Des livres coups de coeur présentés en mars 2019

Compte-rendu de la rencontre Coups de coeur lecture du mercredi 6 mars 2019

Parmi les activités  de l’association Vivre aux Chaprais, les réunions Coups de coeur de lecture ont lieu régulièrement La prochaine se tiendra le jeudi 4 avril à 17 h

pour y participer contacter chaprais@gmail.com

Sept personnes se sont retrouvées au Café Fontaine Argent, pour une nouvelle rencontre Coups de coeur lecture, mercredi 6 mars.

lecture réunion 6 mars 19

Ambiance enjouée et très à l’écoute malgré l’atmosphère quelquefois bruyante du lieu. Afin de ne pas être débordées par des informations trop denses (la dernière fois : 21 livres …), nous avons décidé de limiter les présentations à deux ouvrages par participant(e)s.

 

 

Ainsi 14 écrits ont été évoqués ; auteurs français ou étrangers qui nous ont fait explorer les milieux défavorisés japonais, la société égyptienne ou cubaine contemporaine, la piraterie du 18 ème siècle, et bien d’autres encore dans un échange coloré ou sombre, caustique ou émouvant. Et toujours très riche.

Voici les livres proposés :

livres coups de coeur

Françoise :

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

  • Un livre plein d’humanité qui réchauffe le coeur.

Le Sans Dieu de Virginie Caillé-Bastide

Hiver 1709, dans le sud de la Bretagne. Une vague de froid sans précédent s’abat sur le Royaume de France, déclenchant une famine effroyable. Arzhur de Kerloguen, modeste hobereau breton, assiste impuissant à la mort du dernier de ses sept enfants. Sa femme perd la raison et lui, les ultimes fragments de sa foi. Maudissant dieu, il décide de devenir plus cruel encore que le seigneur ne le fut avec lui. Printemps 1715, au large des Caraïbes. L’Ombre, un farouche capitaine, fait régner la terreur dans ces mers du bout du monde qu’il écume sans relâche. Lors de l’attaque d’un galion espagnol, il épargne un prêtre jésuite et le fait prisonnier. Un affrontement
s’engage alors entre les deux hommes sur l’épineuse question de l’existence de dieu. Autour du père Anselme et de l’Ombre gravitent nombre de flibustiers : fuyards, déclassés, prostituées, gueux et autres gibiers de potence qui ont renoncé à tout pour vivre une dangereuse et impensable liberté.
Le Sans Dieu, navire de l’Ombre, devient une scène de théâtre exiguë pour ces hommes qui ne se sont pas choisis, mais se retrouvent condamnés à vivre et à mourir ensemble, avec l’immensité de la mer pour seul horizon.

Un roman de pirates, où les tempêtes qui agitent les âmes semblent bien plus redoutables que celles qui déchirent les voiles.

  • Intérêt : Histoire des hommes rejetés par la société qui se tournent vers la piraterie.

Belle documentation sur le milieu de la mer et des bateaux

Les échanges entre un homme qui est dans la haine et celui qui est dévoué à Dieu (jusqu’à un certain point?…)

Le style 18ème siècle qui surprend, mais auquel on adhère finalement parce qu’il correspond aux situations et aux personnages.
Vrai bon roman de piraterie,comme on les aime,très bien écrit, très bien narré, où la brutalité ambiante est rendue avec finesse et tact.

Berthe:

La religieuse du gué de Anne Delaflotte Mehdevi

Mathilde délaisse une carrière prometteuse de diplomate pour ouvrir un atelier de reliure dans un village de Dordogne.

Cuirs, fibres de bois, feuilles d’or et pigments accompagnent désormais le quotidien de la jeune femme qui restaure avec passion et minutie les ouvrages qu’on lui confie. Un matin, alors que la pluie bat le pavé de la ruelle, un visiteur franchit le seuil de l’atelier. Un homme d’une beauté renversante et enveloppé d’un parfum de fougère et de terre fraîche. Celui-ci lui remet un livre ancien pour restauration, et disparaît.

 » Un bon relieur est quelqu’un qui ne lit pas « , disait le grand-père de Mathilde. Et pourtant, comment résister à la tentation de plonger dans ce mystérieux ouvrage relié à l’allemande, offrant des dessins représentant un fanum, antique lieu de culte gallo-romain, et dissimulant dans sa reliure une liste de noms à l’origine inconnue ? Cadencé par les vers de Cyrano de Bergerac, La relieuse du gué est un roman façonné pour tous les amoureux du livre.

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu:

Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l’Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s’emmerdent comme c’est pas permis. C’est là qu’ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Halliday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

  • Notes de Berthe: Peinture d’une adolescence, comme une répétition un peu triste. Sauf les personnages de milieux bourgeois qui s’échappent de leur milieu : pas de lueur d’espoir. ..

Salina de Laurent Gaudé

Salina, l’enfant de sel, petite étrangère venue d’on ne sait où, a été adoptée par le clan Djimba. Elle aime Kano, mais est contrainte d’épouser Saro. Brutalisée et humiliée, Salina refuse de se soumettre. Lorsque son mari meurt, Salina croit qu’elle va enfin connaître le bonheur… Mais ses espoirs se brisent rapidement. Elle ne se laisse alors plus mener que par la haine et l’esprit de vengeance, jusqu’à ce qu’une jeune femme lui apporte l’apaisement final. Cette pièce contemporaine, construite sous forme de triptyque, ouvre l’espace de la tragédie antique à d’autres univers. En réécrivant certains mythes, en variant les formes dramatiques et en mêlant les genres, elle permet aux élèves d’aborder le théâtre et ses représentations et de découvrir l’originalité d’une écriture actuelle, forte et poétique. En outre, une interview croisée de Laurent Gaudé et du metteur en scène Vincent Goethals permettra aux élèves d’entrer dans les coulisses de la création.

  • Notes de Berthe: Un conte dans la tradition Gaudé. L’histoire d’une femme, déposée bébé dans une tribu; sa vie douloureuse et lumineuse.Un conte un peu fantastique où amour et vengeance se disputent.

Catherine:

Hérétiques de Léonardo Padura:

Lancé sur la piste d’un mystérieux tableau de Rembrandt, disparu dans le port de La Havane en 1939 et retrouvé comme par magie des décennies plus tard dans une vente aux enchères à Londres, Mario Conde, ex-policier reconverti dans le commerce de livres anciens, nous entraîne dans une enquête trépidante qui tutoie souvent la grande histoire. On y fréquente les juifs de la capitale cubaine, dans les années prérévolutionnaires, tiraillés entre le respect des traditions et les charmes d’un mode de vie plus tropical ; des adolescents tourmentés d’aujourd’hui, dont les piercings et scarifications semblent crier au vu et au su de tous leur rejet de l’Homme Nouveau et des carcans faussement révolutionnaires ; mais aussi les copains du Conde, chaleureux et bienveillants, toujours prêts à trinquer à la moindre occasion avec une bonne bouteille de rhum. On y fait même un détour par Amsterdam, en plein XVIIᵉ siècle, à l’heure des excommunications religieuses et des audaces picturales, en compagnie d’un jeune juif qui décide d’apprendre l’art de la peinture, contre toutes les lois de sa religion.

hérétiques

  • Notes de Catherine:

L’auteur : Leonardo Padura né le 9 octobre 1955 à La Havane, est un journaliste, scénariste et écrivain cubain, auteur de plus d’une dizaine de romans, notamment d’’une série policière ayant pour héros le lieutenant-enquêteur Mario Conde, «un flic hétérosexuel macho-stalinien, alcoolo et désabusé, vengeur des petits et des faibles». Mario Conde, célibataire, d’abord au milieu de la trentaine dans les premiers romans, puis quadragénaire, évolue dans des récits subtilement agencés, afin de contourner la censure, où les «enquêtes criminelles sont autant de prétextes à lever le voile sur la société cubaine et ses faux-semblants».

Le roman de Leonardo Padura, Hérétiques, mettant en scène le héros favori de LP Mario Conde englobe dans son écriture différents genres: policier, aventure, épopée, récit de voyage. Il comprend quatre parties, ordonnancées comme un récit de l’ancien Testament: Livre de Daniel, Livre d’Elias, Livre de Judith, et la conclusion Genèse qui répond à toutes les questions posées par le lecteur. C’est un tableau de Rembrandt qui est le fil reliant ces histoires, développées chacune minutieusement dans leurs multiples rebondissements.

Dans le Livre de Daniel, Mario Conde et le lecteur font connaissance avec Elias Kaminsky et son père Daniel, parti tout jeune de Cracovie à la Havane chez son oncle avant la 2° guerre mondiale. En 1939, le paquebot Saint Louis en provenance de l’Allemagne nazie arrive au port de La Havane avec à son bord les parents et la sœur du petit Daniel et avec eux un trésor, un Christ, peint par Rembrandt lui-même. Ce tableau aurait pu être leur sésame…

Dans le Livre d’Elias, nous quittons Mario Conde et sommes transportés à une autre époque à Amsterdam, en plein XVIIᵉ siècle, dans l’atelier de Rembrandt lui-même en compagnie d’un jeune Juif Elias qui décide d’apprendre la peinture, malgré l’interdit qui pèse sur la production et la détention d’images chez les dévots de sa religion.

Le Livre de Judith ramène au premier plan le détective Mario Conde. L’enquêteur désenchanté découvre les tribus urbaines de la jeunesse cubaine en rupture de ban, les frikis, punks, vampires et autres déviants, pour essayer d’élucider la disparition d’une jeune fille.

D’une lecture complexe,Hérétiques est un roman passionnant alliant suspense, humour et épopée et dans lequel Leonardo Padura rend un vibrant hommage au libre arbitre et à tous les « hérétiques » qui osent s’opposer aux dictats de leur temps ou de leur communauté.

Babylone de Yasmina Reza

« Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C’est l’image d’eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l’excitation d’être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d’autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie.Un rire que je scrute à l’infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j’entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l’irrémédiable. »

  • Notes de Catherine

L’auteur :

Yasmina Reza née le 1° mai 1959 à Paris, fille d’un Iranien et d’une Juive hongroise

Ecrit des pièces de théâtre et des romans

Babylone: couronné par le prix Renaudot en 2016

La narratrice Elisabeth habite dans un appartement dans une banlieue parisienne imaginaire «Deuil l’Alouette» et nous parle de ses voisins du dessus, Jean Lino et Lydie avec qui elle se lie. Au printemps, elle organise une fête avec des amis intellos bourgeois vieillissants et ses voisins. Cette fête se finit très mal ..

Dans ce roman, au ton souvent caustique, voire grinçant, et utilisant beaucoup le retour en arrière (ce qui donne de la distance au récit) on rit, plutôt on se sent de connivence avec la narratrice, chercheuse en biologie, dont le récit abonde en détails concrets, décors et objets du quotidien. C’est pourquoi son attitude, présentée comme «naturelle», mais sans explication nous paraît très déconcertante. Au delà de l’humour, ce roman nous parle de la solitude, de l’exil, du vieillissement et bien sûr de la mort…, comme l’annonce le titre emprunté à un psaume que le père de Jean Lino lisait quand il était enfant et qu’il avoue n’avoir jamais compris: « Aux rives des fleuves de Babylone nous nous sommes assis et nous avons pleuré, nous souvenant de Sion.»

livres coups de coeur mars 19

Katherine :

J’ai couru vers le Nil de Alaa El Aswany :

A travers les péripéties politiques et intimes d’une palette de personnages liés les uns aux autres, du chauffeur au haut gradé en passant par la domestique musulmane et le bourgeois copte, ce roman évoque la révolution égyptienne à travers une mosaïque de voix dissidentes ou fidèles au régime, de lâchetés et d’engagements héroïques.

  • Notes de Katherine J’ai couru vers le Nil, Alaa el Aswany Actes Sud 2018

Roman d’un auteur égyptien publié à Beyrouth en 2018, au Liban car interdit en Égypte à ce jour. Alaa el Aswany également auteur de L’immeuble Yacoubian (2006)

L’action se passe au Caire en 2011, au moment de la révolution égyptienne en particulier des événements de la place Tahrir. On suit l’itinéraire de plusieurs personnages qui ne se connaissent pas nécessairement entre eux, essentiellement des opposants au régime. Un premier couple de jeunes amoureux qui communiquent seulement par lettres, un second couple amoureux, tous deux étudiants en médecine mais qui appartiennent à des milieux sociaux opposés (la fille d’un général chef de la sécurité politique et le fils d’un modeste chauffeur). Par ailleurs un riche bourgeois copte , vieil acteur désabusé, très porté sur le haschich et profondément amoureux de sa servante musulmane, mais à qui la révolution va redonner une raison de vivre. Un autre angle de vue est donné par le personnage d’un directeur de cimenterie, un ex-communiste qui a connu les prisons du régime mais qui est revenu de tout et ne croit plus en la possibilité d’une évolution en Égypte. Enfin, du côté de la contre-révolution, on trouve Nourhane, une belle femme, très experte en amour, ultra-religieuse et ou ultra-arriviste. L’auteur, en faisant alterner les points de vue (une technique déjà utilisée dans L’immeuble Yacoubian) nous fait suivre le déroulement des événements depuis leur déclenchement en passant par l’éviction de Moubarak puis le reflux du mouvement.

Ce qui est frappant, voire secouant, c’est la violence de la répression militaire, en particulier contre les femmes. Le récit intègre d’ailleurs de façon littérale, six témoignages de personnes violentées par l’armée. Frappant aussi l’énormité de la manipulation par les media (en particulier la TV) qui accusent les manifestants d’être payés par Israël et les USA et montent de toutes pièces de faux témoignages. Frappant enfin l’omniprésence de l’hypocrisie religieuse qui justifie violences et mensonges.

Le roman vaut donc surtout comme témoignage sur les événements. À noter que l’auteur , lui-même engagé, a publié dès 2011 des Chroniques de la révolution égyptienne. Mais on a aussi affaire à des personnages qui existent dans leur quotidien, dans leur vie affective. Quant à l’auteur, il manifeste sa présence par l’ironie (on sent qu’il ne supporte pas la bigoterie ambiante et l’hypocrisie religieuse) et un mélange de tristesse et d’amertume face au destin désespérant de l’Égypte.

Les Idéaux d’Aurélie Filipetti :

Une femme, un homme, une histoire d’amour et d’engagement. Tout les oppose, leurs idées, leurs milieux, et pourtant ils sont unis par une conception semblable de la démocratie.

Au cœur de l’Assemblée, ces deux orgueilleux se retrouvent face aux mensonges, à la mainmise des intérêts privés, et au mépris des Princes à l’égard de ceux qu’ils sont censés représenter.

Leurs vies et leurs destins se croisent et se décroisent au fil des soubresauts du pays.

Lorsque le pouvoir devient l’ennemi de la politique, que peut l’amour ?

Les idéaux Filippetti

  • Notes de Katherine:

Les Idéaux Aurélie Filippetti Fayard 2018

Le texte se présente comme un roman, un récit à la troisième personne et sans aucun nom propre (seulement des pronoms personnels). En fait le texte est très largement inspiré de l’expérience de l’auteur, plus précisément alors qu’elle était députée de Lorraine sous la présidence Sarkozy et ministre de la culture sous la présidence Hollande. Position rendue encore plus délicate par une intrigue amoureuse avec un homme politique du camp opposé (mais présenté comme un homme de conviction).

C’est aussi un pamphlet contre les professionnels de la politique qui occupent les allées du pouvoir, qui manigancent, déstabilisent et y prennent un certain plaisir (en particulier envers les femmes), pamphlet qui vise aussi les media. C’est ainsi que « les idéaux » sont mis à mal…

Bien sûr on apprend des choses mais on n’a pas un grand bonheur de lecture : le texte (qui affectionne les énumérations) gagnerait à être plus dense, plus bref. Quant à l’intrigue sentimentale, elle laisse assez froid…

Danielle:

Ritournelle de la faim de J M G Le Clézio :

Le Clezio Ritournelle de la faim

Ma mère, quand elle m’a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte. Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu’elle n’a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m’a confié que cette musique avait changé sa vie.

Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n’est pas une pièce musicale comme les autres. Il est une prophétie. Il raconte l’histoire d’une colère, d’une faim. Quand il s’achève dans la violence, le silence qui s’ensuit est terrible pour les survivants étourdis.

J’ai écrit cette histoire en mémoire d’une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans.

Prix Nobel 2008

Marie-France :

Une affaire de famille de Hirokazu Kore Eda:

Au retour d’une expédition de vol à l’étalage avec son fils, Osamu recueille dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même et qui lutte pour survivre dans le froid glacial. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu’elle comprend que ses parents la maltraitent.

Malgré leur pauvreté, les membres de cette famille semblent vivre heureux, jusqu’à ce qu’un événement inattendu ne révèle leurs secrets les plus terribles…

Colette :

Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris:

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.

À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.

C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.

Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. « Vous n’aurez pas ma haine » est son premier livre.

De l’autre côté du soleil de Corban Addison:

Noël 2004, le tsunami emporte tout… Seules et désarmées, Ahalya et Sita, deux adolescentes indiennes, deviennent les proies faciles de trafiquants sans scrupules. À l’autre bout du monde, un avocat américain, effondré depuis la mort de son bébé et le départ de sa femme d’origine indienne, prend la décision de consacrer un an de sa vie à une organisation humanitaire qui lutte contre l’esclavage sexuel. Il s’envole pour Bombay…

Autre recommandation :

Littérature enfantine : J’irai voir

J'irai voir Bastien

Emmanuelle Bastien, l’illustratrice est la fille d’une adhérente de notre association. Très joli livre à raconter et montrer aux petits

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