Le Chantier du Gaulois : suite de l’entretien avec M. Robert Greset

Le Chantier du Gaulois du 15 avenue Fontaine Argent, développé après la guerre, a commencé à déménager dans les années 60.

Photo de l'intérieur des entrepôts du Chantier du Gaulois en 1964

Les entrepôts dans les années 60

M. Robert Greset à la déclaration de la guerre, alors âgé de 18 mois est parti avec sa maman  en Ecosse à Édimbourg dont elle était originaire. Bien lui en prit puisque tous les sujets britanniques furent emprisonnés durant le conflit (dont plus de 4 000, pendant quelques mois, à la caserne Vauban de Besançon, sur la Butte). A son retour en France en 1945, il ne parlait pas un mot de français et ne se souvenait pas de son père car élevé par son grand-père maternel.

En 1956, ses études terminées M. Robert Greset envisage d’entrer à l’école Boulle, mais en l’absence de sursis, il fut employé à la scierie familiale en attendant son départ pour l’armée.

En 1958, il sera appelé en Algérie, avec le grade de lieutenant et rejoindra les unités opérationnelles. Après 31 mois en Algérie, deux blessures et six décorations, libéré de ses obligations militaires, il revient au Chantier du Gaulois comme magasinier : c’est l’ère du contreplaqué et de l’isorel. Puis il est représentant itinérant dans le Haut Doubs, le Haut Jura et la Haute-Saône. A cette époque il y avait beaucoup de travail car dans chaque village on comptait trois ou quatre menuisiers à démarcher.

Photo noir et blanc du dépôt de bois sous la neige au début des années 60. En face le garage Peugeot aujourd'hui disparu.

Le bois stocké au Chantier du Gaulois. En face le garage Peugeot aujourd’hui disparu

Puis il rejoint l’équipe de direction et dans les années 70, il dirige avec les fils de Raymond, la société. Pour ses besoins la scierie, à la fin des années 60,  fait l’acquisition d’une grue  appelée « la mémère » du fait de sa lenteur à se déplacer !

D’autres suivirent et bientôt les entreprises du bâtiment demandèrent à louer ces engins et ce fut le départ de la société de levage et de manutention. Victor et ses enfants présidaient aux destinées de cette unité.

Trois sociétés distinctes furent donc fondées avec des statuts différents et une comptabilité particulière. La scierie, le Chantier du Gaulois et, maintenant, le levage et manutention.

En 1975, le levage devint une activité conséquente. Aussi l’idée vint de développer cette activité et la flotte comporta bientôt 12 grues dont deux de 100 tonnes qui opéraient chez Peugeot à Vesoul et aussi à Besançon.

 

En 1967, la société GEDIMAT (GEstion et DIstribution de MATériaux) venait d’être fondée avec messieurs  Finet de Grenoble, Viard de Sallanches et Brossard de Saint Etienne. Elle cherchait à s’étoffer. Le Chantier du Gaulois les rejoindra donc au cours de l’année 1969..

Publicité pour Gedimat aux Quatre Vents à quelques mètres du pont des Cras où fut fondé le Chantier du Gaulois

Publicité sur un mur de garage avant le pont des Cras

Fin des années 2000 le Chantier du Gaulois est vendu à une société de Dijon « Matebois ». Mais le fardeau trop pesant est revendu à une très importante société d’import/export de bois du nord exotiques « Barillet », aujourd’hui toujours en activité aux Quatre Vents.

Sources : archives municipales; deux photos de madame Marcelle Roy aux droits réservés.