quartier porte son nom. Puis, après avoir effectué mon service militaire dans la musique de la 2ème région aérienne au Bourget, aux cotés de quelques grands musiciens, la vie professionnelle et familiale m’ont éloigné des orphéons. En retraite, je suis retourné pendant trois ans au conservatoire pour me « recycler ».

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai commencé à travailler à 17 ans muni d’un un CAP d’aide comptable. Mon premier employeur a été POMONA (déjà les Chaprais !) Puis j’ai fait toute ma carrière dans une PME bisontine, en premier lieu dans l’immeuble SIDHOR rue de la Mouillère (encore le quartier Chaprais !).

SIDHOR rue de la Mouillère

J’ai terminé ma carrière comme directeur administratif et financier dans l’entreprise COBRA, spécialisée dans la confection et la commercialisation des bracelets montres. Elle s’était établie dans la zone industrielle de Trepillot, rue Jouchoux.

Quels sont vos liens avec le quartier des Chaprais ? 

Mon enfance s’est passée à Rivotte. Marié, j’ai habité aux Clairs Soleils (avant la naissance du quartier actuel) puis au bas de la rue de Chalezeule, dans l’immeuble « Les Hauts de Beauregard ». Ensuite, j’ai passé une trentaine d’années à Auxon-dessus pour revenir en ville, aux Torcols. Enfin, j’ai souhaité me rapprocher du centre ville avec mon épouse pour profiter plus amplement des multiples facilités que cela procure, au détriment il est vrai d’une vie plus campagnarde qui fut très agréable. J’habite aux Chaprais depuis 5 ans. J’aime bien aller en ville à pied, écouter des concerts, voir des expositions, aller au marché, flâner.  Quant à la rue de Belfort, elle a l’avantage d’être dotée de tous les commerces et différents services dont on peut avoir besoin.

Vous vous êtes investi dans l’association Vivre aux Chaprais Pourquoi ?

Que ce soit à Clairs-soleils (alors quartier neuf), à Auxon-Dessus, aux Torcols ou maintenant aux Chaprais, j’ai toujours aimé participer à la vie associative. Je recherche la convivialité dans quoi que ce soit, la musique, la peinture, les voisins ou d’autres domaines. A  Auxon, j’ai œuvré lors du festival Hom’Art et dans une association dans le cadre des travaux de la ligne à grande vitesse. J’ai également exercé un mandat en tant que conseiller municipal.

Claude Racine tablette

J’ai découvert l’association Vivre aux Chaprais par son journal. J’ai trouvé intéressant ce qu’elle proposait. J’ai aussitôt adhéré et maintenant je fais partie du bureau en tant que trésorier suppléant. Dans le cadre de l’association, je suis chargé des rapports avec la mairie pour les questions portant sur la voirie et principalement la sécurité des piétons. j’organise également des concerts. Le prochain avec l’orchestre de l’Harmonie des Chaprais le dimanche 10 mai au Parc des Chaprais

Concert harmonie des Chaprais 10 mai 2020

et le suivant avec les grands élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional le samedi 6 juin 2020.

Que faudrait-il améliorer dans le quartier, selon vous ?

L’important c’est de donner de la vie au quartier, cela passe par des choses matérielles : des trottoirs pour les piétons, des salles de réunions et d’activités et si possible une vraie Maison de quartier, mais aussi par des liens forts avec les habitants de tous âges, que « Vivre aux Chaprais »appelle de ses vœux.

 

Categories: Actualités, art