Portrait du Résistant Gaston Cordier

Une plaque rappelant le sacrifice de Gaston Cordier est apposée sur la toimbe familiale de la famille Cordier_Roset au cimetière des Chaprais.

Plaque sur la tombe de la famille Cordier-Roset au cimetière des Chaprais

Cinquième portrait de Résistant tué lors des combats pour la libération de Besançon, établi, comme pour les précédents, par mr Bernard Carré.

Gaston Cordier est né le 31 octobre 1912 à Moncley (Doubs), fils de Charles Cordier et de Marie Mongoné. Il avait 4 frères et sœurs.

 

 

Gaston Cordier travaillait avec son père à l'Hôtel des Voyageurs face à la gare Viotte.

Hôtel des Voyageurs de la famille Cordier, devant la gare Viotte. Carte C. Mourey.

Sa profession était hôtelier restaurateur, adjoint à la direction de l’hôtel des Voyageurs, dont son père était le propriétaire et le directeur.

Vue des chambres et de la salle de restauration de l'hôtel des Voyageurs, dans les années 50.

L’hôtel des Voyageurs dans les années 50.
Carte C. Mourey.

Il s’est marié avec Denise Gentot le 31 mars 1938 à Besançon et a eu un enfant, Claudine.Il s’est installé à Besançon, 1, Avenue Foch vers1930 ?

Lors du conseil de révision en 1932, avant son service militaire, il avait alors 20 ans,  il est décrit ainsi : cheveux bruns, yeux marrons, front vertical, nez rectiligne, visage ovale, menton à fossette. Pour le degré d’instruction, il est dans la catégorie 3. Il a le permis de conduire voitures, n° 33711, délivré par le Préfet du Doubs le 31 mai 1932.

Il effectua son service militaire au 35° Régiment d’Infanterie du 25 octobre 1933 au 6 octobre 1934, les services comptant du 15 octobre 1933 au 14 octobre 1934. Il fut nommé Caporal le 3 avril 1934. Il passa dans la disponibilité le 15 octobre 1934. Pour la mobilisation, il fut affecté au Centre mobilisateur n°73. Il obtint le grade de caporal chef le 25 septembre 1935, puis de sergent le 16 décembre 1936. Convoqué pour une période d’exercices de 21 jours du 10  au 31 septembre 1938 accomplie au Centre Mobilisateur d’Infanterie n° 73, il fut maintenu au Corps par application de l’article 49 de la loi du 31 mars 1928 jusqu’au 6 octobre 1938, date à laquelle il a été renvoyé dans ses foyers.

Portrai de Gaston Cordier paru dans l'est Républicain en octobre 2014. Avec l'aimable autorisation de mr Damien Roset

Portrait de Gaston Cordier paru dans l’Est Républicain .

Rappelé  le 2 septembre 1939, il fut affecté au 44° Régiment d’Infanterie, à la Chefferie du Génie de Belfort et il arriva au Corps le 6 septembre 1939. Lors de la Campagne de France en mai-juin 1940, il est cité à l’ordre de l’Armée, n° 437, signée du général d’armée Huntzinger, Commandant en chef des forces terrestres : « Chef de pièce de 25 confirmé, les 6 et 7 juin 1940 à Denaraigues (?), a réussi à détruire par ses feux quatre camions chargés de personnel, une voiturette TT [tous terrains], une chenillette, une auto-mitrailleuse. Le 8 juin, au cours du repli, a ramené son canon et ses munitions à bras sur 15 km. Le 9 juin, à Epineux[-Le-Séguin] (Mayenne), son canon étant mis hors d’usage par un coup de plein fouet, a chargé à la baïonnette une auto-mitrailleuse ».

Il est fait prisonnier le 9 juin 1940. Évadé le 19 septembre 1940, il est démobilisé le 28 septembre 1940 par le C.O. de Varennes-sur-Allier (Allier). Il se retira à Chantelle-sur-Allier (Allier). Il revint à Besançon le ?

Il a servi dans les FFI du 6 août 1944 au 7 septembre 1944 dans les conditions fixées par le décret du 20 septembre 1944. Les services FFI ont été vérifiés par la Commission Militaire 79.391.VM 13 du 30 mai 1950.

Gaston Cordier repose au cimetière des Chaprais dans un caveau familial de la famille Cordier-Roset.

Vue générale de la tombe de la famille Cordier-Roset, aux Chaprais, où repose Gaston Cordier.

Il est tué à l’ennemi le 7 septembre 1944 à 19h, lors d’un accrochage Rue Laslandes à Besançon. Son feuillet matricule indique « à Saint-Claude »Il reçut l’hommage d’obsèques nationales à l’Institution Saint-Joseph, avenue Fontaine Argent le 11 septembre 1944. Il est inhumé dans le cimetière des Chaprais à Besançon. Un service anniversaire est célébré en l’église du Sacré-Coeur le 7 octobre 1944. Le 20 février 1945, il est déclaré « Mort pour la France » par avis du Commandant la Sous-Région D2. Cet avis est transcrit le même jour (cote AC 21 P 108031). Il est homologué à titre posthume dans le grade d’Adjudant-Chef à/c. du 1er mai 1944 par arrêté du 14 mars 1949. Il reçoit la Croix de guerre avec palmes, et la Médaille Militaire à titre posthume par décret du 7 novembre 1951.

 

Sources : Archives Municipales de Besançon, Recensement de population 1936, 7e section (1 F 193) ; Listes électorales 1939, canton Nord (1 K 80) ; État civil, registre des décès, 1944, acte de décès n° 891 (1 E nc) ; Convoi des victimes civiles et FFI décédés les 5-8 septembre à Besançon, obsèques nationales le 11 septembre 1944 (4 H 52/1) ; Livre d’or des habitants de Besançon morts pour la France, 1961 (4 H 83) ;  Les Nouvelles de Besançon, n° 22, 4 octobre et n°24, 6 octobre 1944 ; Archives départementales du Doubs, Recrutement militaire,  Registre matricule du recrutement, e de 1932, 3° volume, n° 1001-1500, Feuillet matricule n° 1275 (1 R 997) ; Memorial Genweb. Org (référence  bp-5167757); recherches délégation du Doubs du Souvenir Français.

Relevés de monuments : Besançon, Monument aux morts; Besançon, stèle commémorative Place de la Liberté;plaques

Le nom de Gaston Cordier figure parmi les victimes dont la liste est dressée sur des plaques commémoratives de Notre Dame de la Libération à la Chapelle des Buis

Le nom de Gaston Cordier sur la plaque commémorative de la Chapelle des bis, Notre Dame de la Libération

commémoratives de la Chapelle des Buis.;Besançon, Livre d’or des habitants de Besançon morts pour la France, 1961   (AMB,  4 H 83).