Se soigner par l’homéopathie en débat le 16 mars à la Journée Santé Bien être

Françoise Thirard docteur en médecine

Françoise Thirard médecin

Vous participez à la Journée Santé Bien être des Chaprais Pourquoi ?

Journée Santé Bien être calicot

Parce que j’en ai entendu parler. Je me suis dit que c’était une bonne occasion de parler de l’homéopathie.

Vous allez animer une conférence sur l’homéopathie. A-t-elle besoin d’être connue ? défendue ?

Ce sera plutôt une causerie, avec débat. Je ne pense pas que l’homéopathie soit inconnue après deux siècles d’existence. Elle a été créée par Samuel Hahnemann au début du XIXe siècle (la première édition de son livre Doctrine homéopathique l’art de guérir a été publiée en 1810).

Samuel Hanhemann

Pourtant, elle subit des attaques violentes qui nécessitent de la défendre.

En résumé, en quoi se distingue-t-elle de la médecine allopathique ?

Alors que la médecine classique s’efforce de soigner une maladie spécifique ou un organe spécifique selon une méthode identique quelque soit le patient, la médecine homéopathique soigne globalement une personne dans sa singularité. Pour une maladie déterminée l’homéopathe pourra proposer des remèdes différents selon les personnes.

L’autre caractéristique, c’est l’absence de toxicité et d’effets secondaires.

Peut-on dire qu’en homéopathie, un seul médicament suffirait pour soigner une personne ?

Ce serait l’idéal de trouver ce médicament correspondant exactement à une personne déterminée. Mais ce n’est pas facile. C’est le but de nos consultations de rassembler un ensemble de symptômes et de remonter à l’origine de la maladie : on recherche le « terrain »

Pourtant, on observe que certains médicaments homéopathiques semblent convenir à toute personne ayant subi le même mal.

Oui par exemple, l’Arnica suite à un choc, un traumatisme, Apis Melica suite à une piqûre etc …

Mais dans ce cas il s’agit de soigner un cas aigu : tel symptôme, tel remède. Dans la maladie chronique, il faut revenir sur l’histoire du patient, son terrain. Et dans ce cas, il faut explorer une pharmacopée très vaste utilisant des matières végétales, animales ou minérales.

Combien y a-t-il de médecins homéopathes? leur nombre est-il en baisse ?

A Besançon, nous sommes officiellement une dizaine seulement. La difficulté, c’est que ces médecins sont pour la plupart de la même génération celle qui a l’âge ou bientôt l’âge de la retraite. Il y a aussi des généralistes qui prescrivent des remèdes homéopathiques.

Comment sont formés les médecins homéopathes ?

Il faut déjà apprendre la médecine classique puis se former à l’homéopathie en 4 ou 5 ans dans des écoles spécialisées. Auparavant, c’était enseigné à l’université, y compris à Besançon par MM Moussier et Belot. Cela représente un travail énorme qui ne s’arrête jamais.

Répertoire homéopathie Synthesis

Il y a plus de 600 remèdes à connaître et il faut prendre beaucoup de temps d’écoute.

On évoque fréquemment le possible déremboursement des médicaments homéopathiques, cela aurait quels effets ?

La hausse du prix des médicaments qui est très modique actuellement. Sans régulation par la Sécurité Sociale les industriels vont vouloir fixer les prix librement. Cela risque de décourager les vocations. Supporter d’être sans cesse contesté, c’est difficile. L’auto-médication se développerait davantage.

Concrètement comment va se passer votre causerie samedi 16 mars à la Cassotte ?

A 16 h, il est prévu de l’animer à deux voix : je parlerai de la thérapie et Pierre Gauthier des médicaments. Je souhaite qu’il y ait la place pour le débat, les questions des visiteurs.

Françoise Thirard

Depuis combien de temps êtes vous installée aux Chaprais ?

Cela va faire 40 ans que je pratique d’abord à Palente. Puis en 1985, nous avons ouvert un cabinet avenue Fontaine Argent avec ma collègue Annie Chuard jusqu’en 2000. Elle est partie à Montrapon tandis que je suis restée au même endroit aux Chaprais.

Que pensez-vous du quartier des Chaprais ?

C’est un quartier très vivant, très agréable. Il y a beaucoup d’initiatives, d’animations. A un moment donné, j’ai regretté la fermeture de la cafétéria qui était au dessus du Supermarché Casino. Il manque peut-être de petits restaurants d’un autre genre que les fast-foods.

Avez-vous d’autres occupations, des loisirs, des passions en dehors de l’homéopathie ?

Heureusement, bien que ça me prenne beaucoup de temps. J’aime la lecture, je pratique le yoga, la marche, le sport. J’ai besoin d’être dans la nature. Je participe aussi aux ateliers d’art avec Elodie Anne Kroenig

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