L’usine des automobiles Schneider, avenue Fontaine Argent

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Savez-vous que Besançon possèda quelques usines automobiles, au début du XX° siècle, dont deux étaient installées aux Chaprais?

La plus importante est sans conteste l’usine d’automobiles de Théodore SCHNEIDER, installée en juin 1910 au 28 avenue Fontaine-Argent dans les anciens ateliers de Louis RAVEL, patron des carburateurs Zénith qui s’associe avec T. Schneider pour produire en six mois une première voiture une 10/12 HP.

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Ce véhicule contenait plein d’innovations techniques dont certaines firent l’objet de dépôt de brevets d’invention et qui furent reprises, par la suite, par d’autres constructeurs. Il faut noter, pour la petite histoire que nos deux associés ne possèdaient pas le permis de conduire…..

Si Louis Ravet était déjà dans l’industrie automobile avec ses fameux carburateurs, Thédore Schneider avait lui, commencé dans les….vélocipèdes…à Lyon en 1889.Avant de s’associer à Edouard Rochet, en 1896 pour fonder la « Société lyonnaise de vélocipèdes et automobiles Rochet et Schneider » (dissoute en 1907).

auto schneider 3Revenons à Besançon. Dès 1911, une automobile Schneider remporte une médaille d’or lors de la course Londres – Edimbourg pour avoir roulé 26 h….sans arrêt du moteur! Puis, en 1913, elle remporte des victoires lors de courses de côte au Mont Ventoux en grimpant les 22 kms en 28 minutes! Des succursales s’ouvrent à Lille, Alger, Bruxelles et des agences fleurissent en Ile de France, Madrid, Lausanne ou Buenos Aires…Une autre usine est ouverte à Boulogne sur Seine (revendue en 1916). 250 véhicules sont construits chaque année et les deux usines emploient quelques 500 personnes.

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Le conflit de la première guerre mondiale va mettre à mal l’entreprise. L’usine bisontine produit alors des camions de petit tonnage, des camionnettes et même des ambulances! Louis Ravel va quitter la société et créer sa propre usine d’automobiles, sous son nom, rue de l’Eglise (à l’emplacement de la salle des ventes ou de l’immeuble Le Mondrian?..).

Le succès, pour Schneider, sera de nouveau au rendez-vous en 1924, une version sportive atteignant les 105 km/h, puis les 115 km/h!

En 1929 l’entreprise est déclarée en faillite. La dernière voiture sort des chaînes en 1930. L’usine sera rachetée par la SADIM,
Société Anonyme d’Instruments de Motoculture qui fabriqua des tracteurs à chenilles et des tracteurs pour les vignes.La seconde guerre mondiale précipita la fin de l’entreprise qui devint….le lycée Saint Joseph.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter à l’excellent ouvrage « Les automobiles à Besançon 1900-1930″ écrit par Marc Douezy d’Ollardon et Raymond Dornier.

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