D’un pont à l’autre, le pont de la République (suite n°2: 1883-1940).

Deuxième billet proposé par Christian Mourey : nous lui renouvelons nos remerciements ainsi qu’à mr. Jean-Pierre Schap, de la boutique La Missive.

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Vue du pont Saint-Pierre et du tram en 1897

Le pont Saint-Pierre et le tram en 1897

On opte pour une construction entièrement en pierre. Les travaux sont immédiatement lancés. La roche compacte du lit de la rivière assure solidité du pont et construction rapide. Le temps est favorable. A l’approche de l’hiver 1883/84, la maçonnerie est hors d’eau et au printemps 1884, les piles sont au niveau des voûtes. La pierre provient du Jura, de la carrière de l’Abbaye-Damparis. Elle est d’une belle couleur uniforme et facile à travailler. Les pierres sont taillées sur le lieu d’extraction. Ce choix est contesté par certains mais la pierre de la Malcombe est fragile sous l’outil et d’un aspect moins agréable. Vu l’importance du volume à fournir et les autres chantiers en cours, il aurait fallu compléter avec la pierre des Montboucons. On échappe au Pont d’Arlequin.

L’arche jetée sur le canal du Moulin Saint-Paul repose sur une charpente métallique construite par les Forges de Franche-Comté de Fraisans. Elle est rapidement démontable au cas où… (Génie militaire quand tu nous tiens!)

Le nouveau pont est un peu plus élevé que l’ancien mais les rampes d’accès sont plus longues et il est gratuit. Que du bonheur en cette année 1885.

Ce pont de pierre facilite l’urbanisation des Chaprais. En 1897, il accueille le premier tramway. L’économie s’enracine dans l’Est Bisontin. En 1906, sur les 460 sociétés horlogères bisontines, 29 sont déjà aux Chaprais dont Utinam et Lip. C’est la belle époque de « dératisation » radicale de la signalétique bisontine. Le Pont Saint-Pierre devient Pont de la République à l’époque où Besançon, avec le casino et l’établissement thermal devient Besançon-les-Bains. Le cimetière des Chaprais est le cimetière de Besançon. Dans l’esprit des responsables de la ville, la gare de la Mouillère doit devenir la gare de Besançon. Mais la Société Paris-Lyon ne joue pas le jeu et pour ses dirigeants ce sera la Viotte.

Vue du pont Saint Pierre et du tram en 1910

Le pont Saint-Pierre et le tram en 1910

En 1910, les bois de la papeterie de Novillars jouent une pâle reprise de l’offensive des traverses de l’inondation de 1882. En vain. Le danger viendra

Vue générale, au pont Saint-Pierre, de l'inondation de janvier 1910 avec les bois de la papeterie de Novillars

Janvier 1910, inondation au Pont Saint Pierre : les bois de la papeterie de Novillars

en 1940, de plus loin, d’outre-Rhin.

 

Photo n°2, à droite : on a profité de la réparation des dégâts provoqués par les inondations de 1910 au dépôt d’Isenbart pour modifier les voitures du tram. Elles sont dorénavant fermées et la montée des voyageurs se fait par le côté.

A suivre….

Vue du bois de la papeterie de Novillars, bloqué sous le pont Saint-Pierre, lors de l'inondation de janvier 1910.

Le bois de la papeterie de Novillars accumulé lors de l’inondation de janvier 1910, au pont Saint-Pierre, côté canal.