La tuilerie Saillard, aux Chaprais

Tuilerie installée à la fin du XIX° siècle aux Chaprais, la tuilerie Saillard fabriquait déjà des tuiles mécaniques

Une tuile Saillard des Chaprais

Belle trouvaille que celle de cet habitant de Chantrans, mr. Michel PROST. Il a découvert dans un ensemble de tuiles déposé près d’un bâtiment agricole, cet exemplaire de la tuilerie Saillard qui indique clairement  et fièrement : TUILERIES DE FRANCHE COMTE, CHAPRAIS BESANÇON.

Vue de la tuile Saillard telle qu'elle se présentait en couverture

La tuile Saillard, version face

 

Grâce à notre ami Christian Mourey, féru d’histoire locale, et à un annuaire du Doubs datant de 1899, nous avons pu identifier cette tuilerie qui appartenait à monsieur Emmanuel SAILLARD. Son siège social était situé 4 rue Grandvelle et l’usine de fabrication, 6 rue des Docks (actuel boulevard Diderot) à l’emplacement des anciens entrepôts de la CEDIS.

Vous remarquerez la garantie de 20 ans contre le gel et l’imperméabilité à la neige! Bien sûr, on est en Franche-Comté où les hivers furent alors plus rudes que ceux d’aujourd’hui.

En 1899 dans l'annuaire du Doubs, on trouve une publicité pour la tuilerie de Franche-Comté

Publicité pour la tuilerie de Franche-Comté

Voici les renseignements que nous a aimablement communiqués mr. Chipaux, généalogiste (voir son site www.chipaux.org) :

« Emmanuel SAILLARD, licencié en droit et industriel (c’est comme cela
qu’il se présente) possédait dès 1893 une tuilerie au 6 rue des Docks,
entreprise qui deviendra  »Tuileries de Franche-Comté » de 1894 à 1914 au
moins.
Il est né en 1869 à Besançon, fils de Eugène SAILLARD, directeur des Postes et de Marie DARTOIS; il épouse en 1902 Berthe FOUGERES et s’installe alors au 4 rue Granvelle. Je lui connais au moins deux filles, mais j’ignore sa date de décès. Son frère Antoine, avocat, a dû être maire de Besançon de 1912 à 1919 (à confirmer).
Dans les annuaires on trouve déjà une tuilerie SAILLARD à Beauregard de 1877 à 1882. Cette famille vivait bien à Beauregard à cette période, mais le recensement de 1881 ne permet pas de faire le lien. »

Bien sûr, si vous possèdez des renseignements complémentaires, n’hésitez pas à nous les confier.

Ne manquez pas la lecture du prochain billet, demain samedi 10 janvier 2015, concernant « Les premiers photographes bisontins aux Chaprais à la fin du XIX° siècle »?