Le CETEHOR quitte les Chaprais en 1962. Du CETEHOR à Francéclat…

Troisième article sur l’histoire du CETEHOR et l’industrie horlogère bisontine

Revoir le premier article : qui se souvient du CETEHOR installé 16 avenue Carnot ? Deuxième article : La création du CETEHOR en 1945 et l’industrie horlogère bisontine

En 1954, le CETEHOR s’est intéressé aux applications horlogères du transistor.

Et en 1962, c’est le grand déménagement du 16 de l’avenue Carnot. Des locaux nouveaux sont construits au 39 avenue de l’Observatoire et sont inaugurés le 6 novembre 1962.Le nouveau bâtiment de 3 000 m2 est intégré dans l’ensemble scientifique de la Bouloie.

C’est toujours André Donat qui est le directeur de ce centre et on le voit ici, sur cette photo de l’équipe du CETEHOR de 1962, en blouse blanche, au centre d’une trentaine de membres du personnel.

CETEHOR à la Bouloie en 1962

 

Photo B. Faille site memoirevive besançon

 » Les années 70 furent déterminantes pour l’industrie horlogère mondiale.On vit disparaître en Suisse, en Allemagne, aux USA et en France des firmes anciennes et renommées. Alourdies par un équipement important essentiellement consacré à la fabrication des mouvements mécaniques, par un personnel nombreux dont elles ne souhaitaient ou ne pouvaient pas se séparer, les manufactures de réveils ou de montres virent leurs conditions d’exploitation se transformer par la perte d’une partie importante de leur valeur ajoutée. Il n’y avait pas de réel handicap technologique pour fabriquer ces nouveaux produits mais il fallait supprimer des fabrications internes de pièces mécaniques et les remplacer par des composants fournis par les firmes d’électronique. Quant à certains fabricants de composants tels que les fabricants de ressorts ou de spiraux, ils durent chercher d’autres débouchés pour garder leur propre savoir-faire, leurs clients horlogers changeant eux de fournisseurs ».

C’est à cette époque qu’André Augé va créer Augé Découpage à Besançon et AMTE (à Thise) reconvertissant ainsi sa fabrication de ressorts, ces deux entreprise étant dirigées par ses deux deux fils.

« En 1971, à l’initiative de la Société de Développement de l’Horlogerie, une dizaine de fabricants et la firme Thomson-CSF créèrent la Société d’Etudes pour le Montre Electronique « Montrelec » qui collabora avec le CETEHOR pour mettre au point des prototypes et des préséries de montres à quartz ».

montre quartz du CETEHOR

Rappelons également pour mémoire, que c’est en 1973 qu’éclatera le conflit LIP, provoqué en grande partie par la concurrence des montres à quartz.

Un plan horlogerie est lancé, en 1975, par le ministère de l’industrie. Le CETEHOR est désigné pour les études et les recherches avec l’appui des équipes compétentes de Thomson-CSF et de l’université Et ce aux côtés de Quartzelec créée par la Compagnie Européenne d’Horlogerie (ex- société Lip) « ‘…pour fabriquer des cellules d’affichage numérique à cristaux liquides ainsi que des modules pour montre numérique; Sofrelec (crée en 1877 par MM. Cheval et Frésard) pour la fabrication des quartz… Montrelec pour développer la fabrication des montres à quartz analogiques…; JAZ pour industrialiser et automatiser une chaîne pilote de mouvements de réveils à quartz analogiques. »

« …Faute de partenaires industriels importants, le CETEHOR ne put remplir sa mission…Il resta dans le rôle plus modeste d’information, d’essais, de réalisations partielles avec quelques entreprises ».

Parallèlement s’est créé en 1963 un Comité Inter-régional de la Montre (CIM) financé par une taxe parafiscale qui s’est transformé, en 1977 en Comité Interrégional de l’Horlogerie (CIH) puis en 1981 en Comité Professionnel de Développement de l’Horlogerie (CPDH). En 1996, la taxe parafiscale horlogère est étendue à la Bijouterie-Joaillerie-Orfèvrerie. Le CPDH devient donc CPDHBJO. En 2004, ce comité est investi par le Parlement d’une mission de service public. A l’horlogerie, bijouterie, joaillerie orfèvrerie sont ajoutés les Arts de la Table.

En 2008, ce comité absorbe le CETEHOR qui devient son département technique.

Et en 2009, le CPDHBJO devient le comité Francéclat : Comité Professionnel de Développement de l’Horlogerie, de la Bijouterie, de la Joaillerie, de l’Orfèvrerie et des Arts de la Table.

Francéclat logo

 

Francéclat schéma

Francéclat est toujours installé avenue de l’Observatoire.

Bijoux or Francéclat

art de la table Francéclat

Sources : brochure éditée pour le cinquantenaire du CETEHOR en 1995; deux photos de B. Faille site mémoirevive Besançon.