La stèle de la Résistance, place de la Liberté, et ses 24 patriotes tués lors des combats pour la Libération de Besançon

Place de la liberté a été érigée une stèle en mémoire aux 24 patriotes morts lors des combats de la Libération de Besançon

La stèle de la Résistance place de la Liberté

Depuis 4 ans, Vivre aux Chaprais rend hommage, chaque 1er Novembre, aux 24 Résistants tombés lors des combats pour la libération de Besançon, les 6, 7 et 8 septembre 1944. Et ce, place de la Liberté, puisque c’est là qu’a été érigée, dès 1946, une stèle, à l’initiative du Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Nous avions indiqué, dès notre commémoration de 2013 que nous chercherions , en vue du 70° anniversaire de la Libération, en 2014, à en savoir plus sur ces patriotes, puisqu’aucune indication précise, mis à part leurs nom et prénom figure sur cette stèle.

Le 1° novembre 2014, cérémonie du 70° anniversaire de la Libération, mr Jean-Claude Rebière, Président du Souvenir Français pour le Doubs, dépose une gerbe.

Mr. Jean-Claude Rebière, président du Souvenir Français du Doubs, déposant le 1° novembre 2014 une gerbe au pied du monument de la Résistance place de la Liberté

En septembre 2014, nous avons publié un petit journal spécial de 4 pages « Vivre libre aux Chaprais », tiré et distribué à 7 000 exemplaires sur le quartier (vous pouvez le retrouver sur notre site, n° 19 de notre journal).

En septembre 2014, Vivre aux Chaprais consacre le n° 19 de son journal à la Libération de Besançon

Le n°19 de Vivre Libre aux Chaprais

Il faisait déjà le point sur ce que nous avions appris : l’âge de ces Résistants, parfois leur profession et des éléments de biographie de trois d’entre eux : Roger Escoffier, Louis Renaudin et Émile Rerat puisque nous avions pu retrouver des membres de leur famille (nous  avons retrouvé depuis, 4 autres familles).

Nos recherches ont alors été accélérées grâce à mr. Bernard Carré, chapraisien de fraîche date, passionné par l’histoire de cette période, ancien documentaliste des archives départementales d’un autre département que le Doubs. Comme il nous l’indiquait lui-même : « Je sais où chercher »…Et dès notre commémoration du 70° anniversaire de cette Libération de Besançon, que nous avons organisée, non sans un certain éclat, le 1er novembre 2014 (voir à ce sujet le compte-rendu sur le blog Humeur des Chaprais, à la date du 2 novembre 2014), nous avions, grâce à ce chercheur bénévole, amassé des indications déjà plus précises concernant ces 24! Qu’il en soit donc vivement félicité et remercié! Depuis, il a poursuivi ses recherches et nous avons également recueilli d’autres témoignages précieux.

L'association pour les études sur la résistance intérieure (AERI) a publié un DVD sur la résistance dans le Doubs

Le DVD La Résistance dans le Doubs

Pour commencer , voici ce qu’il nous rapporte concernant les combats de la libération de Besançon, empruntant ces renseignements, entre autres, à Annie LOMBERGER, auteure de « La Résistance dans le Doubs, DVD AERI(Association pour des Études sur la Résistance Intérieure), 2007, toujours en vente au Musée de la Résistance de la Citadelle (écrits rapportés en italique et en bleu ci-dessous). Mr Carré nous précise que le texte ci-dessous, puis ceux des billets suivants,ne constituent qu’une première approche qu’il va s’efforcer de compléter. Les précisions que vous pourrez apporter seront précieuses.

 

Dans les documents officiels de la liquidation des Résistants dans les effectifs de l’Armée et les pensions des Anciens Combattants, ils sont inscrits dans le Groupement FFI de Besançon. Décrivons-le.

 

Le Groupement FFI de Besançon compose avec trois autres Groupements

Un brassard siglé FFI utilisé pour les combats de la Libération

Brassard FFI de la Libération

(Haute-Saône, Montbéliard et Belfort et Pontarlier) la Sous-Région D2 (SRD2). La zone d’action va de Rougemont à l’Est à la frontière du département du Jura à l’Ouest et de la rivière l’Ognon au Nord au premier plateau du Jura au Sud.

Le Groupement fut commandé par le Lieutenant Colonel Barthelet, dit Boulaya, puis par le Commandant Jean Cornet, et enfin, après la mort de celui-ci à l’ennemi, par le Commandant Jean Grillier.

La SRD2 fut commandée par le Commandant Morin [id est Maurin] jusqu’au 15 août 1944, date de son arrestation par les Allemands à Vieilley, puis par le Lieutenant-Colonel Boulaya. » (Musée de la Résistance et de la Déportation, Besançon, Fonds Devaux-Maurin, Boîte 1, Archives de la SRD2, Groupement de Besançon, Liasse 1, Groupement de Besançon, Document 1 Préliminaires, f. 1).

 

« La Libération de Besançon, le 8 septembre fait intervenir plus d’un acteur, en tout cas du côté des forces de la victoire. En effet, face aux Allemands, un peu démunis après avoir dû envoyer un groupement de la 11° Panzer Division au Lomont, mais comptant néanmoins à sa disposition quelques milliers d’hommes, se dressent les forces de la Résistance auxquelles s’ajoutent des divisions alliées fraîchement débarquées en France. Des Résistants, des Mouvements et des réseaux de renseignements, au total plusieurs dizaines d’hommes et des centaines de volontaires FFI du Groupement FFI de Besançon – un peu plus de 500 – , s’alliant aux  soldats américains de la 3° Division d’Infanterie US. Ceux-ci arrivent de Lyon et forment le gros des troupes dans la libération de la ville et de ses environs[…]. La libération de la capitale comtoise est due aux GI’s américains et aux résistants FFI car si la supériorité numérique est sans conteste du côté de la 3° DIUS, la participation des FFI et des résistants membres des réseaux de renseignements n’est pas négligeable. Les Américains doivent une partie de leur succès aux renseignements durant toute l’Occupation, et encore durant la Libération[…] Les FFI participèrent aux combats et au « nettoyage » de la ville. Les libérateurs subirent de lourdes pertes : 80 GI’s tués, 24 FFI et environ 50 civils. Côté ennemi, les dégâts sont encore plus sévères : 250 soldats tués et plus de 2 500 prisonniers et blessés. Un bilan humain lourd auquel s’ajoute d’autres dégâts dans la ville, notamment la destruction de tous les ponts. »

Les allemands ont fait sauter tous les ponts à Besançon dont la passerelle Denfert-Rochereau

Deux photos de la passerelle Denfert-Rochereau détruite (photos La Missive)

A suivre…prochain billet le 1er Juillet 2015 , sur les combats pour la libération de Besançon.