L’art nouveau aux Chaprais : thème du prochain Café Histoire le 8 novembre 2018 à 15h au bar/restaurant Le Fontaine Argent

   L’art nouveau puise ses racines dans le mouvement Arts & Crafts, apparu en Angleterre dans les années 1860. Il s’apparente à un désir de retour à l’artisanat, à une revalorisation du travail ouvrier, à la création de beaux objets utilitaires. William Morris en fut l’un des grands promoteurs. Il s’agit de relancer l’art de l’ébénisterie, de la poterie, de l’émaillage, en renouant avec un retour à la nature et la simplicité.

            En France, l’Art nouveau a émergé au début des années 1890. Il touche principalement l’architecture et les objets de décoration d’intérieur, comme les meubles et les verreries. L’architecte Hector Guimard en est l’un de ses plus célèbres représentants. La promotion de l’Art nouveau fut assurée par le marchand Samuel Bing qui ouvrit un magasin à Paris en 1895. Les représentants du style Louis Majorelle (ébéniste, décorateur), Émile Gallé (Maître-verrier, ébéniste, céramiste), René Lalique (orfèvre, vitrailliste), Eugène Grasset (graveur, affichiste, décorateur) s’illustrent particulièrement lors de l’exposition universelle de 1900.

 

            La ville de Nancy fut un véritable laboratoire de l’Art nouveau. Une école crée le 13 février 1901. Composée d’un président par le verrier Émile Gallé et de trois vice-présidents, Louis MajorelleAntonin Daum  (vitrier, entrepreneur) et Eugène Vallin  (architecte).

Villa Majorelle à Nancy

 

           Villa Majorelle

Ses promoteurs se fixent comme but de promouvoir les arts décoratifs. À la croisée de l’art et de l’industrie, cette école investit ainsi les domaines de l’architecture et du mobilier par l’intermédiaire des techniques les plus diverses.

 

Et à Besançon !

Le développement du quartier des Chaprais et la construction « des villas 1900 »  rue de Vittel se fit progressivement :

Villa rue de Vittel

                       6 rue de Vittel

La disparition de la plupart des vignes sur les collines de Besançon.

L’assouplissement des contraintes imposées par l’armée pour les constructions.

L’aménagement de la promenade Micaud se fait en 1843 sur d’anciens terrains militaires.

micaud pont et bassin

                        La passerelle métallique qui franchissait le Doubs sans piles intermédiaires depuis 1838 est remplacée en 1883 par l’actuel pont de la République.

Apparition de la gare Viotte, au-dessus des Glacis, construite en bois en 1855. Suite à sa destruction pendant la 2ème guerre mondiale, elle fut reconstruite en dur. Elle passa  d’un nombre peu important de voyageurs à ses débuts au flux continu que nous connaissons actuellement.

Le site des Glacis est jugé trop excentré et la municipalité décide de construire une nouvelle gare en dur sur le site de la Mouillère, en 1884.

En 1892 apparaissent les premiers bâtiments de l’Établissement thermal de la Mouillère, suivront l’Hôtel des Bains et le Casino.

Enfin les transports sont facilités par l’ouverture de lignes périphériques de tramways en 1897.

Villa avenue Denfert Rochereau

         Avenue Denfert Rochereau

            Tous ces événement ne sont pas étrangers au développement du quartier et à l’apparition vers 1900 du lotissement entre-autre des Villas (1896 et 1912) de la rue de Vittel, donnant cette impression de «campagne à la ville», proche du centre et ouvert sur l’extérieur grâce au chemin de fer et au tramway.

art nouveau rue de vittel

          Angle rue de Vittel, avenue Fontaine Argent

  Besançon s’est déplacé au-delà de la ceinture du Doubs et des dizaines « de villas 1900 »  et des immeubles de rapport sont apparus dans tous les quartiers périphériques.

villa rue des Jardins

rue des Jardins

Certaines sont encore visibles dans quelques quartiers : Bregille, Saint-Claude, Montrapon, Saint-Ferjeux, le Rosemont entre-autres, plus rares dans d’autres quartiers.

Villa rue de la Rotonde

           Rue de la Rotonde

Des bâtiments publics comme la grande poste et la brasserie du commerce (rue des Granges) par exemple.

Beaucoup de constructions ont été détruites (promoteurs) et d’autres ont été rénovées et modernisées, ayant perdu les ornementations d’origines.

Nous vous donnons donc  rendez-vous le 8 novembre pour échanger sur cette période d’extension du quartier.

Jean-Pierre Regazzoni

Et n’oublions pas la conférence de M. Joseph Pinard sur Albert Metin le lundi 5 novembre, à 18 h00, au Petit Kursaal.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée
Champs obligatoires*