Portrait du Résistant René Drezet

René Drezet est enterré au cimetière des Chaprais : vue générale de sa tombe

La tombe de René Drezet au cimetière des Chaprais (photo A. Prêtre)

Huitième portrait de Résistant tué lors des combats de la libération de Besançon, réalisé comme les précédents, par mr Bernard Carré.

DREZET, René Émile Charles Jules est né le 7 août 1920 à Besançon (Doubs), fils de Charles Jules et de Laure Pillot ; il était fils unique.

Il exerçait la profession de mécanicien outilleur de précision dans l’entreprise Zénith.

Il était célibataire.

Il s’est installé à Besançon chez ses parents, 4, Chemin de la Grange Marguet, quartier des Quatre Vents, qui habitaient là depuis sa naissance.

Lors du conseil de révision en 1940, avant son service militaire, il avait alors 20 ans et était décrit ainsi : taille, 1,77m, cheveux châtain clair,yeux gris vert, front moyen bombé, nez moyen rectiligne, visage ovale. Son degré d’instruction a été classé dans la catégorie 4.

Sous la rubrique Détail des services et mutations diverses de son feuillet matricule, il est écrit en rouge : a obtenu en 1938 le Certificat de préparation prémilitaire technique à l’armée de l’air, spécialité mécanicien d’avion : 11 points 50 sur 20 – Titulaire du Brevet d’aptitude de pilote d’avions de tourisme n°12879 1° degré obtenu le 2 novembre 1938 – 2° degré obtenu le 28 août 1939 – Admis en qualité d’élève pilote de carrière de l’armée de l’air (autorisation ministérielle du 29 décembre 1939.

Il a contracté le 13 janvier 1940 à l’intendance militaire de Besançon un engagement volontaire pour la durée de la guerre au titre du Bataillon de l’Air n°105. Il est arrivé au dépôt et incorporé le 16 janvier 1940. Ses services ont été comptés à partir du 13 janvier 1940. Il est passé au Bataillon de l’Air n°127 le 30 janvier 1940 puis au Bataillon de l’air n°105 le 3 mars 1940. Il semble qu’il ait participé aux combats du 15 au 25 juin 1940. Il a été démobilisé par le bureau de l’UAD 24 de Montpellier le 28 février 1941. Il s’est retiré, dans un premier temps, à Montpellier Villodève (Hérault). Il est revenu à Besançon le [?]

Il a alors rejoint volontairement les Forces Françaises de l’Intérieur le 25 août 1944 jusqu’au 7 septembre 1944. Ces services sont homologués par M. le Général commandant la 7° Région en date du 21 juillet 1949 sous le n°2469.BR/FFCI/SP.brassardffi

Il est tué à l’ennemi le 7 septembre 1944 à 21h, lors d’un accrochage rue de Vesoul à Besançon. D’après sa cousine, habitante des chaprais, son corps a été transporté, dans un premier temps, à la morgue du Sacré Coeur, avenue Carnot. Il  a reçu l’hommage d’obsèques nationales à l’Institution Saint-Joseph, avenue Fontaine Argent le 11 septembre 1944. Il est inhumé dans le cimetière des Chaprais à  Besançon. Le 26 février 1945, il est déclaré « Mort pour la France » par avis du Commandant des Forces françaises de l’Intérieur, Sous-Région D2 ; l’avis a été transcrit le 6 avril 1945 (cote AC 21 P 21266).

La tombe de René Drezet, au cimetière des Chaprais, comporte l'inscription "Mort pour la France".

L’inscription « Mort pour la France » sur la tombe de René Drezet.(photo A. Prêtre)

Sources : Archives Municipales de Besançon, Recensement de la population, 1936, 10e section (1 F 195) ; État civil, registre des décès, 1944, acte de décès n° 906 (1 E nc) ; Convoi des victimes civiles et FFI décédés les 5-8 septembre à Besançon, obsèques nationales le 11 septembre 1944 (4 H 52/1) ; Archives départementales du Doubs, Recrutement militaire,  Registre matricule du recrutement, Subdivision de Besançon, classe de 1940, 2° volume, n° 501-1000, Feuillet matricule n° 643 (1 R 1044) ; Les Nouvelles de Besançon, 11 septembre et n°8, 18 septembre 1944 ; Memorial Genweb. Org (référence  bp-5167756); recherches de la délégation du Doubs du Souvenir Français.

Relevés de monuments : Besançon, Monument aux morts; stèle de la Résistance, place de la Liberté.