En voiture M’sieurs Dames ! une expo au Gymnase

En voiture M'sieurs Dames ! exposition

Pour ceux qui auraient manqué cette exposition cet été aux Archives départementales (à Planoise) ou en décembre à la Gare d’eau , il est possible de rattraper cet oubli en allant au Gymnase (à l’intérieur du Fort Griffon, c’est pas aux Chaprais mais ce n’est pas très loin).

Gymnase au Fort Griffon expo

L’exposition est ouverte les après midi du mardi au vendredi de 14 h à 18 h et les samedi et dimanche de 15 h à 18 h jusqu’au 21 février Contact 03 81 66 20 95

Qu’y trouve-t-on ? des documents et des maquettes. Quoi qui concerne les Chaprais ? Assez peu de choses, il faut l’admettre, mais le quartier, avec ses deux gares et son service de car n’est pas complètement absent.

On apprend que « Jusqu’à la guerre de 1870, la route reste le moyen de transport le plus répandu. Les besoins de la population, essentiellement rurale, sont liés pour beaucoup au commerce effectué sur les foires et marchés. C’est l’âge d’or de la poste aux chevaux et des diligences. Malgré sa situation de province-frontière, la région n’est pas atteinte par la révolution des transports avant les années 1850-1870 et reste passablement isolée. 
Si en 1855 ne figure sur la carte du Doubs dressée par Parandier qu’une seule ligne de chemin de fer (Dijon-Montbéliard), en revanche, le maillage de lignes ferroviaires représenté sur une carte à la veille de la première guerre mondiale  (1912) est bien dense. Formé de lignes en toile et de lignes isolées, il s’est désormais stabilisé. Le réseau routier n’apparaît plus désormais que comme un complément au réseau ferroviaire.  »

Plan Bezault de 1907

En 1907, le Conseil Général du Doubs adopte un projet de voie ferrée entre Besançon et Vesoul. L’ingénieur « ordinaire » Bezault présente les stations possibles

Tracé de voie ferrée Besançon à Vesoul

Le tracé longeait le Doubs et contournait le quartier des Chaprais

Brassard de cheminot

Un brassard de la compagnie des chemins de fer locaux de Franche Comté

Projet de voie ferrée entre Besançon et Morteau

Un projet de liaison ferroviaire entre Besançon et Morteau (77 kilomètres) et jusqu’au Locle. Il existe encore.

Pub pour cars dans le Jura et les Alpes

Remplacer des trains par des autocars, ce n’est pas nouveau. A l’époque il s’agissait de voyages touristiques dans le Jura et les Alpes.

Maquette du funiculaire de Bregille

La maquette du funiculaire de Bregille avec au premier plan la maison du Petit Casino (qui fut un café autrefois) de la place Payot et la passerelle.

réseau ferroviaire en 1930

En 1930, le réseau ferroviaire comprend des lignes principales (en rouge) et des lignes d’intérêt local (le tacot dénommé ici « tramway ») en vert sur la carte.

L’utilisation des automobiles se développe au point de susciter la création d’une « Société Protectrice de la Vie Humaine sur la voie Publique ». Son premier bulletin publié le 15 janvier 1903, se proposait de « mettre un frein aux excès de vitesse »

Contre les excès de vitesse en 1903

Et bien d’autres documents qui devraient intéresser les passionnés de l’histoire des transports.

A noter : l’exposition au  Gymnase  (250 m²) a été réalisée par deux étudiantes du BTS Design Espace du lycée Ledoux avec des coffres en cartons organisés selon 4 axes de couleurs différentes.

Voir l‘histoire du quartier des Chaprais au XIXe  : les professions aux Chaprais

Voir Les premières gares de Besançon de la Viotte à la Mouillère

 

Categories: Histoire & Patrimoine