Vous souvenez-vous de la CEDIS?

Peut-être faites-vous partie des nombreux bisontins qui se souviennent de la Cedis, non ?

MammouthSumaMaison Jardin, Mageco, Magasins J, et il y a plus longtemps encore, les Docks, les Economiques, etc. Pour de nombreux bisontins (et au-delà, de nombreux franc-comtois), toutes ces enseignes commerciales évoquent des souvenirs encore vivaces.

Mammouth logo

Mammouth

Mammouth à Besançon avant le Géant Casino actuel

Maison Jardin 85

Héritière des premières enseignes des Docks et Economiques, la Cedis est née en 1965 de leur fusion (voir à ce sujet, sur ce blog l’article en date du 14 juin 2014 : Qui se souvient des Docks FrancComtois ?).Rappelons la signification du nom de cette société qui vient de naître : Centre Est Distribution Succursaliste.

CEDIS rue des Docks

 Les anciens locaux de la CEDIS, rue des Docks, aujourd’hui boulevard Diderot

SUMA rue Tristan Bernard

Le Suma des Chaprais, rue Tristan Bernard (photo B. Faille memoirevive besançon DR)

La Cedis est alors une entreprise familiale bisontine dont le capital est détenu majoritairement par la famille Mathey . Elle est dirigée par les trois frères : GabrielJean et Henri ainsi que par leurs nouveaux associés fusionnés.L’entreprise est  florissante. Vingt ans après, en 1985, les trois frères Mathey ont pris leurs retraites. Entré en 1970 dans l’entreprise, quelques années après sa sortie de l’Essec, François-Noël Mathey en est alors le Directeur Général. Brutalement, en six mois et sans signe avant coureur, les anciens dirigeants décident de vendre l’entreprise à Casino. Or, brusquement, 20 ans plus tard, en 1985, la Cedis   est vendue à Casino, dont le siège social est alors basé à Saint-Etienne. Ceci se fait contre le gré de François-Noël Mathey qui rejoint le premier Saint-Etienne. Il y restera jusqu’en 1989, année au cours de laquelle il reprend l’entreprise de prêt à porter féminin Pierbé (contraction, oh coïncidence, de PIERre BEsançon son fondateur).  L’Est Républicain publiera, notamment en avril 1989, une interview dans laquelle il s’explique sur les événements dont il a été un témoin capital.

F N Mathey par Oudot

Portrait de François-Noël Mathey par G. Oudot ( DR)

Nous avons demandé à M. François Noël Mathey que nous avons rencontré à son domicile à Lyon où il vit avec son épouse Nicole, en retraite, l’autorisation de reproduire ses réponses datant de 30 ans. Ces propos nous semblent très importants pour comprendre la disparition progressive de cette société qui, au moment de sa vente, employait 10 000 personnes en Franche-Comté, Bourgogne, Champagne, Alsace et région Lyonnaise et y réalisait un chiffre d’affaires d’environ 1,5 milliard d’euros.

Les raisons et la réalité de cette disparition sont à ce jour largement méconnues et justifient que la vérité soit dévoilée sur ce qui restera un drame économique et humain pour la région. Elle reste à écrire.

 Merci à M. François-Noël Mathey de son aide précieuse !

 

JN Mathey Est 5 avril 89

Nous attendons, bien sûr, vos souvenirs et témoignages….

J.C.G.