Rencontre avec Georges Pannetton photographe

Rencontre avec Georges Pannetton photographe

Georges Pannetton

Depuis quand pratiquez vous la photographie ?

Officiellement depuis 1973, lorsque j’ai obtenu un poste au service audiovisuel de l’UFR Médecine Pharmacie, avec pour mission de créer un service photographique médical et universitaire.

Comment avez-vous appris ce métier ?

J’ai appris en autodidacte et en ayant accès au laboratoire de la Conservation du Bâtiment de France (DRAC) où j’ai travaillé un certain temps. A l’époque, il s’agissait de photographie argentique .

appareils argentique numérique

Ensuite, votre parcours professionnel s’est donc spécialisé dans la photographie à l’Université  ?

En médecine,  j’ai passé le CAP photo en cours du soir et en 1974 j’ai installé un service photographique- Studio et Laboratoire- pour fournir des documents photographiques pour l’enseignement et la recherche. Créer des Protocoles pour soutenir et enregistrer les étapes des travaux des chercheurs ou de leurs thèses. Cela en liaison intime avec l’hôpital.

Je suis allé régulièrement en formation à Paris chez Kodak. Mon service a pris de l’ampleur et a intéressé les autres acteurs de l’Université. J’ai terminé au service communication de la Présidence de l’Université où j’ai créé les archives photographiques.

On a notamment soutenu la création d’un journal « Tout l’U ». Il s’agissait alors davantage de reportages. J’y ai travaillé jusqu’à ma retraite en 2009.

Entre temps, la technique a beaucoup changé ?

Oui, le numérique a considérablement changé le travail. Le laboratoire n’avait plus lieu d’exister.

Il fallait numériser d’urgence toutes les banques d’images. J’ai rapidement suivi des formations en informatique et j’ai découvert les extraordinaires techniques de traitement d’images avec le logiciel Photoshop.

Georgess Pannetton à l'ordinateur

Comment vous êtes vous orienté vers une pratique artistique de la photographie ?

A l’origine, je faisais de la peinture et de la photographie . J’aime inventer, découvrir et comprendre. La photographie technique scientifique nécessite avant tout un grande rigueur. La photographie artistique est davantage dans la sensation, l’émotion et s’accommode même du flou.

Dans ce deuxième cas, je photographie ce qui m’interpelle.

J’avais réalisé un reportage sur chacune des expositions présentées au « Gymnase » la salle du Fort Griffon à l’époque de l’IUFM. Pour fêter le dixième anniversaire, avec Pierre Vermot-Desroches le responsable culturel , nous avons sélectionné une photo par exposition. J’ai donc présenté ainsi une exposition intitulée « Le Gymnase … mon œil ! » C’était mon regard subjectif que j’ai pu partager avec les visiteurs. Pierre a estimé qu’il y avait là une valeur artistique .

Georges Pannetton

Dans quelles expositions avez-vous présenté vos photographies artistiques ?

Ma première exposition était consacrée au théâtre soutenue par la maison Bévalot. Je voulais mettre en évidence l’expression et l’attitude des acteurs. La plus décisive a donc été cette exposition au Gymnase. Puis j’ai participé à 7 éditions de la Biennale des arts plastiques de Franche Comté. J’expose régulièrement en Suisse.

Georges Panneton

Vous participez aux premières Rencontres avec les artistes des Chaprais, pourquoi ?

Georges Pannetton Flore

Photo de Sarah George de la Presse Bisontine

Parce que l’association me l’a proposé et que c’est une idée sympa !

 Je vais exposer quelques photographies qui mettent en évidence les contrastes.

Georges Pannetton contrastes

Ce qui m’intéresse, c’est de montrer le changement, les oppositions, la lutte pour la vie. Par exemple, l’eau d’un torrent coule, elle est confrontée à des obstacles, des pierres qui finalement vont être emportées.

L'eausanges Georges Pannetton

Mais je ne suis pas un reporter de guerre. Je ne veux pas montrer la violence. Elle est trop présente au quotidien.

Comment procédez-vous pour prendre vos photos artistiques ?

J’oublie la technique. Je me balade beaucoup et j’observe. Quand je vois quelque chose d’intéressant, je prends le cliché. S’installer à une terrasse d’un café et faire des commentaires sur ce qu’on voit sur les autres clients et sur les gens qui passent, tout le monde l’a déjà fait. Moi j’essaie d’en rapporter une vision.

Georges Pannetton scène de rue

J’essaie d’être le plus juste possible, montrer ce que je vois sans modifier l’image. Je ne cherche pas à faire forcément « une belle photo ». Je veux montrer ce que je ressens

Georges Pannetton repas en Italie

Quels liens avez-vous avec le quartier des Chaprais ?

J’ai été à l’école primaire des Chaprais. Nous étions nombreux et les garçons, nous allions à vélo aux Bains douches rue de Belfort chaque samedi.

59 rue de Belfort Bains douche Crèche

Je suis revenu habiter dans le quartier depuis dix ans.

Que faudrait-il améliorer dans le quartier ?

Il y manque avant tout un lieu d’arrêt sans voitures, pour aussi accéder aux commerce sans crainte. Ce serait dommage que le quartier ne demeure qu’un lieu de passage.

Avez-vous d’autres loisirs, passions ?

Le cinéma, le théâtre, la lecture, marcher, nager et faire un travail de relaxation.