Un roman historique de M. Jean-Pierre Gavignet

Voici venu le temps des fêtes, le temps des cadeaux et donc le temps des livres ! Après l’article consacré aux éditions Cêtre, si nous parlions aujourd’hui d’un roman, récemment publié, écrit par un historien,  chapraisien, bien connu, M. Jean-Pierre Gavignet: 

Les Aventures de Ferry Roy , aux éditions Vandelle.

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Avant d’évoquer ce roman, rappelons, si besoin était,  qui est M. Jean-Pierre Gavignet.

Pour ce qui est des livres proprement dits, il est le co-auteur de deux titres que vous connaissez tous : « Le Guide des rues de Besançon », publié chez Cêtre ( réédition de 1989 seule disponible), et le « Besançon Autrefois. D’une guerre à l’autre, 1870-1914″, paru chez Horvath en1989, tous les deux en collaboration avec M. Lionel Estavoyer.

Besançon autrefois Gavignet

 

Et il a beaucoup écrit, sous forme de contributions d’histoire et d’histoire de l’art dans diverses publications nationales et locales (Bulletin monumental, Journal des savants, catalogue d’exposition, Cahiers d’histoire de la Renaissance du vieux Besançon,  mémoires de la société d’émulation du Doubs, mémoires de l’académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, etc.).

En ce qui concerne « Les aventures de Ferry Roy », voici ce que l’on peut lire en dernière de couverture:

«  Janvier 1871. Le château de Villersexel, en Franche-Comté, est détruit par les combats de la guerre franco-prussienne. Dans les flammes disparaît un curieux manuscrit du XVIe siècle, qui n’est plus connu de nos jours que par une transcription tardive.

On y trouve le récit de la vie aventureuse de Ferry, jeune » Bourguignon » ( l’Europe des XVIe et XVIIe siècles réservait ce nom aux Comtois), étudiant en médecine à Dole puis, tour à tour, prisonnier des Français durant les guerres d’Italie, des pirates barbaresques d’Alger, des troupes de Charles Quint à Tunis, du Saint-Office de Palerme et des Indiens cannibales de la côte du Brésil, qui se proposent de le manger au cours d’une grande fête dont il sera le clou.

 Promené de rivage en rivage sans jamais comprendre ce que la Providence attend de lui, Ferry fait partout l’expérience de la cruauté des hommes (guerre, souffrance des bêtes, exécutions publiques, persécution des sorcières, esclavage), dont il cherche à soulager les effets par sa science médicale et sa générosité.

 L’auteur, historien de l’art et archiviste, souhaitait faire découvrir au lecteur curieux le monde européen, africain et américain de la première moitié du XVIe siècle. Comme il ne trouvait pas, pour servir de guide, de héros selon son cœur, il l’a imaginé, mais en s’attachant à ne trahir jamais la vérité historique ».

Cette vérité historique, vous la découvrirez dès le prologue de ce livre. M. J.P. Gavignet prête les propos suivants à son personnage Ferry Roy : après avoir évoqué sa mort violente programmée, il précise au lecteur :

« Moi qui ai souvent prié Dieu de m’éviter la mort subite, qui nous précipite, tout embrené de notre péché, au pied du trône de gloire, voilà que je suis exaucé au-delà de mes espérances. Je souhaite à présent me préparer à cette mort annoncée par une confession générale. Privé du secours d’un prêtre, il me serait facile de faire affaire avec Dieu, à la luthérienne, dans le secret de mon coeur. Mais je veux éprouver la mortification du vrai chrétien qui se reconnaît pécheur devant son frère. C’est cette confession que je vais te faire, lecteur, en te contant l’histoire de ma vie tout détroussément, de ma naissance, dans le comté de Bourgogne, à mes derniers jours, sur la côte du Brésil, non loin de la baie de Ganabare, chez les Indiens topinambouts ». /….

Nul doute que vous passerez de bonnes fêtes en compagnie de Ferry Roy!

Indiens Gavignet

 

Gravures représentant les Indiens topinambous au XVI° siècle

Indiens Gavignet