Le portrait du Résistant Paul BERREUX

La consultation des registres des cimetières semble indiquer que c'est dans ce caveau qu'est enterré Paul Berreux

Caveau familial de Paul Berreux au cimetière de Saint-Ferjeux? (carré B emplacement 253)

Nous commençons la publication des portraits des 24 résistants figurant sur la stèle de la Résistance, place de la Liberté. Et cela grâce aux travaux de recherche menés par mr Bernard Carré (voir nos billets précédents). Naturellement, les renseignements obtenus sur chacun de ces résistants, sont plus ou moins importants en fonction des archives consultées et des souvenirs recueillis auprès des familles concernées et éventuellement retrouvées. Il reste souvent beaucoup de points d’interrogation que vous pouvez lever par vos témoignages.

Voici donc les éléments réunis sur mr. Paul Berreux (1903-1944) qui appartenait à la Résistance FFI, Bataillon de marche de Besançon, 1ère Compagnie.

Croix de lorraine et V de la victoire, les trois couleurs nationales sont les caractéristiques des brassards FFI

Brassard des résistants FFI.

Il est né le 4 janvier 1903 à Apremont (Haute-Saône).

Sa profession est balancier ajusteur à Port-sur-Saône (Haute-Saône), au moment du conseil de révision en 1923 ; puis il devient militaire, puis, en 1928, sous-officier de carrière.

Il s’est marié avec Berthe Autenheimer et a [?] enfants, dont Georges (1925-?).

Il s’est installé à Besançon,  7, Rue du Docteur Girardot vers (?)

Lors du conseil de révision en 1923, avant son service militaire, il a 20 ans et il est décrit ainsi : cheveux châtains clair, yeux bleus, front moyen fuyant, nez moyen, visage ovale. Pour le degré d’instruction, il est dans la catégorie 2 (niveau sait lire et écrire).

Il effectue son service militaire au 506° Régiment de Chars de Combat (506e R.C.C.) à Besançon du 13 mai 1923 au 9 novembre 1924, les services comptant du 10 mai 1923 au 9 novembre 1924. Soldat de 2ème classe le 13 mai 1923, il est promu caporal le 14 novembre 1923, puis sergent le 10 mai   1924. Puis, il s’engage pour un an par devant le sous-intendant militaire de Besançon au titre du 506e Régiment de Chars de Combat, à compter du 10 novembre 1924. Il renouvelle cet engagement annuel en 1925, 1926 et 1927. Il est admis dans le corps des sous-officiers de carrière à la date du 10 juin 1928 (article 24 de la loi du 30 mars 1928). Le 1er mars 1937, il est promu adjudant.

Le 2 septembre 1939, il est affecté au 16 ème Bataillon de Chars de Combat (16° B.C.C.). Il effectue la Campagne de France en mai-juin 1940. Fait prisonnier le 22 juin 1940 à Bussang (Vosges), il est interné au Stalag II C, matricule 5503. Atteint par la limite de durée des services et rayé des cadres de l’armée, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 1er mai 1941. Il est rapatrié le 6 avril 1943 « au titre de la Relève ». Il est démobilisé le 22 avril 1943 par le Centre de Libération des P.G. Rapatriés de Besançon et envoyé en permission renouvelable jusqu’au 22 septembre 1943. Il est alors affecté à l’armée territoriale et sa réserve.

Son feuillet matricule ne nous indique pas son action dans la Résistance. Cependant, deux indications nous font penser que sa mort au combat a soulevé question. Dans la rubrique Corps d’affectation, après Armée territoriale et sa réserve, il est marqué : « Dossiers 1 et 2 partis classés chef de service le 29-12-1945. » Au crayon en marge supérieure, « F5, ES à Ministre des Armées, Infanterie le 14-12-1946. » Et dans la rubrique ci-dessus citée, « Réponse au Général le 30-12-1946 au sujet envoi ES à Ministre ». (Archives Départementales de Haute-Saône. Recrutement militaire, Registre matricule du recrutement, classe de 1923, Bureau de Vesoul, 1° volume, n° 1-500, Feuillet matricule n° 365 (RM 226).

Il est tué à l’ennemi le 8 septembre 1944 à 10 h, lors d’un accrochage rue de Fontaine Écu à Besançon. Il reçoit l’hommage d’obsèques nationales à l’Institution Saint-Joseph, Avenue Fontaine Argent le 11 septembre 1944. Il est inhumé dans le cimetière Saint-Ferjeux à Besançon. Le 20 février 1945, il est déclaré « Mort pour la France » par avis du Commandant la Sous-Région D2. La transcription est effectuée le même jour (cote AC 21 P 21266).

 

Sources : Archives Départementales de Haute-Saône. Recrutement militaire, Registre matricule du recrutement, classe de 1923, Bureau de Vesoul, 1° volume, n° 1-500, Feuillet matricule n° 365 (RM 226) ; Archives Municipales de Besançon, État civil, registre des décès, 1944, acte de décès n° 905 (1 E nc) ;  Convoi des victimes civiles et FFI décédés les 5-8 septembre à Besançon, obsèques nationales le 11 septembre 1944 (4 H 52/1), Livre d’or des habitants de Besançon morts pour la France, 1961 (4 H 83) ; Les Nouvelles de Besançon, 11 septembre 1944 et n°4, 13 septembre 1944 ; Memorial Genweb. Org (référence  bp-5167756); recherches du Souvenir Français, délégation du Doubs.

Relevés de monuments : Besançon, Monument aux morts, plaques commémoratives de la Chapelle des Buis

Besançon, Stèle commémorative Place de la Liberté

Besançon, Livre d’or des habitants de Besançon morts pour la France, 1961   (AMB,  4 H 83). A noter qu’il n’est pas inscrit sur le monument aux morts de son village natal.

Le prochain billet, le samedi 11 juillet 2015  publiera un second portrait de Résistant, celui de mr. Louis Billot, établi par Bernard Carré.