Cérémonie le 1er novembre 2016, place de la Liberté, à 11h30, en mémoire des 24 Résistants tués lors des combats pour la Libération de besançon

Pour la 6° année consécutive, Vivre aux Chaprais  organise un hommage aux 24 Résistants tués lors des combats pour la Libération de Besançon les 6, 7, 8 septembre 1944.

Photo de la stèle de la Résisistance fleurie par Vivre aux Chaprais le 1er novembre 2014tance fleurie

La stèle en mémoire des 24 Résistants, place de la Liberté, fleurie par Vivre aux Chaprais

Depuis le travail de recherche effectué par M. Bernard Carré, travail qui se poursuit, nous avons pu mettre parfois des visages sur ces noms.

Les noms des 24 Résistants tués, inscrits sur la stèle afin d'honorer leur mémoire

Les noms des 24 Résistants tués, inscrits sur la stèle afin d’honorer leur mémoire

Nous connaissons désormais leur âge, leur profession, leur domicile, leur lieu de sépulture.(se reporter, à ce sujet, aux articles rédigés par B. Carré, publiés durant tout l’été 2015).

Le 17 novembre 1946, la stèle érigée par souscription du Front National pour la Libération et l'Indépendance de la France est inaugurée place de la Liberté. Jean Minjoz, à gauche sur la photo, au 1er rang

17 novembre 1946, inauguration de la stèle, place de la Liberté, en présence de Jean Minjoz, maire de Besançon

Nous avons pu retrouver les familles d’au moins 9 de ces combattants, familles qui seront présentes ou représentées lors de notre courte cérémonie. Souvent, grâce à leur témoignage recueilli,  la biographie de ces héros  a été complétée et enrichie.

Depuis la cérémonie de l’année dernière,  deux nouvelles familles ont été retrouvées.

Il s’agit de celle de Roger POURCHET, né le 31 juillet 1911, à Maison du Bois. Il était employé à la SNCF et son nom figure également sur le monument aux morts de la SNCF, gare Viotte. Il est enterré au cimetière de Saint Ferjeux dans un caveau familial. C’est un de ses neveux qui réside à Paris qui nous a communiqué les renseignements qui nous manquaient,  une photo de famille et l’adresse d’un membre de sa famille résidant dans le Grand Besançon.

La famille de Roger Pourchet : il y figure en haut à gauche. DR

Roger Pourchet, en haut à gauche. Photo familiale. DR

Autre famille identifiée : celle de Gustave Filippi (orthographié Philippi sur la stèle de la place de la Liberté). Désormais, nous en savons un peu plus, grâce à un historien qui fait des recherches sur le réseau de renseignements Micromégas, sous réseau Ajax, réseau auquel appartenait également Pierre Rimey, (décédé de ses blessures quelques jours après la libération de Besançon et enterré au cimetière des Chaprais). Gustave Filippi est inhumé à Toulouse d’où était originaire son épouse. Il a encore un fils, vivant à Toulouse, que devrait interroger cet historien. Nous aurons l’occasion de revenir sur ces Résistants et le réseau Micromégas puisqu’un ouvrage devrait être publié, à leur sujet, courant 2017.

Photo de Gustave Filippi, polytechnicien enterré à Toulouse

Gustave Filippi,  Portrait à l’Ecole Supérieure de Guerre

Il nous a été rapporté des rumeurs insistantes qui voudraient que parmi les 24 victimes inscrites dans le marbre de la stèle, place de la Liberté, toutes n’étaient pas des résistants.

Sur ce point, M. Bernard Carré nous indique:

« J’ai vérifié sur les actes de décès, la mention « Mort pour la France » est bien présente pour les 24 : le premier en 1944, 20 en 1945, un autre 1946,puis 1949, et le dernier en 1952.
En ce qui concerne leur passé de résistant, il y a des différences d’appréciation administrative et de réalité historique. Tous ont appartenu à une unité FFI lors de leur mort. La question est : depuis quand y ont-ils appartenu?

Selon les critères retenus par la Commission d’homolagation des organisations de Résistance, celui qui a commencé son action dans telle unité 3 mois avant le débarquement, soit le avant le 6 mars 44 est retenu comme résistant.

Aussi, il est sûr que certains d’entre eux, ayant commencé le 20 août 44 n’en sont pas selon le critère de délai retenu indiqué ci-dessus.Mais ceux qui sont morts lors d’un combat, même si leur action dans une unité est courte, peuvent être reconnus résistants. Il faudrait chercher la législation sur ce sujet pour en avoir les critères, en se rendant au service Historique de la Défense au château de  Vincennes.Ce que je me propose de réaliser !

Il est vrai que j’ai aussi entendu que pour trois d’entre eux, le doute subsiste, car il semble qu’il n’ont pas été blessés ou tués dans l’action, comme d’autres. 
Si le Front National et René Mussillon, leur responsable, les ont retenus afin qu’ils figurent sur la stèle place de la Liberté, c’est qu’il y a une raison, des faits, dont nous n’avons pas les documents, qui nous permettent d’en avoir une certitude. Ce sont les aléas de la recherche historique. »

Photo d'une affiche d'appel à une souscription publique afin d'aider les victimes de la Libération

Affiche apposée sur les murs de Besançon

Pour l’heure, la mention « Mort pour la France », attribuée selon des critères précis, et la décision prise, en 1947,  par le Front National pour la Libération et l’Indépendance de la France nous suffisent. Et si la recherche historique doit se poursuivre, nous ne sommes pas une sorte de tribunal de l’Histoire!

Aussi nous vous invitons à venir nombreux à cette courte cérémonie symbolique, le 1er novembre 2016, à 11h30, place de la Liberté. En mémoire de ces combattants de la Liberté