D’un pont à l’autre, le pont de la République (billet n°3 1940-1944)

Troisième billet sur le pont de la République, proposé par mr Christian Mourey. Nous remercions mr Jean-Pierre Schad de la boutique La Missive, à Battant, pour sa documentation.

Revoir le billet n° 1 et le billet n° 2

pontsaintpierreA l’approche des troupes allemandes, le Génie français fait sauter le 16 juin tous les ponts de Besançon permettant le franchissement du Doubs. Le pont de la République est réduit à quelques amas de pierres émergeant au fil de l’eau. L’occupant exige la reconstruction en dur de ce pont, en bois pour les autres ouvrages et prescrit en 1941, la construction d’une passerelle métallique provisoire dans le prolongement de l’avenue Denfert-Rochereau. Provisoire qui s’attarde jusqu’en 1989.

C’est l’entreprise Zublin-Perrière de Paris ayant une direction régionale à Besançon qui est chargée de la reconstruction du Pont de la République. La version de 1885 était en pierre (taille et moellons). Celle de 1940 est en béton coffré; seuls les parements et les parapets sont en pierre.

Retour de balancier, à l’approche de l’armée américaine, l’occupant dynamite en 1944 tous les ponts bisontins. Dans sa précipitation, l’arrière garde allemande n’utilise pas les chambres de mine et l’explosion du 7 septembre 1944, à 15h45, n’entraîne pas la destruction totale du pont. L’arche centrale est pulvérisée mais l’arche rive droite, bien que décintrée est toujours là.

Le pont de la République détruit

Le pont de la République détruit : l’arche rive droite va s’écrouler, mais on visite en toute liberté/

Elle s’écroulera peu de temps après. L’arche rive gauche s’est affaissée de 12 cm et un joint de 2 cm s’est ouvert entre le soubassement de la pile et la fondation. L’entreprise Zublin-Perrière est à nouveau chargée de la réfection du pont.

Gros plan sur les destructions du pont Saint-Pierre provoquées par les allemands.

Les destructions du pont saint Pierre

 

 

 

 

 

 

 

Photo de la passerelle Denfert Rochereau, elle aussi, détruite.

La passerelle Denfert Rochereau est, elle aussi, détruite.

Photo ci-contre, à droite : De face, Henri Delattre, ingénieur des Ponts et Chaussées. De dos, Charles Ruh, directeur régional de Zublin-Perrière. La liaison Boucle-Chaprais se faisait par la digue et des échelles posées sur les vestiges rive droite de la Passerelle.