Fait divers : voiture rayée, commerçants, vidéo, buzz et Est Républicain

voiture rayée

Retrouver sa voiture rayée volontairement sur une place de parking, c’est très désagréable.

rayeur de voiture nov 16

A partir de ce fait divers qui s’est déroulé aux Chaprais, l’Est Républicain a raconté  et analysé toute une histoire

 » Récit d’un buzz à Besançon : le rayeur de voiture filmé à son insu finit au commissariat

L’infraction est banale. La réaction de la victime, un commerçant de la rue de Belfort, et l’engouement suscité par l’affaire sur Facebook le sont beaucoup moins. Récit.

Sur les réseaux sociaux, il y a le flux classique, massif et anonyme d’images et de commentaires lambda. Mais il y a aussi les histoires dites « virales », qui pour une raison ou une autre, se propagent à la vitesse d’un clic sur des milliers et milliers d’écrans d’ordinateur.

La vidéo mise en ligne par Éric Pinto appartient à cette seconde catégorie. « Elle a été partagée plus de 1.500 fois et vue par 75.000 personnes ! Au début, je l’ai mise sur Facebook parce que j’étais en colère, je n’ai pas réfléchi. Je ne m’attendais pas à cet engouement », avoue ce coiffeur bisontin de la rue de Belfort.

De quoi parle-t-on ? D’un fait banal. Un individu qui, sur le parking du Casino, s’amuse à rayer une voiture. « Je pense que ça a fait le buzz car les gens se sont identifiés », ajoute Eric Pinto.

La genèse de cet extrait de vidéo est simple. « Un ami commerçant est venu me voir mercredi pour me dire que ma portière était rayée. Je suis allé voir la buraliste, que je connais bien, et qui m’a mis sur clé USB cinq heures de film de sa caméra de surveillance. J’ai eu du pot : ma voiture était pile dans le bon angle », détaille Eric Pinto, qui à l’inverse de ce qu’il avait prévu, se décide finalement à déposer plainte au vu de cette avalanche de soutiens sur Facebook.

« Il y a aussi eu des commentaires qui partaient dans tous les sens, je n’ai pas mis’’j’aime’’ à tous », pondère-t-il. Effectivement. Des noms d’oiseaux volent librement. Des promesses de violence. De la bêtise. Les réseaux sociaux, on le sait, catalysent aussi les excès.
L’histoire du jour ne s’arrête pas là. Grâce aux images, des témoins reconnaissent le fauteur de trouble. Leurs nombreuses indications aideront la police à interpeller l’indélicat, facilement repérable dans le quartier. L’individu, a priori instable psychologiquement, a été placé en garde à vue et devra répondre de son acte malveillant devant le tribunal.

« Je tiens à remercier les commerçants du quartier, mais aussi les policiers. C’est facile de les dénigrer, mais quand il y a une justice, quand tout va bien, il faut aussi le dire », conclut Eric Pinto, qui outre son préjudice financier (500 € de franchise), avait fait de sa mésaventure une question de principe.

Willy GRAFF pour l’Est Républicain le 26 / 11/16

Eric Pinto coiffeur

Quatre extraits de la page Facebook du héros de l’histoire, le coiffeur du salon  L’Atelier  rue de Belfort

L'atelier salon de coiffure

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