Les portraits des 24 Résistants figurant sur la stèle de la place de la Liberté

Les 24 portraits des Résistants tués lors des combats pour la libération de Besançon et, de ce fait, figurant sur la stèle commémorative place de la Liberté ont donc tous été publiés sur ce blog.

Vous avez pu constater que les renseignements les concernant ne sont pas toujours précis. Mr. Bernard Carré qui a consulté les archives afin d’obtenir toutes ces précisions et rédiger ces notices biographiques insiste sur le fait qu’il ne s’agit là que d’une première étape de son travail. Et nous comptons sur la mémoire des habitants afin de les compléter.

Photo de Louis Billot mort à 20 ans lorts des combats pour la libération de Besançon

Louis Billot avait 20 ans.

Autre constatation,  l’âge de ces résistants est très variable : le plus jeune, Louis Billot, avait 20 ans. Le plus âgé, Louis Vieille, 63 ans. Sept avaient moins de 30 ans. La moyenne d’âge des 24, était d’un peu plus de 37 ans.

Photo, sur la tombe de Maurice Grux qui était menuisier.

Maurice Grux était menuisier

Leurs professions sont également très diverses. Les ouvriers semblent avoir été les plus nombreux : quatre mécaniciens, un manœuvre, un métallurgiste,trois ouvriers du bâtiment (maçon, menuisier, métallurgiste), un manutentionnaire. Les autres étaient employé de bureau, employé de commerce, photographe, étudiant, cultivateur, directeur régional des sports. Trois étaient gardien de la paix.

Sur les 24, 20 étaient mariés et seulement 4 célibataires. Beaucoup avaient des enfants. Honorat Bouton, cultivateur, en avait six! Un de ses enfants nous confiait, à son sujet, que son chef de maquis ne souhaitait pas, du fait du nombre de ses enfants, qu’il participe activement à la Résistance.

Plaque figurant sur la tombe de Francis (Honorat ) Bouton, au cimetière de Saône. Il avait 6 enfants.

Francis (Honorat) Bouton, père de 6 enfants

Si l’on en juge par leur sépulture et les croix qui y figurent, la plupart étaient croyants. Sur la tombe du lieutenant Pierre Rimey, mort à 22 ans, il est noté « Un grand français, un grand chrétien ».

La plaque appoosée sur la tombe de Pierre Rimey indique qu'il était un grand chrétien.

La plaque sur la tombe de Pierre Rimey.

Parmi eux, l’engagement politique d’un seul, Robert Braine, alias Commandant Marceau a pu être retracé: il était communiste, et métallurgiste, il venait de Villerupt. Il avait créé un maquis FTP à Pouilley les Vignes avant d’être intégré dans  les FFI, le 6 septembre 1944.

Photo de Roger Escoffier qui travaillait à la compagnie des tramways bisontins.

Roger Escoffier

 

Portrait de Louis Renaudin qui était policier.

Louis Renaudin était policier

Gustave Filippi (Philippi sur la stèle) était directeur régional des sports.

Gustave Filippi directeur régional des sports.

Il reste encore, beaucoup à chercher et à écrire sur ces 24 patriotes, car nous n’avons pou retrouver la trace de leur famille que pour 7 d’entre eux. Il est d’ailleurs à noter que la mention « Mort pour la France », à laquelle ils ont droit, ne figure pas toutes sur les tombes familiales.

D’ores et déjà, nous savons qu’il reste encore plusieurs choses à écrire qui feront l’objet de billets ultérieurs. Le rôle joué par René Mussillon qui était secrétaire de police et qui a entraîné une quarantaine de policiers dans les combats pour la libération de Besançon. Il prononcera un fort discours lors de l’inauguration de cette stèle dédiée aux 24 résistants, place de la Liberté.

Il nous faudra en outre évoquer ces trois hôtels proches de la gare, dont les responsables furent, chacun dans un secteur différent, Résistant.

Enfin, il conviendra d’éclaircir un épisode administratif peu glorieux : la demande (de la direction des cimetières de la ville de Besançon ?..), faite aux familles, de déplacer le lieu de sépulture du carré militaire de Saint-Claude où il semble qu’ils avaient tous été inhumés pour des tombes privées (ce qui explique la dispersion des lieux d’enterrement entre les trois principaux cimetières bisontins, et des lieux inconnus pour quelques uns d’entre eux).

Mais nous espérons avoir rempli notre devoir de mémoire et remercions de nouveau mr Bernard Carré pour son travail et les familles pour leur témoignage.

Et pour la cinquième année consécutive, Vivre aux Chaprais organisera le dimanche 1er novembre 2015, à 11h30, place de la Liberté, devant la stèle de la Résistance, une cérémonie en leur mémoire.