Visites commentées d’une partie du cimetière des Chaprais

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, le samedi 17 septembre 2016, après-midi, sera organisée une visite commentée de la partie nord du cimetière des Chaprais, site classé depuis 1977. En fait, il y aura 3 visites semblables qui s’échelonneront  sur le plan horaire, conduites par 3 bénévoles du Conseil Consultatif des Habitants des Chaprais/Cras. Ces visites sont, bien sûr, gratuites, mais comme le nombre de places est limité, il convient de s’inscrire auprès de l’office du tourisme de Besançon qui vous communiquera alors le lieu de rendez-vous ( tel. Besançon Tourisme Congrès 03 81 80 92 55).

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Nous avons déjà consacré, par le passé, deux billets à ce cimetière : le 31 août 2013 et le 1er novembre de la même année (vous pouvez utiliser le moteur de recherche de ce blog si vous souhaitez les retrouver).

Peinture de Jean-Claude Borgeois concernant le cimetière des Chaprais (reproduction avec l'aimable autorisation de madame Dominique Bourgeois

Le cimetière des Chaprais vu par le peintre Jean-Claude Bourgeois (reproduction avec l’aimable autorisation de madame Dominique Bourgeois)

Profitons en pour rappeler quelques faits et dates. C’est une loi de 1765 qui va interdire les cimetières en ville. Jusqu’alors, les cimetières étaient essentiellement paroissiaux : on se faisait inhumer dans le cimetière à proximité de son lieu de culte. L’idée d’un cimetière communal, à Besançon, remonte à 1792. Est alors acheté au citoyen Athalin prêtre, le terrain du Champ Bruley. Le cimetière qui portera ce nom sera ouvert dès 1793. Mais très vite indique Anne-Lise THIERRY dans son mémoire de maîtrise datant de 1982 ( publié sous le titre « UNE NÉCROPOLE ROMANTIQUE Le cimetière des Chaprais au XIX° S.), le Champ Bruley deviendra un lieu d’horreur et un objet de répugnance, à tel point que la population refusa de s’y faire enterrer.

Couverture de la publication de l'étude de Anne-Lise Thierry sur le cimetière des Chaprais

Etude de Anne-Lise Thierry sur cimetière des Chaprais

En 1804, un décret napoléonien confirme l’interdiction des cimetières en ville et fixe les règles qui doivent être appliquées pour l’emplacement et l’organisation des cimetières.

Autre fait notable,  toujours sous Napoléon, en 1814, les troupes autrichiennes assiègent Besançon. Aussi le général Marulaz commandant la défense de la ville ordonne la destruction de tout obstacle à) cette défense, dans un rayon de 700 m par rapport à la vieille ville et ses remparts. L’église Saint Martin de Bregille qui regroupait les quelques paroissiens des Chaprais, quartier alors peu peuplé, fut détruite (cette église était située à l’emplacement de la gare actuelle de la Mouillère).

Le problème va donc se poser de trouver un nouveau lieu de culte dans le quartier. Tout d’abord, ce sera l’habitation, aux Chaprais, d’un pharmacien, le sieur DANGEST, qui sera utilisée. Mais les lieux sont trop étroits. Un particulier cède, à proximité, un terrain où sera édifiée, à l’emplacement que nous lui connaissons aujourd’hui, en 1820, l’église rebaptisée Saint Martin des Chaprais, terminée en 1822. Et deux ans plus tard, le cimetière des Chaprais sera créé, sur les terrains DANGEST rachetés par la ville. Il faut noter que le cimetière du Père Lachaise, à Paris avait ouvert en 1804. La partie nord, historique, du cimetière des Chaprais lui ressemble beaucoup.

Reproduction d'une carte postale ancienne du cimetière des Chaprais, étude de Charles Ducat, début XX° siècle

Le cimetière des Chaprais, au début du XX° siècle : étude de Charles Ducat

 

Pour revenir aux visites organisées le 17 septembre, il sera, bien sûr, impossible de tout visiter! Les guides bénévoles improvisés ont sélectionné un circuit avec une trentaine de tombes remarquables pour leur mobilier funéraire ou pour la personnalité qui est enterrée.

Vue du cimetière des chaprais en automne

L’automne au cimetière des chaprais

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Alors, si vous êtes intéressé (e), n’oubliez pas de vous inscrire!