Les coups de coeur de lecture de l’été

La littérature italienne au centre des coups de coeur lectures

Une des activités régulière de l’association Vivre aux Chaprais s’est poursuivie cet été. La réunion du 7 août s’est déroulée exceptionnellement en Haute Saône chez une fidèle lectrice bloquée à son domicile par un petit accident de jardinage!

Six personnes avaient fait le déplacement dont Marielle, nouvelle venue accueillie avec chaleur et qui a très vite trouvé sa place au sein du groupe. Deux personnes étaient excusées.

réunion coups de coeur de lecture août 19

Le thème du jour était la littérature italienne et c’est avec l’entrain habituel que chacune a exposé son ou ses choix de lecture. Ce fut l’occasion de plonger au coeur de la mafia sicilienne (mais pas que…), de la vie de certains habitants de quartiers napolitains, d’enquêtes sur fond de fascisme au bord du Pô en crue, de thriller labyrinthique et de pages d’histoire méconnue.

Le groupe a décidé de se retrouver chez l’animatrice le mercredi 4 septembre à 16 h 30 pour de nouvelles aventures littéraires. Le thème de la prochaine rencontre sera la littérature américaine.

Les ouvrages présentés

Marie-France : souhaite faire un retour sur trois ouvrages empruntés lors de la dernière rencontre.

Il s’agit de La Mort du Khazar Rouge de Schlomo Sand: très apprécié,

Encore une danse de Katherine Pancol : une lecture facile,

crocodile

Un crocodile sur un banc de sable d’Elizabeth Peters : aventures drôles et bien rythmées.

et présente :

Eva dort de Francesca Melandri : Mille trois cent quatre-vingt-dix-sept kilomètres. Eva voyage en train depuis son Tyrol du Sud natal jusqu’en Calabre pour rendre visite à Vito, disparu de sa vie trop tôt et depuis trop longtemps, que la maladie menace d’emporter. Durant ce trajet du nord au sud de l’Italie, de sa région frontalière et germanophone au Sud profond, c’est toute son enfance et l’histoire de sa mère Gerda qui défilent dans sa tête.

Eva dort Melandri
Celle-ci est si belle, si libre, une fille-mère parvenue à mener une prestigieuse carrière de chef cuisinière dans un grand hôtel de montagne et qui rencontre Vito, sous-officier des carabiniers en garnison dans ce coin de la péninsule agité par un mouvement indépendantiste. Eva se remémore aussi le destin du Haut-Adige, passé en 1919 de l’Empire austro-hongrois défait à l’Italie, que Mussolini essaya d’italianiser de force et qui par la volonté d’un homme, Silvius Magnago, obtint de Rome un statut d’autonomie mettant fin aux actions terroristes et évitant une probable guerre civile.
Si sa région a finalement connu la paix et la prospérité, Eva, héritière innocente d’un amour impossible, a dû grandir sans Vito qu’elle veut à présent retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Inoubliable fresque historique et familiale, Eva dort brosse le portrait d’une mère exceptionnelle et, à travers l’histoire du Tyrol du Sud, celui de toute la nation italienne à l’unité encore fragile. Kilomètre après kilomètre, le récit nous entraîne vers la rencontre du présent et du passé en un double voyage bouleversant.

Marielle présente plusieurs livres :

Tension extrême de Sylvain Forge: Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologies conduisent parfois à la folie !

tension extrême Forge
Des cyberattaques paralysent la PJ de Nantes, infiltrent l’intimité des policiers et cernent une ville où le moindre objet connecté peut devenir une arme mortelle. Alors que les victimes s’accumulent, une jeune commissaire à peine sortie de l’école et son adjointe issue du « 36 » affrontent ensemble un ennemi invisible.
Toutes les polices spécialisées seront mobilisées pour neutraliser la nouvelle menace de la science complice du crime. Prix du Quai des Orfèvres 2018

L’Indésirable de Louis Guilloux:

1917 : la guerre s’éternise dans la boue des tranchées. À Belzec, une ville de l’arrière, les autorités ont établi un camp de concentration où sont parqués les étrangers indésirables. Un professeur d’allemand, M. Lanzer, y sert d’interprète, s’attirant, par sa tolérance, la sympathie des prisonniers. Lui et sa famille ont d’ailleurs secouru une vieille Alsacienne, échouée là par hasard. En retour, elle leur lègue, peu avant sa mort, ses maigres économies et quelques bijoux en sa possession.

L'indésirable Guilloux

Une rumeur, orchestrée par un collègue de Lanzer, accuse à tort le professeur d’avoir profité des largesses de la «boche». Quand le fils du principal, revenu blessé du front, découvre la mise au ban de son ami, il prend sa défense, au risque de devenir le nouvel indésirable…
Écrit en 1923 et resté inédit à ce jour, ce roman de jeunesse de Louis Guilloux brosse le tableau saisissant d’une humanité en guerre perpétuelle. L’auteur du Sang noir y révèle déjà un talent remarquable pour dire l’impensé de l’époque : que la barbarie, loin d’être circonscrite aux champs de bataille, peut surgir en chaque individu.

Elle évoque aussi  Salina de Laurent Gaudé :
Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

Salina Laurent Gaudé

Berthe présente trois livres :
Illusion Tragique de Gilda Piersanti:

En ce torride mois d’été romain, le petit Mario, dix ans, ne monte pas sur la terrasse de son immeuble pour y prendre l’air, mais pour épier son voisin du dernier étage, monsieur Ruper, un homme sans histoire qui vit seul et mène une vie rangée. Personne ne lui connaît la moindre relation, personne ne l’a jamais vu rentrer chez lui accompagné, et pourtant… Tous les soirs, Mario l’observe dans sa baignoire en train de coiffer et de savonner une très jolie jeune femme.

Illusion tragique Piersanti
Son ami Riccardo et lui ont décidé d’aller libérer la princesse, parce qu’il n’y a pas d’autre explication : monsieur Ruper l’a enfermée chez lui, elle est sa prisonnière ! Le plus difficile, toutefois, n’est pas de s’introduire dans l’appartement de monsieur Ruper, mais d’en sortir une fois qu’on y est entré…
Dans ce thriller de l’enfance menacée, Gilda Piersanti interroge les méandres infinis de la perversité. Devenir la proie d’un pervers est une malédiction, une vie entière ne suffit pas pour y échapper. Illusion tragique nous entraîne dans une intrigue aux retournements imprévisibles, comme un labyrinthe dont le tracé se recompose à chaque détour, jusqu’au dénouement… inimaginable.
Car la réalité à laquelle nous nous croyons solidement ancrés se révèle parfois n’être que faux-semblant. Le réveil sera alors sanglant, forcément sanglant.

Les moissons funèbres de Jesmyn Ward :

En l’espace de quatre ans, cinq jeunes hommes noirs avec lesquels Jesmyn Ward a grandi sont morts dans des circonstances violentes.

Moissons funèbres J Ward
Ces décès n’avaient aucun lien entre eux si ce n’est le spectre puissant de la pauvreté et du racisme qui balise l’entrée dans l’âge adulte des jeunes hommes issus de la communauté africaine-américaine. Dans Les Moissons funèbres, livre devenu instantanément un classique de la littérature américaine, Jesmyn Ward raconte les difficultés rencontrées par la population rurale du Sud des États-Unis à laquelle elle appartient et porte tant d’affection.

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu : Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l’Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s’emmerdent comme c’est pas permis. C’est là qu’ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Leurs enfants après eux N Mathieu
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées.

La France du Picon et de Johnny Halliday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.Goncourt 2018

 

Danièle présente trois livres italiens :

Le jour de la chouette de Sciascia :

Jour de la chouette Sciascia

 » La mafia est une association criminelle ayant pour fin l’enrichissement de ses membres, qui se pose en intermédiaire parasite, et s’impose par la violence, entre la propriété et le travail, la production et la consommation, le citoyen et l’Etat… J’ai cherché à comprendre ce qui faisait que quelqu’un était mafioso.C’est le sens de mon livre et, tout compte fait, je crois que c’est un bon livre, même si je le déteste…Je suis un instituteur qui s’est mis à écrire des livres… J’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais enfant j’aimais les cahiers, les plumes, les crayons, l’encre. Peut-être même que je la buvais…Je cherche à m’exprimer le plus clairement possible pour toucher le plus de lecteurs possible… Dans Le Jour de la chouette je crois m’être assez bien servi de la technique du roman policier. Beaucoup de gens ont lu ce livre. C’est mon livre le plus lu…  »

Gomorra Saviano

Gomorra de Roberto Savanio : « Ce ne sont pas les camorristes qui choisissent les affaires, mais les affaires qui choisissent les camorristes. La logique de l’entreprenariat criminel et la vision des parrains sont empreintes d’un ultralibéralisme radical. Les règles sont dictées et imposées par les affaires, par l’obligation de faire du profit et de vaincre la concurrence. Le reste ne compte pas. Le reste n’existe pas. Le pouvoir absolu de vie ou de mort, lancer un produit, conquérir des parts de marché, investir dans des secteurs de pointe : tout a un prix, finir en prison ou mourir. Détenir le pouvoir, dix ans, un an, une heure, peu importe la durée : mais vivre, commander pour de bon, voilà ce qui compte. Vaincre dans l’arène du marché et pouvoir fixer le soleil. »
Gomorra explore Naples et la Campanie dominées par la criminalité organisée, sur fond de guerres entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogue et déchets toxiques. C’est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l’économie mondialisée. Mais c’est aussi l’histoire intime de Roberto Saviano, qui est né sur ces terres et a choisi l’écriture pour mener son combat contre la camorra.

Contraire de la mort Saviano

Le contraire de la mort de Roberto Saviano : Ce livre réunit deux récits situés dans le sud de l’Italie, deux textes qui se dressent contre la violence des hommes en général et celle de la Mafia en particulier. « Le contraire de la mort » raconte le deuil de Maria, une jeune fille de dix-sept ans qui a vu son amoureux Gaetano partir pour l’Afghanistan, d’où il n’est pas revenu. « La bague » fait le portrait de deux jeunes hommes, Giuseppe et Vincenzo, qui, parce qu’ils ont choisi d’exercer un vrai métier et refusé de faire le jeu de la Camorra, vivent dans la misère.
Dans ces nouvelles, Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra, ouvrage qui lui a valu un succès international et une condamnation à mort par la Mafia napolitaine, interroge la mémoire et le temps, l’amour et la mort à travers le sort funeste de deux amoureux, de deux amis.

Françoise :

expose une présentation sommaire de La vie parfaite de Silvia Avallone

un livre proposé par Katherine aujourd’hui abente :

Vie parfaite S Avallone

Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier de Labriola et part accoucher, seule. Parce que l’avenir n’existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu’elle n’a que dix-huit ans et que le père est en prison, elle envisage d’abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d’enfant torture Dora jusqu’à l’obsession. Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins de leur histoire. Et tous ces géants fragiles, ces losers magnifiques, cherchent un ailleurs, un lieu sûr, où l’on pourrait entrevoir la vie parfaite.
Avec un souffle prodigieux et une écriture incandescente, Silvia Avallone compose un roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir.

et présente

La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino:

1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

la goûteuse d'Hitler

Les notes de Françoise :

Rosella Postorino est d’origine calabraise, née en 1978 et ce roman est le seul a avoir été traduit en français. Il a été récompensé de 4 prix en 2018 en Italie. Prix Campiello, Possale Luigi Russo, Rapallo, Vigevano Lucio Mastronardi.

Elle est par ailleurs éditrice et journaliste, romancière à Rome où elle demeure.

l’histoire:

Rosa Sauer, née le 27 décembre 1917, dont le père était cheminot et la mère couturière, doit aller vivre seule chez ses beaux-parents (son mari est allé combattre sur le front Russe) à Gross Partsch, en Prusse orientale. C’est près de ce village que se trouve Wolfsschanze, la Tanière du Loup, où le Fürher a passé plus de huit cents jours pendant la seconde guerre mondiale

Celui-ci craint qu’on veuille l’empoisonner.
En 1943, une dizaine de goûteuses vont être recrutées et Rosa ne peut rien faire d’autre que de suivre les SS venus la chercher pour l’emmener à la caserne Krausendorf, près du bunker, tester avec les autres jeunes femmes la nourriture destinée au dictateur.

Ces femmes, enrôlées de force, avaient le devoir de manger, que cela leur plaise ou non. le Führer s’attablait une heure plus tard… s’il n’était rien arrivé à ses goûteuses. Celles-ci servaient littéralement de cobayes, et devaient être prêtes à mourir empoisonnées à tout instant pour préserver celui qui ravageait le monde.
Qu’une nation soit prête à sacrifier ainsi des êtres humains, qui plus est appartenant à son propre peuple, est très révélateur de l’endoctrinement massif qui avait cours à cette époque : rien n’était trop beau pour le Führer, tout lui était dû, y compris des vies humaines.
D’un côté, on pourrait se dire qu’elles en ont de la chance ces goûteuses : en ces temps de privations, elles sont royalement nourries. Mais elles paient très cher cet « avantage ».
Par l’angoisse d’abord. Une angoisse permanente : celle de mourir empoisonnées.

Curieuse situation, alors que tant de monde meurt de faim, que d’avoir peur de mourir parce que l’on a mangé !

Ensuite, confinées chaque jour de longues heures dans des locaux proches du QG d’Hitler, elles sont condamnées à vivre avec des compagnes d’infortune qu’elles n’ont pas choisies, sous la surveillance de soldats peu empathiques et pour beaucoup d’entre eux, très brutaux.Des affinités se créent entre les goûteuses, mais il y a la jalousie, l’hostilité et des révélations qui maintiennent en haleine.

Rosella Postorino s’est appuyée sur le témoignage très tardif, à 95 ans, de Margot Wölk, la dernière goûteuse d’Hitler en vie. C’est elle qui lui a inspiré son personnage principal : Rosa Sauer.

Tous les sentiments, les craintes et les doutes que ressent cette jeune allemande sont superbement décrits et analysés et permettent de comprendre un peu mieux des événements historiques méconnus de la seconde guerre mondiale.
Catherine:

Evoque l’auteur Erri De Luca avec deux titres :

Le plus et le moins :

Erri De Luca

Trente-sept textes réunis ici sont autant de points de repère biographiques de la vie d’Erri De Luca. La liberté rencontrée dans la nature tout autant que dans les luttes politiques, la fraternité entre travailleurs et le partage avec l’étranger, la lecture de la Bible et la figure de l’ange, voilà quelques-uns des motifs que tisse l’écrivain italien dans Le plus et le moins. Un livre inclassable et iconoclaste qui éclaire l’œuvre et le parcours d’un des auteurs les plus singuliers de notre temps.

Montevididio :

Montedidio

«Chacun de nous vit avec un ange, c’est ce qu’il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu’il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: « Tu ne peux pas t’en aller à Jérusalem », lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. « Cher Rav Daniel, lui répond l’ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu’au mur occidental de la ville sainte avec une paire d’ailes fortes, comme celles du vautour. » Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. « Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l’étui de ta bosse. » Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu’ici un sac d’os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Le fleuve des brumes de Valério Varesi :

Dans une vallée brumeuse du nord de l’Italie, la pluie tombe sans relâche, gonflant le Pô qui menace de sortir de son lit.

Fleuve des brumes
Alors que les habitants surveillent avec inquiétude la montée des eaux, une énorme barge libérée de ses amarres dérive vers l’aval avant de disparaître dans le brouillard.
Quand elle s’échoue des heures plus tard, Tonna, son pilote aguerri, est introuvable.
Au même moment, le commissaire Soneri est appelé à l’hôpital de Parme pour enquêter sur l’apparent suicide d’un homme.
Lorsqu’il découvre qu’il s’agit du frère du batelier disparu, et que tous deux ont servi ensemble dans la milice fasciste cinquante ans plus tôt, le détective est convaincu qu’il y a un lien entre leur passé trouble et les événements présents.
Mais Soneri se heurte au silence de ceux qui gagnent leur vie le long du fleuve et n’ont pas enterré les vieilles rancœurs.
Les combats féroces entre chemises brunes et partisans à la fin de la guerre ont déchaîné des haines que le temps ne semble pas avoir apaisées, et tandis que les eaux baissent, la rivière commence à révéler ses secrets : de sombres histoires de brutalité, d’amères rivalités et de vengeance vieilles d’un demi-siècle…

coups de coeur de lecture été 19

 

 

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