Maladie psychique : quel soutien ?

Quand :
5 décembre 2017 @ 18:00 – 20:00
2017-12-05T18:00:00+01:00
2017-12-05T20:00:00+01:00

« Soutenir une personne atteinte d’une maladie psychique »

Conférence-échanges du 5 décembre 2017 

Organisée par l’ARPC (Association Régionale pour la Psychiatrie Citoyenne)  dans le cadre de ses forums citoyens

Lieu de la conférence  : FJT de la Cassotte, 18 rue de la Cassotte, de 18 à 20 h

L’invité de ce forum :
Le Dr. Thomas Wallenhorst, psychiatre, chef de pôle à l’hôpital de Semur en Auxois, et psychothérapeute.

Il présentera son dernier livre (éd Chronique sociale, Janvier 2017), écrit sur ce sujet à partir de nombreuses rencontres avec des familles de malades et de l’animation d’un groupe de parole pour les familles, depuis 2002.

L’importance de créer un partenariat entre le médecin, le malade et sa famille est soulignée. La notion de partenariat peut être élargie à toutes les personnes que fréquente le malade, afin que les intéressés puissent poser leurs questions sur la maladie et sur le traitement. Tous les partenaires sont gagnants d’un tel partenariat.

Chaque famille met naturellement certaines compétences en œuvre. On peut séparer entre le savoir-être, le savoir-faire, le savoir-dire. Le malade a besoin d’être accueilli au sein de la famille comme il est et pour ce qu’il est au profond de lui. On doit insister sur plusieurs points : le fait de tenir compte de chaque membre de la famille, de donner des repères et imposer des limites, de maintenir des relations amicales en dehors du cercle familial, de repérer le stress pour prendre des mesures correctives, de prendre soin de soi-même.

Il est important de chercher à améliorer la communication. On doit souligner le piège de l’expression excessive d’émotions (EE) où il est possible d’exprimer de l’hostilité, de pratiquer une hyper-implication émotionnelle, de formuler des commentaires critiques. D’autres dysfonctionnements sont des jugements et des messages paradoxaux. L’expression excessive de telles émotions négatives a pour conséquence un taux de rechute plus important avec la nécessité d’hospitaliser le malade.

On doit recommander aux membres de la famille de s’informer sur la maladie et de se former en ce qui concerne leurs comportements avec le malade. Une telle formation répond à un nouveau courant en santé mentale : l’empowerment que l’on peut traduire par : « reprendre un pouvoir sur sa vie ».

Le fait de participer à une formation en groupe a un effet stimulant sur les participants. Ceux-ci apprennent à repérer leurs réactions émotionnelles en les contrôlant ; ils se sentent soutenus par les autres participants : c’est l’effet miroir et la reconnaissance par ses semblables. Les familles apprennent à exprimer leur désir et à se faire confiance ; elles contactent plus facilement les professionnels en cas de nécessité. Les malades eux-mêmes sont bénéficiaires de la participation de leur famille aux réunions de groupe, car ceux-ci sont plus détendus et gèrent mieux la distance.

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